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WCRP - International


Neuvième Assemblée mondiale de Religions pour la Paix
22 novembre 2013 - Vienne (Autriche)


DECLARATION DE VIENNE
« Accueillir l'Autre », une vision multi-religieuse de la paix.



Au nombre de plus de six cents, responsables religieux et croyants représentant toutes les traditions religieuses historiques et toutes les régions du monde, avons tenu à Vienne, en Autriche, la neuvième Assemblée mondiale des Religions pour la Paix .

Nous venions du réseau mondial de Religions pour la Paix comprenant quatre-vingt-dix conseils et groupes interreligieux nationaux, cinq conseils régionaux, un conseil mondial et des réseaux internationaux de femmes et de jeunes. Nos traditions religieuses respectives nous appellent à travailler ensemble à la paix.

Les assemblées mondiales précédentes des Religions pour la Paix ont mis en lumière des éléments positifs de la paix, des menaces communes contre la paix et un consensus multi-religieux qui se traduit par des valeurs partagées en faveur de la paix. Nous nous sommes engagés à agir ensemble en nous basant sur ces valeurs profondément ancrées et largement partagées qui fondent l’affirmation de l’impératif d’« accueillir l'autre », cœur de notre vision multi-religieuse de la paix.

Sommaire du texte. Cliquez sur une ligne pour aller directement au paragraphe souhaité.


Eléments positifs de la paix que partagent nos traditions religieuses respectives.


Nous ressentons l'appel d'avoir à faire face aux menaces communes contre la paix.


Une hostilité croissante.


« Accueillir l'autre », une vision multi-religieuse de la paix.


Appels adressés aux responsables religieux et aux croyants.


Appels aux gouvernements, aux organisations internationales et à la société civile.


Conclusion : Accueillir l'autre.

Introduction :

Nous réaffirmons les éléments positifs suivants de la paix que partagent nos traditions religieuses respectives.

- La paix est au cœur de nos religions respectives, et nos convictions diverses nous font un devoir de travailler ensemble à sa construction.

- L'amour, la compassion et l'honnêteté sont plus forts que la haine, l'indifférence et le mensonge.

- Tous les hommes et toutes les femmes possèdent la dignité humaine , ont leur part de l’humanité commune et doivent prendre soin les uns des autres, étant appelés à considérer les problèmes d’autrui comme les leurs propres.

- Nous acceptons l'appel à nous tenir du côté des plus vulnérables, à les élever et à promouvoir des sociétés justes et harmonieuses.

- Nous considérons les femmes et les hommes en tant que partenaires égaux dans nos efforts pour construire la paix.

- Les enfants sont une préoccupation primordiale. La condition particulière de l’​enfance mérite nos soins et notre protection. Elle doit bénéficier d’une priorité dans l’attribution des ressources de nos sociétés.

- La transformation non-violente des conflits par le dialogue et la réconciliation sont un élément central de la paix.

- L'emploi des armes nucléaires et de toutes les armes de destruction massive et indiscriminée est immoral.

- Promouvoir le développement humain et protéger la terre font partie de la lutte pour la paix.


Les éléments positifs de la paix que nous partageons sont inextricablement liés à l’appel que nous ressentons ensemble d’avoir à faire face aux menaces communes contre la paix. Ces menaces comprennent :

- L'utilisation abusive de la religion à l’appui de toute espèce de violence, y compris l'extrémisme violent,

- Une situation de crise spirituelle qui érode les valeurs qui soutiennent la vie.

- Des conflits violents et la prolifération des armements.

- Des inégalités extrêmes qui continuent de s’accroître et comporte même une violation généralisée des droits fondamentaux.

- La violence contre les femmes, les mauvais traitements infligés aux enfants et l’affaiblissement du soutien aux familles.

- Une misère extrême, des maladies évitables laissées sans traitement et un manque généralisé de chances d’en sortir.

- La dégradation de l'environnement, l’épuisement des ressources naturelles et le changement du climat qui sont autant de menaces pour l’ordre public et l’épanouissement humain.

Tout en reconnaissant que certains croyants trahissent la doctrine de paix de leurs religions respectives, nous continuons à nous engager nous-mêmes - ainsi que nos communautés - envers une culture de la paix faisant progresser le bien de tous qui est fondé sur la guérison commune, le vivre ensemble et une sécurité partagée.

Une hostilité croissante

La neuvième Assemblée mondiale des religions pour la paix attire l'attention sur une nouvelle menace pour la paix : une hostilité croissante.

Nous sommes profondément troublés par cette hostilité qui se développe dans la société et à l'intérieur de nos communautés ainsi qu’entre elles. Cette hostilité envers « l'autre » est une aggravation de l’intolérance et prend trop souvent la forme de la violence. Les victimes de l'hostilité sont souvent les populations vulnérables, y compris les membres des minorités ethniques, religieuses et linguistiques, des immigrants, des réfugiés, des demandeurs d’asile et, au plan interne, des personnes déplacées et des apatrides.

L’hostilité est le fait de tous les secteurs de la société, l’Etat, les individus, les groupes sociaux, les organisations de toute nature. Bien que la liberté de religion ou de conviction soit de plus en plus valorisée internationalement, un nombre croissant de gouvernements soumettent à des restrictions les croyances et les pratiques religieuses. Souvent, certaines religions sont placées dans une situation d’infériorité par rapport à d’autres. Les violences sectaires et communautaires divisent les sociétés, alimentent les conflits, détruisent des vies innocentes. L’hostilité sociale envers les personnes et les groupes alimentée par l’intolérance et la peur de « l’ autre » menace la dignité humaine, la bonne gouvernance et le bien-être partagé. De plus en plus de gens sont persécutés à cause de leur foi.

L'intolérance et la violence dans toutes leurs manifestations sont un obstacle à la paix. Elles exacerbent dangereusement les autres graves menaces contre la paix. Les communautés de croyants ont le devoir de s’en prendre à l’hostilité envers « l’autre », aspect à la fois urgent et crucial de la lutte contre ce qui menace gravement la paix.

« Accueillir l'autre », une vision multi-religieuse de la paix.

Notre vision multi-religieuse de la paix comprend un appel adressé à tous les croyants d’« accueillir l'autre », Chacune de nos diverses traditions religieuses appelle à une solidarité profonde avec « l’autre », et un sentiment de proximité avec lui, enraciné dans un esprit d’unité qui est une valeur profondément ressentie et largement partagée dans nos communautés. « Accueillir l'autre », signifie se respecter et s’accepter les uns les autres.

Nous sommes en faveur d’un effort énergique de promotion de la tolérance, qui est encouragée par la reconnaissance des droits humains universels, et qui est une condition essentielle de « l’accueil de l’autre ».

« Accueillir l’autre » renforce la tolérance et la mène plus loin en appelant chaque communauté de croyants à être en solidarité avec la dignité, la vulnérabilité et le bien-être de « l’autre » avec toute la force de ses propres doctrines morales et spirituelles. Ces doctrines sont spécifiques à chaque tradition religieuse. Elles comprennent : rechercher activement la justice, accepter de se sacrifier pour le bien d’autrui, supporter la souffrance quand on est innocent, rendre le bien pour le mal, demander et accorder le pardon, et exprimer amour et compassion sans restriction.

« Accueillir l’autre » nous appelle à travailler au plein épanouissement de la dignité humaine par le développement intégral de l’être humain.

En nous basant sur les déclarations de nos assemblées précédentes, nous reconnaissons qu’ « accueillir l’autre » invite chacun à participer à la construction, à l’entretien et à la bonne gestion de notre bien-être commun qui comprend le respect de la nature et le progrès de l’harmonie avec elle. La bonne gestion de la terre est une obligation religieuse solennelle.

Les communautés de croyants travaillant ensemble peuvent être des acteurs puissants dans la prévention de la violence avant qu’elle se déclare, dans l’atténuation d’un conflit quand il se produit et dans la reconstruction des sociétés déchirées par la guerre. Les ressources excessives consacrées aux armements seraient mieux employées à soulager la misère, à faire progresser l’éducation et les soins de santé de base pour tous et à faire face aux défis de l’environnement.

« Accueillir l’autre » nous fait nous voir les uns dans les autres. Nous devons pour cela enseigner à nos enfants la non-violence, les stratégies de prévention des conflits et les valeurs universelles de la paix. La vision positive que nous partageons de la paix fonde pour nous un droit humain à la paix.

Nous pouvons accueillir l’autre par la promotion d’une notion plus ferme de la citoyenneté reconnaissant les droits humains fondamentaux, y compris la liberté de religion ou de croyance.

Les communautés de croyants accueillent l’autre quand elles travaillent ensemble à la promotion d’un développement humain respectueux de la terre. « Accueillir l’autre » c’est refuser d’être complice d’une destruction de la terre qui aggrave les catastrophes et la détresse humaine. Préserver l’air, la terre et ‘eau est essentiel pour le bien-être et la survie de l’humanité. Le développement devrait rendre justice à la continuité de la vie en préservant la nature au bénéfice de la génération présente et des générations futures.

Nos communautés peuvent devenir des centres d’éducation religieuse à l’« accueil de l’autre ». Pour cela, nous devons retrouver nos doctrines qui nous appellent à accueillir l’autre, les diffuser largement au sein de nos communautés respectives y compris les jeunes, et les mettre en pratique.

Les communautés de croyants peuvent travailler à renverser la montée croissante de l’hostilité envers « l’autre », en faisant progresser leur vision multi-religieuse de la paix et en agissant dans un cadre multi-religieux.

L’Assemblée mondiale des Religions pour la Paix formule les appels plus spécifiques énumérés ci-après :

1) Appels adressés aux responsables religieux et aux croyants

- Respecter et protéger la dignité humaine en quelque lieu et à quelque moment qu’elle soit attaquée

- Encourager les hommes et les femmes à coopérer activement pour exalter la dignité des femmes et des filles et travailler ensemble à empêcher la violence envers elles

- Défendre publiquement les individus et les groupes vulnérables ainsi que tous ceux qui sont persécutés ou dont l’existence est niée à cause de leur foi

- Reconnaître que le bien-être des familles et des groupes et celui des communautés sont une condition préalable au bien-être des enfants

- Se préoccuper des questions de responsabilité découlant des causes du changement climatique

- Reconnaître la valeur des initiatives prises par les jeunes à la base en vue de l’accueil de l’autre et de la promotion d’une paix durable

- Faire progresser les valeurs spirituelles essentielles au partage du bien-être

- Renforcer l’acceptation de la diversité dans nos communautés

- Accueillir l’autre par la prière et par le service

- S’engager dans des partenariats avec des associés divers pour accueillir l’autre et utiliser à cet égard l’effet de levier des réseaux multi-religieux afin de faire progresser la dignité humaine, le bien-être et la citoyenneté de tous par une action concrète multi-religieuse.


2) Appels aux gouvernements, aux organisations internationales et à la société civile.
- Promouvoir une action administrative transparente qui assure et protège le développement d’un bien-être global et la jouissance entière par tous des droits humains universels

- Fournir des moyens de recours aux victimes de l’intolérance

- Promouvoir des politiques sociales et des normes juridiques qui reconnaissent la dignité des immigrants, des réfugiés, des demandeurs d’asile, des apatrides et des personnes déplacées à l’intérieur du pays.

- Faire progresser une citoyenneté qui garantisse la dignité humaine et qui protège la sécurité et le bien-être de tous les individus, y compris la liberté de religion et de croyance et les autres droits individuels et collectifs, que ces personnes appartiennent à la majorité ou à des minorités

- Assurer la protection des lieux de culte

- Eliminer les armes nucléaires, les autres armes de destruction massive et mettre un terme à la prolifération des armes légères

- Promouvoir une justice réparatrice afin de guérir les victimes et les auteurs des conflits violents

- Faire face aux dangers d’exposition et de contamination nucléaire pour protéger tous les êtres vivants et les générations futures

- Soutenir les croyants, les responsables religieux, les communautés et les réseaux de croyants et coopérer avec eux dans leurs efforts d’accueil de l’autre

3) Appels adressés à tous les hommes de bonne volonté.

- Attirer l’attention sur toutes les formes d’intolérance et de discrimination émanant des Etats ou d’acteurs non étatiques, de la société civile, de responsables et de groupes religieux ou de simples individus, et travailler à les éliminer

Accueillir l’autre

Nous, délégués à la neuvième Assemblée mondiale des Religions pour la Paix sommes unis dans notre engagement de résister aux menaces contre la paix prenant la forme de l’hostilité envers l’autre, et d’agir positivement pour accueillir l’autre en promouvant un vrai épanouissement de tous les êtres humains.

Ce double engagement et les appels à l’action qui lui correspondent sont l’expression de notre vision collective de la paix

Vienne (Autriche), 22 novembre 2013

Transmis le Nov 29, 2013 - 12:47 AM Envoyez cette article à un ami Format imprimable
WCRP - International

Durant l’Assemblée générale du 13 mai 2012, Brigitte Chevalier, représentante de Religions pour la Paix à l'UNESCO, a présenté les implications de Religions pour la Paix à l'International.

Les trois textes suivants sont publiés à titre d'exemples comme pour la création d'un Conseil Interreligieux pour la Paix en Bosnie Herzégovine et
à l'occasion de session de la Conférence générale de l’UNESCO :

- 36ème session de la Conférence Générale de l’UNESCO, 25 Octobre – 10 Novembre 2011 ; Intervention de Brigitte Chevalier, Représentante de la Conférence Mondiale des Religions pour la Paix.


- Résumé des débats de la 36ème Session de la Conférence Générale.


- La création d'un Conseil Interreligieux pour la Paix en Bosnie Herzégovine. Une bonne pratique de réconciliation, grâce au dialogue

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Dans le même domaine, on peut revoir la Déclaration de Sarajevo du Conseil Européen des Leaders Religieux 2012 adressée par Jacqueline Rougé.
Cliquez ICI.

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Transmis le Juil 14, 2012 - 12:12 AM Envoyez cette article à un ami Format imprimable
Vivre ensemble


Restoring dignity
End violence against women



A Message from Dr. William F. Vendley
Secretary General, Religions for Peace

Violence against women is wrong. We know—each according to her or his respective religious tradition—that the true dignity of every woman is a “gift from God.” This gift of dignity is inviolable. It is not given by cultures, states, societies, communities or individuals. It cannot be taken away by them. But this dignity—which is the true beauty of being a person—must be actively respected, protected and honored.

Violence against women is prevalent. Individuals engage in violence against women, but there are also cultural and social patterns that reinforce or appear to justify individuals’ acts of violence. Some have interpreted their religious traditions as supporting these patterns of violence. Honesty calls us to acknowledge that this is wrong. Violence against woman is a direct assault on the positive vision of peace that is central to each of our respective religious traditions. As religious believers committed to cooperating for peace, we need to work together to uphold the inviolable dignity of women and girls by defending them from violence.

Religions for Peace is grateful for and proud of the leadership of women of faith in facing this challenge. However, it is one to be shouldered by all religious believers—men and women. Through the power of multi-religious collaboration, religious leaders and believers can work together to uphold the dignity of every human person.

Religions for Peace is launching a multi-year initiative: Restoring Dignity—End Violence Against Women. I personally invite you to join in supporting this important initiative.

Kindly anticipate that Ms. Jacqueline Ogega, Director of the Women's Mobilization Program, will be contacting you with specific details in the future.

With appreciation for your leadership and partnership in this important work,

I remain sincerely yours,

Dr. William F. Vendley
Secretary General


Transmis le Oct 16, 2009 - 12:21 AM Envoyez cette article à un ami Format imprimable
Vivre ensemble

Au sujet de la guerre Israël - Gaza, une déclaration émanant des communautés juive, musulmane, chrétiennes, a été lue le jeudi 15 janvier à 17h Palais Rihour, à Lille, en présence de la presse. Frédéric Verspeeten, président du groupe local de la CMRP, est l'un des artisans du texte et coordinateur de la rencontre avec la presse.




Proche Orient : les confessions religieuses de la région de Lille parlent d’une même voix



Nous, représentants des confessions religieuses de notre région : catholique, orthodoxe, protestante, juive et musulmane, nous sommes rassemblées ce jeudi 15 Janvier au Palais Rihour à Lille, pour nous unir dans un même temps de prière pour la paix entre les peuples du Proche Orient.

Nous exprimons notre vive émotion et nous condamnons la violence qui touche depuis trop longtemps les populations civiles israéliennes et palestiniennes et qui entrave l’instauration d’une paix juste et durable entre les peuples. Nous appelons à l arrêt immédiat des combats pour aboutir à une paix définitive au Proche Orient.

Nous condamnons tous les actes racistes et antisémites qui ne font qu’exacerber les tensions dans notre pays. Nous tenons à rappeler les relations d’amitiés déjà anciennes que nous avons nouées et nous insistons sur le dialogue régulier que nous avons instauré dans le strict respect des croyances et des positions de l’autre.

Nous en appelons solennellement, dans cette douloureuse période, à l’esprit d’écoute, de dialogue et de respect mutuel, pour que le « vivre ensemble » soit plus que jamais le credo des français de toutes confessions et de toutes opinions dans notre pays.

Soucieux de construire un avenir ou chacun pourra vivre et s’épanouir librement dans l’écoute et le respect des autres, nous appelons à développer dès aujourd’hui de multiples manières toutes les initiatives d’éducation à la Paix et à la connaissance mutuelle, afin de rompre la logique des armes et de la violence qui entraîne toujours plus de violence. Dans ce sens nous voulons souligner le travail de nombreux groupes partout dans le monde et dans notre pays qui sont déjà engagés dans cette démarche et nous en faire nous aussi les artisans.


Archevêque de Lille : Monseigneur L. ULRICH
Eglise Orthodoxe Russe : Père J. MAQUART
Eglise Réformée de Lille : E. ALTEMULLER
Communauté Juive de Lille : Dr. J.-C. KOMAR Conseil Régional du Culte Musulman : A. LASFAR





Transmis le Jan 18, 2009 - 05:41 PM Envoyez cette article à un ami Format imprimable
Dialogue interreligieux


L’interreligieux… vu par le GIP 93


La religion n’est pas la croyance d’un clan.
La religion n’est pas l’illusion des faibles.
La religion n’est pas l’imaginaire des puissants.

Comme un veilleur attend l’aurore Philippe Leclercq L’HARMATTAN


La religion est en inter-face entre le « monde de l’homme » et le « monde de Dieu ».
A y voir « la chose de l’homme », nous pourrions considérer notre terre comme traversée horizontalement par une série de parallèles superposés qui délimiteraient symboliquement chacune des religions de notre monde. Les religions seraient comme des conglomérats humains qui marqueraient leur différence, revendiqueraient leur identité, imposeraient leurs vues d’une manière univoque, hétérogène, sinon même concurrentielle et conflictuelle.

A y voir « l’œuvre de Dieu », nous pourrions considérer notre planète comme traversée verticalement par un méridien unique de référence qui départagerait le jour de la nuit. Sur la face lumineuse de la terre éclairée par le soleil, les fidèles de chaque religion vivraient leur rapport à Dieu dans le dynamisme d’un avenir toujours nouveau. Les frontières interreligieuses, marquées par les parallèles, seraient alors relatives par rapport à cette dynamique fondatrice, créatrice et unifiante. Mais dans la nuit de l’autre face obscure de notre humanité, les membres de chaque religion vivraient leur foi prioritairement dans la peur et l’avidité. En vivant secrètement cette peur en eux-mêmes, ils réduiraient Dieu à la compensation idolâtrée de leur abîme, et la religion, aux certitudes indispensables à leur déséquilibre de vie. Alors le Dieu de l’autre ne peut que porter ombrage, et la pratique de l’autre ne peut qu’être menaçante. Le risque est grand de faire de Dieu une idole, de la religion, une secte, du croyant, un esclave, et de tout homme, un ennemi.
Le GIP 93 réunit des personnes qui apprennent à vivre ensemble et dans leur diversité cette relation au fondement, d’une manière intime et existentielle, selon le cheminement propre de chacun. Toutes les fleurs ont leur place au soleil. La pâquerette vaut un lys. Le pissenlit vaut une rose. Il n’est pas question de grands ou de petits, de bons ou de mauvais. Chacun chante dans son registre propre la grande symphonie du monde aimé de Dieu. Nous pensons que lorsqu’il s’agit du rapport fondamental de chacun à Dieu, la vérité n’est pas univoque mais devient au contraire le bien propre de chacun. La religion devient ce lieu secret du partage de la vie de chacun avec Dieu.

Bien sûr il y a des familles religieuses. Les membres du GIP apprennent à se connaître et se reconnaître en familles. Chaque famille est différente et c’est un bien. Chaque famille a sa place au soleil. Mais chaque famille est aussi appelée à prendre conscience qu’elle n’est pas le tout de l’humanité.

C’est pourquoi la rencontre inter-religieuse est une école d’humilité, pour les personnes comme pour leurs communautés. Car il ne s’agit pas de tout niveler, de dire que tout se vaut, de penser que chacun dit la même chose, de prétendre que tout est interchangeable, que chacun devrait perdre sa propre identité pour fusionner dans un grand tout. Mais il ne s’agit pas non plus de dire ou de penser qu’il n’y a qu’une seule religion qui soit vraie et que toutes les autres se trompent. Nous pensons que le syncrétisme comme l’impérialisme idéologique représentent deux formes de violence et plus fondamentalement encore, deux formes de mensonge.

La vie du groupe vise l’unité, mais pas l’uniformité. La paix ne vient pas de l’oubli ou de l’ignorance des différences, mais au contraire, de la connaissance et de l’acceptation des différences. L’effort qui est à faire s’oriente dans le sens contraire du mouvement spontané. Car il s’agit d’un travail de maîtrise de soi, plutôt que d’un travail de maîtrise de l’autre ou de choses extérieures. Mais ce travail est essentiel car la volonté de puissance orientée vers la maîtrise de l’autre est rigoureusement à l’opposé de toute démarche religieuse authentique.

Transmis le Déc 28, 2008 - 12:44 AM Envoyez cette article à un ami Format imprimable
Religions et conflitsZIMBABWE

23 April 2008

Dear Esteemed Members of Religions for Peace:
Warm greetings.
The people in Zimbabwe deserve all our support as they struggle with great hardships and a highly confused and volatile political situation.
Religions for Peace—through its African regional arm, the African Council of Religious Leaders (ACRL)—is seized by this important challenge. You will find below the Statement of Religions for Peace leaders, Archbishop John Onaiyekan and H.E. Sheikh Shaban Mubaje, who are leaders both in our World Council and the African regional body.

Religions for Peace is actively pursuing ways to help resolve the current tensions under the able leadership of Dr. Mustafa Ali, the Secretary General of the Religions for Peace African Council of Religious Leaders.
Yours in solidarity,

Dr. William F. Vendley


The African Council of Religious Leaders
23 April 2008
Let Sanity Prevail In Zimbabwe

The leadership of the Religions for Peace African Council of Religious Leaders (ACRL) is profoundly saddened with the post-election uncertainty that has gripped Zimbabwe. The Council is distressed and deeply disturbed that after years of extreme socio-political and economic difficulties, violence is imminent in Zimbabwe. The people of that country are at the moment undergoing tremendous pressures occasioned by the socio-political and economic problems.

Religions for Peace ACRL strongly believes that peace and stability in Zimbabwe is of paramount importance. The Council therefore urges all the political actors in Zimbabwe to continue working vigorously towards such peace and stability. The President of Zimbabwe, the Government he leads and its agencies have a specific responsibility in this regard, especially to respect human rights and the sanctity of life of citizens.

Religions for Peace ACRL urges all peace loving Africans and friends of Zimbabwe to rally around the people of Zimbabwe to seek and find a just and peaceful solution to the present crisis.

Religions for Peace ACRL calls for a more pro-active, positive and determined approach from the African Union and all African leaders in the face of the imminent catastrophe in Zimbabwe, which has almost reached crisis levels. All hands must be on deck to banish for good the unfortunate impression that in Africa, many leaders are not interested in the democratic dispensation their citizenry wishes to prevail.

The Council fully recognizes the maturity of the people of Zimbabwe and thus appeals to them to continue the peaceful agitation for their rights, to seek political solutions to the current situation, and to stand together to the end—never to seek recourse in violence. Religions for Peace ACRL appeals to the religious leadership in Zimbabwe to be united in their pursuit of a just peace and to speak out against all socio-political and economic injustices perpetrated by any section of the society, people or government in Zimbabwe. The Council further calls on the international community to discourage and stop any actions that may breed further violence and conflict, such as the transfer of weapons. What Zimbabwe needs at this moment from the International Community is full and effective support for every effort or move to reach a peaceful solution.
May the God of justice and peace bring relief to our dear people of Zimbabwe. Amen.

Archbishop J. Onaiyekan
Archbishop of Abuja
Sheikh Shaban Mubaje
Grand Mufti of Uganda
Co-Chairs, Religions for Peace African Council of Religious Leaders


The Religions for Peace African Council of Religious Leaders (ACRL) is the foremost pan-African multi-religious body led by senior religious leaders drawn from each of Africa’s main religious traditions and all parts of the continent. The ACRL is affiliated with Religions for Peace and is its regional leadership body in Africa. For more information contact admin@acrl-rfp.org

Religions for Peace is the world’s largest and most representative multi-religious coalition advancing common action for peace since 1970. Headquartered in New York and accredited to the United Nations, Religions for Peace works through affiliated inter-religious councils in 70 countries in six continents


Transmis le Avr 26, 2008 - 01:09 AM Suite du texte (4429 octets de plus) Envoyez cette article à un ami Format imprimable
Dialogue interreligieux

Communiqué de presse
Contact:
Ms. Andrea Louie, Religions for Peace
New York, USA
Tel: (+1) 212-687-2163
alouie@wcrp.org


Des responsables de différentes religions saluent l’appel au dialogue interreligieux lancé par le roi d’Arabie saoudite

— Un appel marquant qui contribue à faire progresser la coopération pluri-religieuse en vue de la paix au Proche Orient et dans le monde entier. —


( New York, 26 mars 2008) Des responsables de diverses religions réunis au sein de Religions pour la Paix, le rassemblement pluri-religieux le plus large du monde et le plus représentatif, ont salué aujourd’hui le puissant appel au dialogue entre Musulmans, Chrétiens et Juifs lancé par le roi Abdullah d’Arabie saoudite. Cet appel est d’autant plus remarquable que l’Arabie saoudite n’entretient pas de relations diplomatiques avec Israël.

L’appel du roi fait suite à sa rencontre historique avec le pape Benoît XVI en novembre 2007, reconnue par le Vatican comme un progrès dans la voie d’une large discussion sur la nécessité d’un dialogue pluri-religieux et pluri-culturel “pour la promotion de la paix, de la justice et des valeurs morales et spirituelles”. Le roi Abdullah a précisé que son appel au dialogue s’étendait au monde entier.

Le Dr. William F. Vendley, secrétaire général de Religions pour la Paix a déclaré : “La coopération pluri-religieuse est une des clés de la construction de la paix au Proche Orient et dans le monde. Il est tragique que les initiatives politiques ont souvent fermé la porte au rôle positif que la coopération entre les religions peut jouer pour la construction de la paix. Le roi Abdullah ouvre cette porte.”

L’Arabie saoudite a fourni une contribution importante à la direction de Religions pour la Paix en la personne de deux anciens secrétaires généraux de la Ligue islamique mondiale, le Dr. Ahmed Mohammed Ali et le Dr. Abdullah bin Omar Nasseef. Celui-ci est l’un des présidents honoraires de Religions pour la Paix. S. E. le Cheikh Nasser Almutawa Alotaibi, président-directeur général du groupe Samama est l’un des trustees internationaux de Religions pour la Paix.

Le Rév. Léonide Kishkovsky, modérateur de Religions pour la Paix, a fait observer que l’appel au dialogue et à la coopération du roi d’Arabie se fondait sur des principes largement admis qui ont permis aux communautés de croyants d’obtenir des résultats tangibles de solution des conflits et de développement. “Une coopération pluri-religieuse authentique requiert des participants qu’ils reconnaissent honnêtement leurs différences religieuses et qu’ils s’engagent à collaborer sur la base de préoccupations morales partagées. Le respect de ces principes a rendu Religions pour la Paix capable d’affronter directement le conflit et la misère tout en développant la confiance entre diverses communautés de croyants.”

Le Grand Rabbin David Rosen, membre du Conseil mondial de Religions pour la Paix et président du Comité juif international pour les consultations interreligieuses, a déclaré : “La signification de l’appel au dialogue multi-religieux lancé par le roi Abdullah ne peut être surestimée. Un tel dialogue pourrait avoir un impact d’une grande portée dans la région du Proche Orient en aidant les religions à s’engager dans la construction de la paix.”

S. E. le Dr. Mustafa Ceric, Grand Mufti de Bosnie Herzégovine et membre du conseil mondial de Religions pour la Paix a joint sa voix à celle des autres responsables religieux en saluant l’appel du Roi au dialogue. “Trop d’entre nous, a-t-il dit, ne savent que trop les douleurs, les souffrances et les dévastations que la guerre et les conflits infligent aux innocents. Que nous, croyants, collaborions pour la paix.”


Religions pour la Paix travaille depuis 1970 à la coopération pluri-religieuse en vue de la paix. En décembre, ses responsables au Proche-Orient ont jeté les bases d’un Conseil de Responsables religieux du Proche-Orient de Religions pour la Paix et d’un Conseil interreligieux de Palestine. Religions pour la Paix est présente en Israël à travers le Conseil interreligieux israélien de coordination.




Transmis le Mar 29, 2008 - 12:13 AM Envoyez cette article à un ami Format imprimable
Religions et conflits

COMMUNIQUÉ DE PRESSE


Conférence Mondiale des Religions pour la Paix

Des responsables religieux de haut niveau agissent pour construire la paix au Proche Orient,
Ils prennent des mesures pour renforcer le dialogue entre chrétiens et musulmans,
Ils demandent l’établissement d’institutions participatives en Birmanie



Des responsables du Proche-Orient de religions différentes créent un conseil pluri-religieux affilié à Religions pour la Paix pour faire progresser le processus de paix

(NEW YORK, 7 décembre 2007)— Le Comité exécutif du Conseil mondial de Religions pour la Paix, composée de responsables religieux de haut niveau représentant toutes les principales traditions religieuses, s’est réuni à Alexandrie les 5 et 6 décembre 2007. Il a annoncé de nouvelles initiatives pluri-religieuses en réponse aux problèmes mondiaux les plus urgents.

Ces responsables religieux ont ratifié la création dernièrement annoncée de l’organisme pluri-religieux de Religions pour la Paix au Proche Orient dénommé Conseil de Responsables religieux du Proche Orient et la formation récente du Conseil inter-religieux de Palestine de Religions pour la Paix destiné à faciliter le très délicat dialogue mondial entre chrétiens et musulmans. Ils ont renouvelé leur appel à un dialogue constructif et à la mise en place d’institutions participatives en Birmanie en offrant leurs services au gouvernement du Myanmar pour aider à construire une paix juste. La Conférence mondiale des Religions pour la Paix (“Religions pour la Paix”) est, au niveau mondial, le principal regroupement pluri-religieux et le plus représentatif.

Le Dr. William F. Vendley, secrétaire général de Religions pour la Paix, a déclaré : “En agissant en commun à propos de trois problèmes critiques—le vivre enemble en Terre sainte, le dialogue islamo-chrétien et les aspirations pacifiques du peuple birman à une forme participative de gouvernement, les communautés de croyants du monde exercent une autorité morale.”

Lors de leur réunion de fin d’année tenue à Alexandrie les 5 et 6 décembre, douze membres du Comité exécutif de Religions pour la Paix ont élaboré une position commune sur des questions mondiales d’une actualité brûlante.

Le Rév. Leonid Kishkowsky, qui en est le modérateur, a souligné que “les actions entreprises par des responsables religieux d’une telle diversité démontrent la force et la pertinence de la coopération pluri-religieuse sur les problèmes les plus importants de la communauté mondiale.”

La Commission a publié trois déclarations officielles sur le Proche Orient, le dialogue islamo-chrétien et la Birmanie dont on trouvera des extraits ci-dessous .

Proche Orient

« De nouvelles initiatives sont en cours pour construire la paix au Proche Orient. Des solutions concrètes aux questions des frontières d’un futur Etat palestinien, de l’avenir de Jérusalem et des droits des Palestiniens au retour peuvent et doivent être trouvées. »

On lit ce qui suit dans la première déclaration : « Nous, Comité exécutif de Religions pour la Paix, invitons les responsables politiques palestiniens et israéliens à faire des pas audacieux vers une paix juste et durable. Nous invitons aussi les autres Etats, ceux de la région et ceux qui assistent le processus de paix, en particulier les Etats Unis, à redoubler d’efforts pour soutenir un processus de paix fondé à la fois sur de justes principes et sur les réalités concrètes. (...) Si une solution politique dépend d’un réglement équitable des aspirations politiques légitimes des Juifs et des Arabes en Terre sainte, nous responsables religieux, savons aussi qu’une paix véritable et la réconciliation demanderont une participation active des communautés de croyants. (...) Nous exprimons notre gratitude pour la création récente du Conseil interreligieux de Palestine au sein de Religions pour la Paix Nous nous sentons profondément encouragés par l’engagement qu’ont pris des responsables religieux d’instituer un Conseil de Responsables religieux du Proche Orient affilié à Religions pour la Paix conçu de manière à faciliter la coopération multi-religieuse pour la paix dans toute la région. Nous sommes solidaires de ces organes pluri-religieux et nous engageons à les aider, à les soutenir et à les renforcer en vue d’une action concrète pour la construction de la paix. »
Voir texte intégral.

Le dialogue islamo-chrétien

Aux termes de la seconde déclaration, « le Comité exécutif de Religions pour la Paix, réunie à Alexandrie les 5 et 6 décembre 2007, se félicite de la lettre ouverte aux responsables chrétiens intitulée “Une parole commune entre vous et nous” qui a été publiée le 11 octobre sous la signature de 138 responsables musulmans.

Cette lettre arrive à un moment crucial des relations islamo-chrétiennes et témoigne d’un esprit positif et constructif. Elle passe en revue les Ecritures saintes de l’Islam et du Christianisme afin de faire ressortir les ressemblances dans la compréhension de l’amour de Dieu et de l’amour du prochain. Ces convictions sont à l’origine de valeurs profondément soutenues et largement répandues dans beaucoup d’autres grandes traditions religieuses : le devoir de prendre soin de tous et d’œuvrer à la paix, à la justice, à la droiture et à la défense de l’environnement.

Que nos religions restent réellement différentes n’empêche pas qu’elles puissent et doivent se réunir et coopérer sur la base de cet engagement moral convergent. (...) Conscient du fait que l’appel au dialogue contenu dans cette lettre s’adresse d’abord aux responsables chrétiens et musulmans, le Comité exécutif de Religions pour la Paix se propose comme pouvant faciliter les processus, basés sur cette lettre et les réactions qu’elle a provoquées, susceptibles de faire progresser le dialogue et l’action commune. »
Voir texte intégral.

La Birmanie

Dans la troisième déclaration, on lit : « Nous voyons un motif d’espérance dans la prise de contact du gouvernement birman avec le Conseiller spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour le Myanmar, avec le Rapporteur spécial des Nations Unies sur les droits de l’homme au Myanmar et avec Daw Aung San Suu Kyi, prix nobel de la paix et chef de la Ligue nationale pour la démocratie.

Ces actes préliminaires doivent cependant mener à une action continue pour la paix. Nous invitons les Nations Unies et les institutions régionales comme l’ASEAN à faire usage de tous les instruments à leur disposition pour encourager un dialogue pacifique et significatif entre le gouvernement et tous les secteurs de la société birmane. Nous, Comité exécutif— de Religions pour la Paix, offrons nos bons offices à ces organisations et au gouvernement birman pour les aider à prendre les mesures nécessaires à l’établissement d’une paix juste. »
Voir texte intégral

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Transmis le Déc 15, 2007 - 11:27 PM Envoyez cette article à un ami Format imprimable
Religions et conflits

Déclaration du Comité exécutif de “Religions pour la Paix”
sur la construction de la paix au Proche Orient.

Alexandrie | 6 décembre 2007


De nouvelles initiatives sont en cours pour construire la paix au Proche Orient. Des solutions concrètes aux questions des frontières d’un futur Etat palestinien, de l’avenir de Jérusalem et des droits des Palestiniens au retour peuvent et doivent être trouvées.

Nous, Comité exécutif de “Religions pour la Paix”, invitons les responsables politiques palestiniens et israéliens à faire des pas audacieux vers une paix juste et durable. Nous invitons aussi les autres Etats, ceux de la région et ceux qui assistent le processus de paix, en particulier les Etats Unis, à redoubler d’efforts pour soutenir un processus de paix fondé à la fois sur de justes principes et sur les réalités concrètes.

Prendre les dispositions politiques nécessaires pour construire la paix demandera beaucoup de courage et de volonté politique de la part des Israéliens et des Palestiniens. Ce courage et cette volonté existent mais demandent à être soutenus et encouragés de toutes les manières.

Comme les responsables religieux à haut niveau du Conseil des Institutions Religieuses de la Terre Sainte l’ont noté récemment : “Les Palestiniens aspirent à la fin de l’occupation et à ce qu’ils estiment être leurs droits inaliénables. Les Israéliens rêvent du jour où ils pourront vivre en sécurité individuellement et collectivement.
Ensemble, ont-ils ajouté, nous devons trouver le moyen d’atteindre ces objectifs.”

Aojourd’hui, les deux communautés doivent entreprendre de rompre le cercle vicieux de la violence et donner des expressions tangibles de bonne volonté propres à construire la confiance. Nous appelons les gouvernements et les populations d’Israël et de la Palestine à résister à toute tentative violente de la part des extrémistes pour prendre en otage le processus de paix, et à s’armer du grand courage nécessaire pour susciter la confiance. Nous notons avec appréciation les nombreux efforts qui se font en ce sens à la base.

Si une solution politique dépend d’un réglement équitable des aspirations politiques légitimes des Juifs et des Arabes en Terre sainte, nous, responsables religieux, savons aussi qu’une paix véritable et la réconciliation demanderont une participation active des communautés de croyants. Les croyants juifs, chrétiens et musulmans sont profondément attachés à la Terre sainte. L’héritage spirituel de ces trois communautés a formé l’histoire de cette terre, et la vitalité de leur foi est en elle-même une force irremplaçable pour promouvoir une paix juste et réconcilier des communautés profondément blessées par des décennies de violence et de conflit.

Nous sommes pleinement solidaires des signes courageux et réconfortants qui se manifestent au sein des communautés de croyants en Terre sainte.

Concrètement, les responsables religieux ont identifié le respect des lieux saints comme étant une de leurs premières priorités. Ils sont unanimement convaincus que tous, responsables politiques et communautés de croyants, doivent agir pour assurer l’intégrité et l’indépendance des lieux de culte et pour les protéger contre les actes de profanation, les attaques et les dégradations. Les responsables religieux tiennent particulièrement à faire en sorte que leurs propres lieux saints ne soient pas utilisés abusivement à des fins opposées aux aspirations pacifiques de leur religion respective. Nous nous engageons à soutenir leurs initiatives en ce sens.

Nous croyons à la coopération entre les religions en Terre sainte comme un moyen sans égal et irremplaçable de construction de la paix.

C’est pourquoi nous en appelons aux gouvernements en cause et à tous les responsables du processus de paix politique pour qu’ils reconnaissent l’importance des initiatives interreligieuses et en tiennent compte d’une manière appropriée. Simultanément, nous insistons pour que les responsables religieux de Terre sainte intensifient les efforts qu’ils font pour faciliter la communication et la collaboration entre leurs commuautés en vue de construire la compréhension et la confiance, de soulager les souffrances et de guérir les blessures profondes.

A cet égard, nous enregistrons avec une particulière satisfaction la création du Conseil des Insitutions religieuses de Terre sainte. Nous exprimons notre gratitude pour les efforts pluri-religieux qui se déploient en Israël, y compris le Conseil interreligieux de Coordination d’Israël, et pour la création récente du Conseil interreligieux de Palestine, l’un et l’autre affiliés à “Religions pour la Paix” Nous nous sentons profondément encouragés par l’engagement qu’ont pris des responsables religieux d’instituer dans le cadre de “Religions pour la Paix” un Conseil de Responsables religieux du Proche Orient conçu de manière à faciliter la coopération multi-religieuse pour la paix dans toute la région. Nous sommes solidaires de ces organes pluri-religieux et nous engageons à les aider, à les soutenir et à les renforcer en vue d’une action concrète pour la construction de la paix.

Au niveau mondial, en tant que responsables du regroupement le plus vaste et le plus représentatif de responsables religieux travaillant ensemble à la paix, nous nous engageons, en signe de solidarité, à accepter l’invitation que nous font nos collègues de Terre sainte de tenir notre réunion dès que possible à Jérusalem, ville sainte aux yeux de trois grandes traditions religieuses.

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Transmis le Déc 14, 2007 - 11:21 PM Envoyez cette article à un ami Format imprimable
Religions et conflits

Déclaration du Comité exécutif de “Religions pour la Paix”
sur le dialogue pacifique et les institutions participatives en Birmanie

Alexandrie | 6 décembre 2007


La famille de “Religions pour la Paix”, répandue dans le monde entier, est rassemblée par la conviction que tout acte commis contre les communautés religieuses sous l’autorité du gouvernement du Myanmar atteint aussi toutes les communautés de croyants du monde. Nous apprécions la déclaration faite le 25 septembre 2007 par le Dr. William F. Vendley, secrétaire général de “Religions pour la Paix” appelant les communautés de toutes religions à se tenir aux côtés des moines bouddhistes dans leur protestation pacifique.

Nous voyons un motif d’espérance dans la prise de contact du gouvernement birman avec le Conseiller spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour le Myanmar, avec le Rapporteur spécial des Nations Unies sur les droits de l’homme au Myanmar et avec Daw Aung San Suu Kyi, prix nobel de la paix et chef de la Ligue nationale pour la démocratie. Ces actes préliminaires doivent cependant mener à une action continue pour la paix.

Nous invitons le gouvernement du Myanmar:

- à engager un dialogue pacifique avec toutes les parties en vue de promouvoir des institutions participatives,
- à faire usage de l’expérience et des ressources des Nations Unies, de l’ASEAN et d’autres institutions internationales et régionales comme médiateurs et facilitateurs pour faire progresser le dialogue pacifique et la marche vers des institutions participatives,
- à s’abstenir de l’usage de la force à l'égard de toute protestation pacifique,
- à accorder aux représentants des Nations Unies et de l’ICRC un accès libre et complet aux lieux de détention et à relâcher les manifestants encore détenus et les prisonniers politiques.

Nous invitons les Nations Unies et les institutions régionales comme l’ASEAN à faire usage de tous les instruments à leur disposition pour encourager un dialogue pacifique et significatif entre le gouvernement et tous les secteurs de la société birmane. Nous, Comité exécutif— de “Religions pour la Paix”, offrons nos bons offices à ces organisations et au gouvernement birman pour les aider à prendre les mesures nécessaires à l’établissement d’une paix juste.

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Transmis le Déc 14, 2007 - 11:07 PM Envoyez cette article à un ami Format imprimable
Dialogue interreligieux


Déclaration du Comité exécutif de “Religions pour la Paix”
sur la lettre de 138 responsables musulmans en date du 11 octobre 2007

Alexandrie | 6 décembre 2007



La Comité exécutif de “Religions pour la Paix”, réunie à Alexandrie les 5 et 6 décembre 2007, se félicite de la lettre ouverte aux responsables chrétiens intitulée “Une parole commune entre vous et nous” qui a été publiée le 11 octobre sous la signature de 138 responsables musulmans. Cette lettre arrive à un moment crucial des relations islamo-chrétiennes et témoigne d’un esprit positif et constructif.

La Comité exécutif constate que les signataires de la lettre représentent toutes les régions du monde et toutes les principales traditions existant dans l’Islam. Parmi eux se trouvent beaucoup de responsables de haut niveau et d’intellectuels reconnus. Ils donnent ensemble une chance précieuse d’approfondir la compréhension entre les chrétiens et les musulmans.

La Comité exécutif se félicite également des nombreuses réactions positives à cette lettre venues de responsables chrétiens divers, d’institutions œ*****éniques et d’établissements de théologie chrétienne.
Leurs réponses démontrent qu’elle a fait progresser le dialogue, et ceci devrait continuer grâce à la poursuite de l’étude de la lettre, des réponses qui lui ont été faites et du noyau central de son contenu, l’amour de Dieu et l’amour du prochain. Nous avons l’espoir que ces réflexions conduiront aussi à des expressions communes de service à l’humanité.

La lettre des responsables musulmans est de nature théologique. Elle passe en revue les Ecritures saintes de l’Islam et du Christianisme afin de faire ressortir les ressemblances dans la compréhension de l’amour de Dieu et de l’amour du prochain. Ces convictions sont à l’origine de valeurs profondément soutenues et largement répandues dans beaucoup d’autres grandes traditions religieuses : le devoir de prendre soin de tous et d’œuvrer à la paix, à a justice, à la droiture et à la défense de l’environnement. Que nos religions restent réellement différentes n’empêche pas qu’elles puissent et doivent se réunir et coopérer sur la base de cet engagement moral convergent.

Le dialogue interreligieux progresse quand nous, hommes de religion, prenons conscience des valeurs et des engagements qui nous sont communs. Simultanément, le dialogue doit aussi prendre en considération d’une manière ouverte et honnête les points sur lesquels nous ne sommes pas d’accord et même ceux qui peuvent être la cause de conflits entre nous. Quand nous étudions ces questions, nous devons comprendre aussi comment et pourquoi les religions peuvent être utilisées abusivement pour alimenter les conflits et même la violence. Nous nous engageons à prendre clairement position contre un tel usage fourvoyé de notre propre tradition religieuse.

Conscient du fait que l’appel au dialogue contenu dans la lettre s’adresse d’abord aux responsables chrétiens et musulmans, le Comité exécutif de “Religions pour la Paix” se propose comme pouvant faciliter les processus, basés sur cette lettre et les réactions qu’elle a provoquées, susceptibles de faire progresser le dialogue et l’action commune.

Le Comité exécutif encourage aussi les responsables musulmans et chrétiens à faire en sorte que la lettre soit portée à la connaissance des fidèles dans les églises et les mosquées du monde entier.

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Transmis le Déc 14, 2007 - 10:59 PM Envoyez cette article à un ami Format imprimable
Dialogue interreligieux
Lettre adressée par 138 théologiens et experts musulmans,
au Pape et aux Responsables des principales églises chrétiennes (11/10/2007) :


"Une parole commune entre Nous et Vous", tel est le nom du document sans précédent adressé par 138 personnalités religieuses musulmanes du monde entier, au Pape et aux autres Responsables religieux chrétiens. "L'avenir et la paix dans le monde dépendent du dialogue et de la compréhension réciproque entre l'Islam et le Christianisme", écrivent-ils.
En voici le texte intégral (format pdf)



Transmis le Oct 13, 2007 - 05:28 PM Envoyez cette article à un ami Format imprimable
Dialogue interreligieuxLettre de J.L. Tauran (Président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux ) adressée le 3 octobre 2007, pour la fin du ramadan

Message du Vatican à l'occasion du ramadan : Chrétiens et musulmans appelés à promouvoir une culture de la paix

Le Vatican, par la voix du Cardinal Jean-Louis Tauran, président du conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, a adressé une lettre aux musulmans du monde entier pour leur souhaiter une bonne fin de Ramadan et une joyeuse fête d’Aïd al-Fitr. Dans ce message, le Vatican rappelle que chrétiens et musulmans sont appelés à promouvoir une culture de la paix.


Chers Amis Musulmans,

1. Il m’est particulièrement agréable de vous présenter pour la première fois les vœux amicaux et chaleureux du Conseil Pontifical pour le Dialogue interreligieux en votre joyeuse fête de ‘Id al-Fitr, qui conclut le chemin parcouru durant le mois de jeûne et de prière du Ramadan. Cette démarche est un temps fort pour la vie de la communauté musulmane et donne à chacun une force nouvelle pour son existence personnelle, familiale et sociale. Il importe en effet que chacun rende témoignage au message religieux par une vie toujours plus intègre et plus conforme au plan du Créateur, dans le souci du service de ses frères et dans une solidarité et une fraternité toujours plus grandes avec les membres des autres religions et avec tous les hommes de bonne volonté, dans le désir de travailler ensemble au bien commun.

2. Dans la période troublée que nous traversons, les membres des religions ont par-dessus tout le devoir d’œuvrer, en tant que serviteurs du Tout-Puissant, en faveur de la paix, qui passe par le respect des convictions personnelles et communautaires de chacun, ainsi que par la liberté de la pratique religieuse. La liberté de religion, qui ne se réduit pas à la simple liberté de culte, est en effet un des aspects essentiels de la liberté de conscience, qui est le fait de toute personne et qui est la pierre d’angle des droits humains. C’est en prenant en compte cette exigence que pourra être édifiée une culture de la paix et de la solidarité entre les hommes, et que tous pourront s’engager résolument pour construire une société toujours plus fraternelle, faisant tout ce qui est en leur pouvoir pour refuser la violence quelle qu’elle soit, pour dénoncer et pour récuser tout recours à la violence, qui ne peut jamais avoir de motivation religieuse, car elle blesse en l’homme l’image de Dieu. Nous savons tous que la violence, notamment le terrorisme qui frappe aveuglément et qui fait de nombreuses victimes surtout parmi les innocents, est incapable de résoudre les conflits, et qu’elle ne peut que susciter l’engrenage mortifère de la haine destructrice, au détriment de l’homme et des sociétés.

3. En tant que personnes religieuses, il nous revient à tous d’être avant tout des éducateurs de la paix, des droits de l’homme, d’une liberté respectueuse de chacun, mais aussi d’une vie sociale toujours plus forte, car l’homme doit prendre soin de ses frères et sœurs en humanité, sans discrimination aucune. Nul ne peut être exclu de la communauté nationale en raison de sa race, de sa religion, ni d’aucune autre caractéristique personnelle. Tous ensemble, membres de traditions religieuses différentes, nous sommes appelés à diffuser un enseignement qui honore toute créature humaine, un message d’amour entre les personnes et entre les peuples. Il nous revient en particulier de former dans cet esprit les jeunes générations qui auront en charge le monde de demain. Il est du devoir tout d’abord des familles puis des personnes ayant des responsabilités dans le monde éducatif et de l’ensemble des Autorités civiles et religieuses, d’être attentifs à répandre un enseignement juste et à donner à chacun une éducation appropriée dans les différents domaines évoqués, en particulier une éducation civique, qui invite chaque jeune à respecter ceux qui les entourent et à les considérer comme des frères et des sœurs, avec lesquelles il est appelé à vivre quotidiennement non dans l’indifférence mais dans une attention fraternelle. Il est donc plus que jamais urgent d’enseigner aux nouvelles générations les valeurs humaines, morales et civiques fondamentales, nécessaires tant à la vie personnelle qu’à la vie commune. Toute incivilité doit être l’occasion de rappeler aux jeunes ce que l’on attend d’eux dans la vie sociale. C’est le bien commun de chaque société et du monde dans son ensemble qui est en jeu.

4. Dans cet esprit, il faut considérer comme importantes la poursuite et l’intensification du dialogue entre Chrétiens et Musulmans, dans sa dimension éducatrice et culturelle, pour que se mobilisent toutes les forces au service de l’homme et de l’humanité, pour que les jeunes générations ne se constituent pas en blocs culturels ou religieux les uns contre les autres, mais en authentiques frères et sœurs en humanité. Le dialogue est un instrument qui peut nous aider à sortir de la spirale sans fin des conflits et des tensions multiples qui traversent nos sociétés, pour que tous les peuples puissent vivre dans la sérénité et la paix, dans le respect mutuel et la bonne entente entre leurs différentes composantes.
Pour ce faire, j’appelle de tous mes vœux l’attention de tous, pour que, à travers des rencontres et des échanges, Chrétiens et Musulmans travaillent ensemble, dans l’estime mutuelle, en vue de la paix et d’un avenir meilleur pour tous les hommes ; ils seront pour la jeunesse d’aujourd’hui un exemple à suivre et à imiter. Les jeunes prendront alors une confiance renouvelée dans la vie sociale et s’attacheront davantage à s’y insérer et à prendre part à sa transformation. L’éducation et l’exemple seront aussi pour eux source d’espérance en l’avenir.

5. Tel est l’ardent souhait que je partage avec vous : que Chrétiens et Musulmans développent toujours davantage des relations amicales et constructives pour partager leurs richesses spécifiques, et qu’ils veillent tout particulièrement à la qualité de leur témoignage de croyants !
Je vous renouvelle, chers Amis Musulmans, mes vœux chaleureux pour votre fête et je demande au Dieu de paix et de miséricorde de vous donner à tous une bonne santé, la sérénité et la prospérité.

Jean-Louis Cardinal Tauran, Président


Texte pris sur le site du Vatican


Dialogue interreligieux Abbaye Saint-Jacut-de-la-Mer

Plus de 200 personnes se sont rassemblées à l'Abbaye, du 12 au 14 janvier 2007, pour le traditionnel colloque inter-religions.


Entrée en Shabbat
par Philippe Haddad
Vendredi 12 janvier 2007


"Et l'Eternel bénit le septième jour et Il le sanctifia car par lui Il cessa toute Son œuvre qu'Il avait créée " (Genèse / Béréshith I, )

Le vendredi soir nous entrons en Shabbath, et le samedi soir nous sortons du Shabbath. Telle est la terminologie traditionnellement utilisée. Les verbes entrer et sortir sont habituellement employés pour l'espace. On entre dans une maison, on sort d'une boutique.

Entrer ou sortir d'un jour, d'un temps particulier, peut paraître plus surprenantt. C'est que le Shabbath appartient aux expériences spirituelles du judaïsme comme il en existe d'aussi intense dans le christianisme ou dans l'islam ; comme il en existe dans les spiritualités du monde entier, d'hier et d'aujourd'hui.

Entrer en Shabbath, de ce point de vue, c'est sortir de l'espace fini pour pénétrer dans un temps infini. Les bornes que constituent l'heure d'entrée et l'heure de sortie ne sont que des trompes l'œil. Les mathématiciens nous ont appris que dans l'ensemble des réels (R), entre deux nombres finis, il peut exister l'infini des nombres.

Toute expérience religieuse et spirituelle invite à sortir des cadres habituels, toute expérience religieuse et spirituelle propose de l'étonnement, de la surprise, le renouvellement de notre regard sur le monde, et donc de notre être au monde.
Pendant l'expérience spirituelle rien n'est comme avant, et après l'expérience spirituelle rien n'est plus comme avant.

Réunis ensemble dans cette abbaye de fraternité, nous, juifs, chrétiens et musulmans, hommes et femmes de foi et de bonne foi, en chemin de Dieu, nous pouvons nous laisser porter par cet étonnement, prélude à l'authentique rencontre.

Demain dans toutes les synagogues du monde, commencera la lecture du deuxième livre de la Torah, du Pentateuque, le livre de l'Exode, Shémoth, le livre des Noms. Nous y lirons l'épisode du buisson ardent, la première expérience spirituelle de Moïse. Moïse fut étonné qu'un buisson recouvert d'une flamme ne se consume pas.

Moïse connaissait l'expérience de la force qui dévore, de la force qui brûle, de la force qui décrète l'esclavage des hommes et la noyade des garçons nouveaux-nés. Mais Moïse ne connaissait pas l'expérience de la force qui retient sa force, la force de Dieu. Car la force de Dieu brille sans brûler, éclaire sans aveugler, réchauffe sans détruire.

De ce rapport de Dieu au monde, le midrash enseigne : " La où tu trouves la grandeur du Saint, béni soit-il, là tu trouveras son humilité ". Pour la Bible, la puissance ne se trouve pas dans la capacité d'écraser, mais dans la capacité de se retenir pour que l'autre soi. En ce sens l'humilité n'est pas faiblesse, mais triomphe sur soi-même, en ce sens peut-elle être attribué à cet homme puisant, " l'homme Moïse, le plus humble des humains sur la surface de la terre. "

Telle est la texture de l'expérience spirituelle, non pas une expérience où les identités se dissolvent, une expérience où les identités se confondent, mais une expérience où les êtres vivent les uns près des autres, parce que l'un laisse une place à l'autre.
Alors, sans doute, l'expérience spirituelle révèle sa vraie nature, puisqu'elle se conjugue avec la paix, salam, shalom, qui est le nom de Dieu.

Shabath Shalom
P.H


Transmis le Mar 07, 2007 - 11:54 PM Envoyez cette article à un ami Format imprimable
Vivre ensemble




DERNIÈRES INFORMATIONS DU SECRÉTAIRE GÉNÉRAL
Janvier 2007


Une initiative internationale majeure, le processus d’Helsinki, a adopté comme thème central prioritaire le concept de “sécurité partagée” mis en avant par Religions pour la Paix lors de sa huitième assemblée mondiale.

Le processus d’Helsinki a été lancé en 2002 par la Finlande et la Tanzanie pour promouvoir la coopération entre les gouvernents, les organisations de la sociéété civile et le secteur des entreprises. Il se propose de découvrir des manières pratiques et innovatives de construire des réseaux en vue de s’attaquer aux problèmes de la mondialisation, et il encourage la démocratie, la bonne gouvernance, le développement durable et la sécurité mutuelle.

Lors de la huitième Assemblée mondiale des Religions pour la Paix, tenue à Kyoto l’an dernier, huit cents responsables religieux venus de cent pays ont adopté une déclaration sur la “sécurité partagée”. L’Assemblée a noté que - même du point de vue pratique - tout individu devrait être profondément impliqué dans cette notion. Personne ne peut élever autour de soi des murailles assez hautes pour se protéger de la vulnérabilité d’autrui. Cette considération s’ajoute au motif moral plus fondamental de promouvoir la sécurité partagée qui est mis en avant par toutes les traditions religieuses, à savoir le devoir qu’a chacun de se préoccuper de ses frères et de traiter autrui comme soi-même. L’Assemblée a souligné que la sécurité partagée est la responsabilité collective de tous les secteurs : gouvernements, milieux d’affaires et société civile.

Le processus d’Helsinki a noué un partenariat avec Religions pour la Paix en vue d’organiser trois sessions d’un groupe de travail d’experts émanant de ces trois secteurs. Depuis le mois d’août, ce groupe s’est réuni trois fois, à Kyoto, à Helsinki et tout récemment à La Haye. Les discussions actuelles sont centrées sur la capacité sans équivalent qu’ont les communautés de croyants de promouvoir la sécurité en mobilisant leur héritage moral et spirituel autour des défis liés à celle-ci. Elles ont en outre l’immense avantage de constituer les plus vastes réseaux de liens sociaux dans le monde.

Le groupe de travail tiendra bientôt une nouvelle réunion à Alexandrie en vue de définir le rôle que les communautés de croyants peuvent jouer pour édifier la sécurité au Proche Orient. J’aurai donc l’occasion de vous informer de la manière dont le souci de la sécurité partagée que porte la famille de Religions pour la Paix peut être lié de façon constructive aux engagements pris sur le même sujet par les gouvernements et le secteur privé.

Dans la paix,

Dr. William F. Vendley,
Secrétaire général


Transmis le Fév 13, 2007 - 12:21 AM Envoyez cette article à un ami Format imprimable