Agenda

- Dimanche 19 mars, où que vous soyez et à Paris 4e : Prière et recueillement pour la Paix, garder le silence pendant trente minutes

- Lundi 5 septembre 2016, IMA : début d'un Cycle de 4 conférences de Ghaleb Bencheikh : Mots d'Islam, pour décrypter 4 « mots d’Islam » devenus «valises » voire anxiogènes : Islam, Djihad, Charia, Fatwa. Organisé par la SAIMA ( Société des Amis de l'IMA )- Entrée libre- Réservation.

- à partir du lundi 26 septembre 2016, Paris, ENS 45 rue d'Ulm : Islams de France - Islam public et publics d'Islam. Pièce d'identité demandée.

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Religions-LaïcitéLes créationnistes ? -------------- par Foudil BENABADJI

Bonjour Monsieur Ruffier,
Dans le quotidien "Le Dauphiné Libéré", de dimanche 7 octobre, j'ai été agréablement surpris par votre coup de gueule : "La guerre aux créationnistes est déclarée". Parfois les médias interprètent magistralement nos pensées, et dans ce cas je voudrais réagir sur ce petit texte qui me paraît important du fait de l'actualité. "Il faut redonner le gout de la sciences et la place de la raison dans notre société". Nous savons tous ce qui se passe à Lyon, mais plus près encore, à Grenoble. Les gens savent-ils ce que sont les créationnistes ?
Le Conseil de l'Europe nous indique dans sa résolution du 04 oct. 2007, qu'actuellement les créationnistes, essentiellement d’obédience chrétienne ou musulmane, investissent de plus en plus dans l’enseignement. Il y a de quoi nous faire réfléchir. Le Collège de France est intervenu et a affirmé son opposition aux créationnistes. Ce courant est très fort, il a ses origines sur le continent nord-américain, et il existe actuellement chez nous, en France. Ces mouvements évangélistes et musulmans, en petites minorités certes, montrent un prosélytisme exacerbé. Ce qu'ils écrivent relèvent de la falsification. La montée en puissance de ce mouvement, l'endoctrinement des enfants et son impact sur notre société sont réels. Il s'agirait de mettre sous contrôle encore plus étroit le système d'éducation, et parallèlement inciter au rejet de la science, phénomène qu'ils exploitent cyniquement depuis un quart de siècle pour de petits profits politiques. Ce systéme de croyance est sans équivalent dans notre société ou plus du tiers de la population croit déjà que « les êtres vivants existent sous leur forme actuelle depuis le commencement des temps » et soutient l'idée d'interdire l'enseignement de la théorie de l'évolution pour la remplacer par le créationnisme.
Il est vrai que la culture générale, qui doit ouvrir à l’universel, c’est-à-dire à la connaissance de notre commune humanité dans ses différentes composantes, s’appauvrit considérablement lorsqu’elle se trouve amputée de la dimension religieuse. La prise en compte, chez nous en France, du Fait Religieux dans l’enseignement apporte des clés de lecture en ce domaine et réalise une ouverture des esprits par des rencontres constructives dans la découverte de l'histoire de la religion (ou encore : sciences des religions), et les richesses culturelles de l’autre. Mais des blocages, on ne sait d'où ils viennent, se manifestent aprement.
Face à la progression des fondamentalismes et des communautarismes, cet enseignement de type critique et rationnel représente un enjeu considérable. L’étude critique des textes, la prise en compte des genres littéraires, la critique historique des documents, permettent de prémunir les esprits à l’égard de la crédulité et des lectures simplistes.
La nécessité de cette prise en compte du Fait Religieux dans l’enseignement scolaire a été réaffirmée à plusieurs reprises depuis le rapport Debray. "Enseigner le Fait Religieux", cela renvoie à la dimension culturelle a indiqué Lionel Jospin en 1980. L’enseignement du fait religieux est nécessairement pluraliste puisqu'il traite des différentes religions - et non confessionnel : il aborde les religions en tant que faits de civilisation a déclaré Jack Lang en présentant ce rapport Debray. Alors, que font les politiques, qu'est-ce qu'on attend pour que les associations et les administrations reçoivent un grand coup de pousse et encourager les initiatives dans ce domaine précis.
En tant qu'aumônier dans les prisons de la Savoie, je considère que je suis dans un laboratoire. J'ai expérimenté le Fait Religieux. C'est un autre domaine dans lequel je peux apporter mon témoignage. (Il faudra aussi se prémunir de tous les discours, celui du fondamentaliste en particulier qui vous dira qu'il lutte contre la drogue et l'alcool, qu'il est un adepte de la laïcité et qu'il respecte les lois de la République .???..). Je voudrais aussi avoir l'occasion d'aborder le Niqab et la Burka qui se développent surtout parmi les converties..?..
Avec mes excuses d'avoir été trop long.

Foudil BENABADJI Aumônier musulman de la Pénitentiaire
Administrateur de la Conférence Mondiale des Religions pour la Paix.
Association UFCM / ICMF et UDEA 06 64 80 60 01
www.memoire-mediterranee.com.


Transmis le Oct 15, 2012 - 08:38 PM Envoyez cette article à un ami Format imprimable
Religions-LaïcitéOrganisée par la Conférence Mondiale des Religions pour la Paix

Soirée débat



"RELIGIONS ET DROITS DE L’HOMME "


Le 16 décembre 2009 à 20h00
Chapelle Saint Léon - 11 place du Cardinal Amette – 75015 PARIS
(Métro La Motte-Picquet – Grenelle)



Modérateur

Ghaleb BENCHEIKH – Président de la CMRP

Intervenants
Maurice RIEUTORD – s.j.
Mahmoud AZAB – Professeur à l’I.N.A.L.C.O.
Hervé élie BOKOBZA - Talmudiste et écrivain

Entrée libre



Transmis le Déc 07, 2009 - 03:42 PM Envoyez cette article à un ami Format imprimable
Religions-Laïcité


Le Père Higoumène BARSANUPHE, Vice-Président de
la Conférence Mondiale des Religions pour la Paix propose ,

UN DIALOGUE OUVERT A TOUS

Sur le thème de


LES RELIGIONS POUR LA LAÏCITE


Hommage à PAPA IBRAHIMA SECK, récemment décédé.
Poète et politologue sénégalais
Projections et témoignage

16ème Rencontre Interreligieuse de Doumérac

le jeudi 6 août 2009 à partir de 14h


« Etre laïc, c’est avant tout reconnaître la liberté de l’esprit »
Papa Ibrahima SECK (1953-2009)


Au Centre de Rencontres Interreligieuses pour la Paix (CRIP)
Doumérac – 16380 GRASSAC 05 45 70 41 62 (rep.) / crip16@free.fr


Transmis le Juil 23, 2009 - 03:16 PM Envoyez cette article à un ami Format imprimable
Religions-LaïcitéInformation adressée par Norbert DUCROT - Administrateur de la CMRP

Le Mouvement international de responsables chrétiens (Edmond Michelet)
et la paroisse Saint-Louis d'Antin

organisent une soirée-débat entre

le Père Christophe Roucou, délégué des évêques de France pour les relations avec l'Islam

et le Dr. Larbi Kechat, recteur de la mosquée Adda'wa,

sur le thème

"Quelle place pour les religions dans la société laïque française?".


Espace Bernanos - 4 rue du Havre - PARIS 9ème

le mardi 3 mars, de 18h. à 20h.
P.A.F. : 5 euros.



Transmis le Fév 21, 2009 - 01:00 AM Envoyez cette article à un ami Format imprimable
Religions-Laïcité

Colloque Hommage:
Unité sociale et unicité divine : La place de l’engagement social dans la spiritualité musulmane

Dimanche 11 Janvier 2009
13H - 17H
Institut international de la pensée islamique (IIIT France)
9-11, avenue Michelet 93400 Saint Ouen


Avec la participation de :
Ahmed JABALLAH, Tahar MAHDI, Yacob MAHI
Dhaou MESKINE, Mohamed MESTIRI, Tareq OUBROU

Présentation:

A l’heure d’une mondialisation essoufflée par une crise profonde de tous ordres - économique, sociale, politique, environnementale - une lueur d’espoir apparaît à nombre de gens comme une ressource intarissable. Face à ce malaise de l’être moderne, l’homme retourne à sa source, à son sens d’existence, à sa spiritualité afin de retrouver son équilibre en société.
Ainsi, l’Institut international de la pensée islamique - IIIT France a-t-il choisi comme thématique annuelle pour ses activités 2008-2009 : « Spiritualité et éthique sociale en islam ». Cette année sera empreinte d’un nouvel essor où la spiritualité sera reconsidérée dans son implication et sa finalité sociétales.
IIIT France consacre son deuxième colloque au thème : « Unité sociale et unicité divine : La place de l’engagement social dans la spiritualité musulmane ». La relation de l’homme à la spiritualité et à son engagement sociétal est perçue comme un tout indissociable. Les échanges, au cours de ce colloque, nous permettront de mieux appréhender les enseignements et les repères nécessaires pour atteindre cet équilibre tant recherché : celui de l’homme dans sa relation à Dieu, à lui-même et à l’autre. La question de la spiritualité et ses implications sociales est aussi une question de citoyenneté et de
responsabilité dans le vivre ensemble. Alors, quelle place pour la spiritualité dans nos sociétés modernes et quels apports peut-elle nous offrir pour conjuguer la paix de l’âme et la paix entre les hommes?
Ce colloque rend hommage aux Dr Mona Abul-Fadl et Dr Abdelwahab Elmessiri, deux éminents penseurs du monde arabo-musulman qui nous ont quittés l’été dernier. Chacun d’eux, à partir de son domaine d’études, s’est fait connaître pour ses idées unificatrices de la nation de l’islam, à partir des sources unificatrices de la spiritualité. Mona
Abul-Fadl, docteur en sciences politiques, a fondé l’ensemble de son oeuvre sur l’unification des sciences islamiques et des sciences sociales, afin d’édifier une nouvelle approche civilisationnelle des sciences politiques et inviter la Oumma musulmane à s’unir et devenir charismatique. Abdelwahab Elmessiri, quant à lui, spécialiste de la littérature anglaise, a traité notamment divers sujets allant du sionisme au postmodernisme en passant par la pensée politique musulmane, les mouvements de libération de la Palestine et l’intifada. Il a défendu l’idée selon laquelle, nulle victoire sans unité sociale. Ainsi, a t-il appelé, tout au long de sa vie, à l’unité de la nation musulmane contre les agressions dont elle est victime. Ces deux grands penseurs se rejoignent sur l’importance de l’unité de la foi dans l’unité sociale, de la spiritualité comme fondement pour toute éthique sociale.

Entrée Libre

Institut international de la pensée islamique (IIIT France)
9-11, avenue Michelet 93400 Saint Ouen
Tél : 0140102446 Fax : 0140102447
E-mail : iiitfrance@yahoo.fr
www.iiitfrance.net



Transmis le Jan 05, 2009 - 11:08 PM Envoyez cette article à un ami Format imprimable
Religions-LaïcitéLa construction d’une identité européenne, un souci partagé

Rovereto mai 2008


Ahmed Jaballah,
directeur de l’Institut européen des sciences humaines de Paris, vice-président de la Fédération des organisations islamiques d’Europe (F.O.I.E), membre du conseil d’administration de la CMRP France


L’identité européenne, une identité en construction


Il est certain que l’identité européenne, en tant que valeurs partagées, est constituée d’éléments philosophiques et culturels différents, qui reviennent à des racines historiques et s’alimentent continuellement d’éléments nouveaux. C’est une identité, comme toute identité collective, qui essaie de conjuguer l’unité et la diversité. Les valeurs de cette identité sont souvent exprimées à travers un certains nombre d’objectifs et de principes, qui sont : la paix, la prospérité, la démocratie, la liberté, l’égalité, la justice, les droits de l’homme, la cohésion sociale, la protection de l’environnement, le dialogue interculturel… Une identité collective permet à toute société humaine de fonder une cohésion nécessaire à un vivre ensemble dans la solidarité et l’entraide, sans nier le besoin de la diversité entre ses membres. Toutes ces valeurs évoquées sont dans leur globalité des valeurs universelles vers lesquelles aspire toute l’humanité, au-delà de ses différences ; et l’Europe tend, à travers sa démarche d’union, de transformer en réalité ces valeurs ambitieuses dans la vie de ses peuples. C’est un défi considérable à relever, d’où la nécessité de mettre en contribution toutes les forces et les ressources pour construire une identité européenne humaine forte et ouverte.

La contribution des religions dans la construction de l’identité européenne :

Les religions ont certainement un rôle à jouer dans cette belle aventure de la construction d’une identité européenne, au moins pour deux raisons essentielles :
- Toutes les valeurs qui peuvent être à la base de l’identité de l’Europe sont des valeurs prônées dans leur ensemble par les religions ; certes exprimées selon des approches différentes, mais qui peuvent être enrichissantes et complémentaires.
- La capacité spirituelle des religions représente un facteur important qui peut donner un élan positif à ces valeurs fondatrices de l’identité (1).

Quelle contribution de l’islam dans ce domaine ?

L’islam peut avoir sa contribution dans la fondation de l’identité européenne grâce à deux facteurs importants :
- Une présence large des musulmans dans la majorité des pays européens, qui fait de l’islam la deuxième religion dans certains de ces pays. La foi et la culture religieuse que partagent les musulmans d’Europe entre eux peuvent constituer un élément de rapprochement qui aura ses répercussions sur les rapprochements des peuples européens (2).
- La dimension historique d'une expérience musulmane qui a pu conjuguer à la fois l’unité et la diversité, y compris en Europe dans la période andalouse, et dans les pays de l’Europe de l’Est. Une expérience qui a eu ses difficultés mais aussi ses apports positifs.

Quelles sont alors les responsabilités partagées pour construire une identité européenne ?

Les musulmans d’Europe ont une responsabilité dans la construction d’une identité européenne. Une responsabilité qui ne peut apporter ses fruits qu’avec une volonté des sociétés européennes, cherchant à mettre en harmonie toutes les compétences et les énergies diverses, au service d’un destin commun. La responsabilité des musulmans contribuant à l’identité européenne prend ses fondements essentiellement dans trois engagements qui sont déjà entrepris :
- Un engagement visant à intégrer progressivement leur tradition et leur expression religieuses dans le contexte européen. Témoignent de cet engagement toutes les initiatives prises dans la construction des lieux de culte en parfaite insertion dans le paysage urbain de nos villes, dans la formation des imams et des cadres religieux, dans l’acquisition de cimetières et de carrés musulmans pour enterrer les morts…
- Un engagement citoyen qui amène le citoyen européen de confession musulmane à prendre part à la vie de la société, à travers ses activités sociales, culturelles et politiques. Un engagement qui a besoin d’être renforcé et encouragé.
- Un engagement dans le dialogue interculturel et interreligieux qui connaît une évolution constatée. De plus en d’initiatives sont entreprises dans ce domaine, et le nombre croissant d’associations de dialogue à l’échelle locale, nationale et internationale auxquelles participent des musulmans en est un témoin. En parallèle à cette responsabilité des musulmans, il y a certainement une responsabilité de la société, qui peut permettre à la contribution musulmane d’apporter sa pierre à l’édifice de l’identité européenne. La responsabilité de la société dans ce domaine, corespond à une revendication citoyenne de a part de la composante musulmane européenne, mettant en avant aujourd’hui les exigences suivantes :
- Une confiance accordée aux citoyens musulmans en tant qu’acteurs positifs, qui ont leur place entière dans la société. Une telle confiance renforce l’engagement, dissipe les facteurs de repli et de marginalisation et fait exploser les énergies servant l’intérêt commun.
- Un combat rigoureux de toutes les formes de racisme, de xénophobie et d’islamophobie. Les différences et les spécificités de chaque communauté religieuse et culturelle peuvent constituer un élément d’enrichissement mutuel, comme elles peuvent être des facteurs d’isolement, en fonction de l’approche suivie dans le traitement de ces différences et de ces spécificités.
- Une gestion désintéressée de la question religieuse musulmane en Europe, et notamment au niveau de la représentation cultuelle des musulmans. La tradition européenne, très marquée par le sécularisme dans le rapport entre l’Etat et la religion, doit être respectée en ce qui concerne les musulmans. Tant que les musulmans agissent dans le cadre des lois, ils doivent être libres et indépendants pour s’organiser, former leurs cadres religieux et construire leur expression religieuse fidèle à leur tradition. Toute ingérence politique intérieure ou extérieure ne peut que trahir les principes d’égalité juridique entre les différentes confessions. Le traitement politique de certains pays européens voulant lier les affaires religieuses des musulmans d’Europe avec des pays musulmans étrangers laisse apparaître l’islam comme une religion étrangère, qui n’a pas le droit de cité comme toutes les autres religions présentes en Europe. La présence musulmane en Europe est une chance permettant de construire une identité européenne riche d’un patrimoine culturel et religieux diversifié, ce qui donne à cette identité une dimension planétaire.

En effet, l’identité d’une Europe unie et juste est une belle entreprise qui a besoin de toutes les forces vives. A l’ère d’une mondialisation globalisante et envahissante qui caractérise notre époque, nous devons confirmer des repères qui donnent à l’Homme l’espoir et lui garantissent la paix et la solidarité. Nous avons besoin certes de partir des acquis de l’Histoire, mais surtout d’insister sur le présent tout en en se projetant dans l’avenir; comme l’a bien exprimé Edgar Morin en disant de la communauté européenne :
« Notre communauté de destin n’émerge pas de notre passé qui la contredit, elle émerge à peine de notre présent parce que c’est notre futur qui nous l’impose (3) »

Ahmed Jaballah



(1) Jacques Delors disait dans l’un de ses discours en 1989 : « Il nous incombe… de donner plus de chair à cette communauté, et pourquoi pas un supplément d’âme. »

(2) Nous pouvons constater cette réalité de rapprochement et d’échange entre les musulmans d’Europe lors de leurs rencontres où ils expriment à la fois une unité de foi et une diversité de cultures qui leur permet de découvrir les richesses des langues et des cultures européennes.

(3) Edgar Morin, Penser l'Europe, Ed. Gallimard, 1987.


Transmis le Oct 02, 2008 - 08:39 PM Envoyez cette article à un ami Format imprimable
Religions-Laïcitéde Ghaleb Bencheikh, Président de la CMRP – France.

Les multiples contraintes et les différentes vexations auxquelles sont soumis les chrétiens d’Algérie et ceux d’Orient désormais très minoritaires dans le monde islamique continuent de susciter de sérieux débats notamment dans la mouvance du dialogue interreligieux en France et de par le monde.
Nous avons eu l’occasion à maintes reprises de nous insurger contre cet état de fait. Rien ne le justifie et aucun être épris de liberté, de justice et de paix ne l’accepte. Et notre désapprobation est totale.

Nous appelons à la vigilance pour condamner toute atteinte à la liberté religieuse et nous œuvrons inlassablement pour que la criminalisation de l’apostasie, dans les pays dits musulmans, prenne fin.
Quelque soit l’argument invoqué pour contrecarrer le prosélytisme agressif, il demeure irrecevable. Il vient se fracasser sur le rocher massif du droit à la liberté de conscience.
En principe, dans une société ouverte évoluée dans un Etat de droit, la lutte contre les mouvements sectaires, ne doit pas se traduire par les avilissements de type judiciaire contre ceux qui librement, choisissent de se convertir à une autre tradition religieuse.
Pour délicats qu’ils se présentent, le rôle et la mission des pouvoirs publics dans ce domaine, doivent demeurer toujours à la circonspection et au respect des libertés fondamentales. Celles-ci ne doivent pas être sacrifiées en vue de préserver on ne sait quelle identité confessionnelle !
Rappelons-le, il n’est pas dans les prérogatives d’un Etat démocratique et moderne de s’immiscer dans les affaires de conscience religieuse des administrés.
En outre, nous croyons fondamentalement que le degré d’avancement éthique d’une nation est apprécié à l’aune du sort des minorités en son sein.

Aussi une certaine interrogation nous taraude-t-elle lorsque nous entendons quelques voix requérir, dans cette douloureuse affaire, le principe dit de réciprocité. Non qu’il faille le récuser d’emblée. Bien au contraire, il doit être de rigueur dans toutes les relations interindividuelles, intercommunautaires et internationales. C’est une question de bon sens et d’équité. Bien que nos références scripturaires ne l’aient jamais brandi comme une conditio sine qua non dans les rapports entre les hommes.
Les préceptes nobles et les commandements moraux que recèlent à profusion, la Thora, l’Evangile et le Coran ont toujours magnifié, à l’instar des écrits des autres traditions religieuses, la gratuité du don, et la grâce qui transcende le mal par le bien en toutes circonstances. Tel est l’enseignement spirituel qui nous fait tendre asymptotiquement vers la félicité dès ici-bas :

« La bonne action et la mauvaise ne sauraient aller de pair. Rends le bien pour le mal et tu verras celui dont une inimitié te séparait de lui se transformer en ami et protecteur chaleureux » enjoint bien le Coran (s 41, v 34).

Nous ne pouvons que déplorer, en l’occurrence, la myopie affligeante des croyants musulmans qui, lisant ce passage, ne l’intègrent pas, ne le méditent pas et ne l’appliquent pas dans leur vie quotidienne.

Alors, pour revenir au sort des croyants sur les deux rives de la méditerranée et sans vouloir ratiociner, nous constatons que nous ne sommes pas, hélas, dans une situation classique de réciprocité stricto sensu. Pour la simple raison que chez nous, en France, nous avons l’heur de vivre dans un Etat laïque.
Certes, la laïcité dont le concept est de nos jours mutant et évolutif, a besoin d’être affinée et fixée sans recourir à des épithètes telles ouverte ou fermée, belliciste ou anticléricale voire d’intelligence ou d’indifférence. Mais, la laïcité, clé de voûte de nos institutions républicaines, demeure la catalyse de l’alchimie du mieux-vivre ensemble. Elle permet que « la loi garantisse le libre exercice de la foi aussi longtemps que la foi ne prétend pas dicter la loi. »
A cet égard, le citoyen est in abstracto au sein de la République, par delà ses appartenances confessionnelles et ses orientations métaphysiques. Ainsi, dans ce cadre, n’est-ce pas à une communauté religieuse, fût-elle la plus nombreuse et la plus enracinée, d’accorder des droits aux membres d’une autre communauté considérée comme « minoritaire ». Il y a lieu tout simplement de respecter la loi. Ce respect s’impose à tous les citoyens.

Ailleurs, la difficulté réelle réside dans la collusion entre le temporel et le spirituel et l’intrication du politique et du religieux dans les Etats à coloration confessionnelle. Et tant qu’on a l’islam comme religion d’Etat, son instrumentalisation et sa domestication vont bon train. L’autorité administrative s’érige comme tutrice et directrice de conscience des citoyens. Alors, à côté de l’appel à la réciprocité, tout à fait recevable, il faut aider les forces vives et les intellectuels dans la société civile sur place, à tout faire pour déconnecter la spiritualité de l’exercice politicien.

A tout le moins, cette situation dramatique aura montré qu’une presse libre s’est affranchie du carcan gouvernemental pour assumer ses responsabilités en toute indépendance et militer en faveur de la liberté de conscience.


Transmis le Août 01, 2008 - 01:45 AM Envoyez cette article à un ami Format imprimable
Religions-Laïcité


Groupe Inter-religieux pour la Paix 93

Saint-Denis 15 janvier 2008

Interreligieux et laïcité

Feuille de route pour une action commune

Religion et laïcité ne sont pas incompatibles, à condition de s’entendre sur le contenu des termes.

Les religions sont liées structurellement à l’absolu de Dieu. C’est pourquoi elles se prêtent à toutes les entreprises de récupération idéologique. Il y a donc une distinction à faire entre la dynamique religieuse elle-même et les usages détournés que l’on en fait, qui sont des perversions.

La perversion de la religion est dans sa réduction à une fonction strictement utilitariste au plan humain :
- pour les puissants, la religion ne peut pas être une légitimation du pouvoir en vue de la réalisation d’ambitions personnelles ;
- pour les pauvres et les faibles, la religion ne peut pas être une consolation illusoire qui incite à l’acceptation de conditions de vie indignes ;
- pour les craintifs, la religion ne peut pas être un réconfort sécurisant qui conduise au repli dans des groupes fermés, hostiles à toute altérité ;
- pour l’intelligence, la religion ne doit pas être un carcan intellectuel qui empêcherait l’homme de prospecter dans tous les domaines inconnus du savoir ;
- pour la volonté, la religion ne doit pas être un obstacle à la créativité, empêchant l’homme de gérer l’univers et d’aménager ses conditions d’existence ;
- pour tous, la religion ne doit pas être un étouffoir d’humanité en se réduisant à la compensation sacralisée d’une frustration.

Et pourtant, par sa référence à une altérité radicale, la religion interroge l’homme en profondeur dans sa volonté de puissance, ses limites, ses peurs, ses relations à l’autre et au monde, sa capacité à connaître et à maîtriser ses conditions de vie. Mais nous pensons que la religion n’est à la hauteur de sa réalité que lorsqu’elle se fait interrogation suggestive plutôt que censure et interdit.

D’un mot : la religion se pervertit lorsqu’elle s’érige en instance de pouvoir et de contrôle immédiat des conduites individuelles et collectives. Au contraire, la religion est fidèle à elle-même et au Dieu auquel elle renvoie lorsqu’elle se présente à l’homme comme force de proposition et suggestion de sens, à niveau personnel comme au plan relationnel. La dimension institutionnelle de la religion est au service de cette force de proposition et ne peut aller au-delà. Nous pensons que la normativité religieuse ne découle pas du corps religieux lui-même, mais seulement de la personne qui, face à la proposition de sens qui lui est faite, prend la liberté de se déterminer raisonnablement elle-même en fonction de ce qu’elle estime juste.

C’est en cela que la religion n’est pas antinomique par rapport à la laïcité.

Car dans le cadre de la laïcité, l’Etat ne nie pas le fait religieux en tant que tel, mais décide de ne reconnaître et de ne financer aucun culte, tout en réaffirmant la liberté de pensée, d’expression, d’association et de culte. La laïcité pose ainsi un principe d’indépendance de la société dans son travail d’organisation et dans son devenir collectif. En même temps, la laïcité garantit aussi la liberté individuelle en faisant barrage à l’ingérence directe du religieux dans la vie sociale : nul ne peut être inquiété ou subir de contraintes pour des questions religieuses.

Cependant, la séparation de l’Eglise et de l’Etat s’est produite à un moment historique où tous les membres de la société, religieux ou laïques, participaient de la même manière à des réseaux de sens collectifs et structurants. Qu’il s’agisse de la religion, de la patrie, d’un idéal de classe sociale ou d’un idéal de prospérité matérielle, il était entendu que la vie individuelle ne pouvait avoir de sens qu’au regard d’une destinée collective, quelle qu’elle soit. La valeur de l’individu était dans sa capacité d’agréger ses propres richesses personnelles à un ensemble qui le dépassait. Il y a plus dans le « tous » que dans « l’unique ». C’est le fondement de la démocratie au plan politique et de la cohésion sociale au plan national.

Or aujourd’hui, nous sommes sortis du monde fédérateur que constituaient la chrétienté et les grandes idéologies porteuses. L’épanouissement individuel concurrence directement l’utilité publique. L’intérêt individuel prédomine et s’exprime de manière ambivalente : dans le registre de la puissance, chacun voudra convaincre l’autre de son génie propre dans un domaine particulier, fût-il des plus restreints. Chacun rêve d’accéder à une position monopolistique par rapport à autrui. Dans le registre de la frustration, chacun revendiquera pour soi-même un statut de victime innocente et impuissante, comme pour mieux légitimer l’élimination de l’autre, diabolisé en bourreau coupable et tout-puissant. Le narcissisme de chacun postule ainsi la présence de l’autre, requis comme témoin du triomphe de la puissance individuelle ou de l’innocence de l’impuissance individuelle ou d’un groupe particulier. Le besoin de l’autre à des fins narcissiques est aujourd’hui le seul rempart contre l’éclatement social. Car en dehors de cet « usage » réducteur, l’autre n’est plus qu’un concurrent à éliminer.

Dans ce contexte largement conflictuel, la laïcité a sainement posé en France un principe de tolérance et de respect de chacun qui sauve théoriquement la culture de tout arbitraire idéologique et de toute violence individuelle. La laïcité se présente en cela comme un cadre juridique neutre garantissant à tous des conditions de vie possibles. Mais devant la fuite en avant de l’individualisme le plus exacerbé, devant la frénésie du gain, du matérialisme et du consumérisme, la laïcité, en raison même du cadre de neutralité idéologique qu’elle impose, semble mal outillée pour proposer des modèles renouvelés de valeurs individuelles et plurielles, aptes à produire de nouvelles synergies au cœur même de nos cultures diversifiées.

C’est à ce niveau que la religion peut avoir un rôle à jouer, à la condition impérative que ce rôle soit différent de celui du passé. Entre le contrôle omniprésent de la religion sur la société et la simple relégation du religieux dans la sphère du privé, n’y a-t-il pas de place pour une tierce voie constructive pour tous ? Nous pensons en particulier que l’interreligieux a modestement une carte à jouer puisque le dialogue interreligieux développe structurellement l’ouverture aux modes de pensée et de pratiques des autres traditions, dans une confrontation respectueuse, à la fois gratifiante et exigeante.

Nous pensons que la paix ne pourra se construire qu’en oeuvrant concrètement dans le sens de l’évolution qui se dessine. Nous pensons aussi qu’à niveau fondamental, la paix ne triomphera pas d’une lutte ouverte contre les forces contraires. Le bien ne doit pas se faire plus fort que le mal. Car dans une dialectique d’opposition frontale, chacun des opposants finit par faire sienne la stratégie de domination violente du mal. Il ne s’agit donc pas de con - vaincre l’autre à coups d’arguments probants, mais de s’investir concrètement dans un travail positif et constructif. Et ce travail commence par la conversion de son propre regard sur la réalité de l’autre. Car ce serait trop peu encore que de reconnaître le droit de l’autre à l’existence. Il faut aller jusqu’à faire renaître en soi l’estime pour l’autre par la reconnaissance assumée de sa particularité, de son mérite, de son honnêteté. Cela suppose que les uns et les autres travaillent durement à l’assainissement de leur propre démarche. Sur ce chemin, on ne peut qu’avancer ensemble, et au rythme du plus lent et du plus faible. Le plus violent est en réalité le plus faible et le plus lent. Mais à travers et au-delà de sa violence, c’est la part de dignité de l’autre qui doit être entendue et reconnue.

C’est dans cette perspective que le GIP 93 souhaite entreprendre une action modeste auprès des jeunes, en collaboration avec les réseaux scolaires existants.

Il ne s’agit pas de prêcher une idéologie de la paix, et certainement pas une idéologie religieuse, fût-elle positive dans son intention. Cette tentative relèverait encore de la perspective religieuse ancienne d’influence directe sur les consciences au nom d’une certaine idée du bien collectif.

Il s’agit de proposer des thématiques de réflexion susceptibles de produire de la créativité expressive et artistique. Et nul ne peut préjuger à l’avance ni de la forme, ni du contenu des œuvres à produire.


Transmis le Juin 26, 2008 - 11:46 PM Envoyez cette article à un ami Format imprimable
Religions-LaïcitéInformation de l’Association du Manifeste des libertés

Réunion-débat “La liberté de conscience et de culte en Islam : le cas baha’i en Iran et en Egypte”

En solidarité avec les sept détenus baha’is de Téhéran.

Récemment en Iran, sept responsables baha’is (deux femmes et cinq hommes) ont été arrêtés.
Détenus à Téhéran, ils sont accusés d’« avoir agi contre la sécurité nationale et d’avoir noué des liens avec des étrangers ».
Au mois de janvier dernier, 54 membres de cette communauté, estimée à quelque 300 000 personnes (5 millions dans le monde), ont été condamnés à des peines de prison, trois d’entre eux à quatre ans, les autres à un an avec sursis.
Les juges les accusaient de prosélytisme à Chiraz, une des villes où les membres de cette religion monothéiste fondée au XIXe siècle sont nombreux.

Prendront la parole : Foad Saberan, psychiatre, Marc Kravetz, journaliste, et Ghaleb Bencheikh, président de la CMRP-France.


Vendredi 27 juin 2008, de 19h30 à 22h
Maison Madeleine-Rébérioux
5 rue Perrée, 75003 Paris
(métro Arts-et-Métiers)

Pour réserver : manifeste@manifeste.org



Transmis le Juin 20, 2008 - 01:31 PM Envoyez cette article à un ami Format imprimable
Religions-LaïcitéLE SOLEIL DE DEMAIN
(Islam et laïcité au seuil des temps modernes, Edit. Domens, Pezenas, 2004)
par Foudil Benabadji. Préface de Jean Bertolino.

M. Benabadji, croyant en Dieu et à la modernité, a fait le dur apprentissage des réalités humaines, souvent sordides, comme travailleur social. Il est actuellement aumônier agréé de l'Administration Pénitentiaire en Savoie, et continue à puiser ses convictions, sa foi en l’homme, en se rendant là où il contribuera à faire réespérer les désespérés.

Il a étudié (p. 101 et 102) les bases de l’Islam, telles que nous les présentent les quatre rites sunnites, en insistant sur le côté chamaniste du Hanéfisme (jugement d’approbation person-nelle recommandé), du Malékisme (90 % de raison et 10 % de charia), du Chaféisme (rôle de persévérance), qui s’opposent au Hanbalisme qui a développé la charia la plus rigoriste, et que l’on voit aujourd’hui prôné dans des « discours pervers » et un « double langage » (p. 142) par les intégristes « qui rejoignent l’extrême droite dans la même détermination à marginaliser les jeunes musulmans de France » (p. 24).

L’auteur cite Mohamed Sifaoui : «J’ai fui l’intégrisme en Algérie, et je le retrouve en France » (p. 57). A l’opposé de cela, le courant libéral « Nahda », lancé en Egypte par Jamaleddine El Afghani, (p. 92) et Mustafa Abderrizaq qui a réhabilité le courant philosophique moutazilite (p. 93) est relayé par Malek Chebel (p. 97), et les Musulmans laïques, mouvement auquel l’auteur a adhéré avec Amo Ferhati, Karim Benkamla.
Ces derniers montrent bien « que la croissance de la démocratie dans le monde musulman viendra de l’impact de l’immigration au contact de toutes les dénominations de l’Europe ». D’ailleurs quatre députés européens (UMP, PS, Vert, PC) en sont issus (p. 145). Ainsi la laïcité adoptée par la France, « seul pays de l’Union Européenne à laquelle la Constitution fasse référence », (p. 41) n’est pas incompatible avec un enseignement du fait religieux en France (p. 119), dans la mesure, où comme le Pr Ali Merad le constate (p. 179), une exégèse moderne appliquée aux textes fondateurs permettrait de mieux distinguer ce qui est intangible en matière de foi, de culte, de morale, et qui comme le constatent les Salafiya (p. 102), se distingue de la vie sociale, elle-même amendable et de l’instrumentalisation politique.

M. Benabadji recommande donc au CFCM (Conseil Français du Culte Musulman) : « d’affronter les vrais sujets de notre siècle, une réadaptation de la charia, la prise en compte de la modernité, de la laïcité, de découvrir les synthèses actives avec l’Occident et de faire face aux mouvements meurtriers de l’islamisme radical. Commencer dès aujourdhui la formation qualifiante des Imams qui «s'auto-proclament» en France et en Europe et celle des aumôniers pour les armées, les hôpitaux, sans oublier celle des prisons, qui est un monde totalement à part ». (p. 175).
C’est de Chambéry que nous vient cet appel à une nouvelle démarche intellectuelle, tenant compte de la modernité des Anciens, qui préparèrent la Re-naissance européenne, après Averroès et la philosophie du «Kalam» aujourd’hui comme hier, en butte aux mêmes vindictes des intégristes militants. M. Benabadji apporte sa pierre à un combat de Titans.

Christian Lochon



Transmis le Fév 05, 2008 - 11:25 PM Envoyez cette article à un ami Format imprimable
Religions-Laïcité

INVITATION


Dans le cadre de sa thématique 2007-2008 : « LIBERTE, CREATIVITE & RESPONSABILITE»,
L’institut International de la Pensée Islamique – IIIT France a le plaisir de vous inviter,

Le dimanche 9 Décembre 2007 de 9h30 à 18h30
Au siège de l’Institut : 9/11 avenue Michelet 93400 Saint Ouen 9ème étage
Métro n°13, arrêt Carrefour Pleyel, Sortie BD Ornano
à son colloque intitulé :


CENSURE ET AUTO-CENSURE
DANS LE DISCOURS ISLAMIQUE



9h30: Accueil

10h00 – 12h00: Table I

Censure et auto-censure dans la littérature islamique classique


Mahbouba Merchaoui Ben Nasser
Tahar Mahdi

12h00 – 14h00 : Pause déjeuner

14h00 – 16h00 : Table II

Evolution historique des formes et expressions de la censure et de l’auto-censure


Ridha Chaïbi
Jean Martin

16h30 – 18h30 : Table III

Articulations modernes de la censure et de l’auto-censure et défis de demain


Yacob Mahi
Mohamed Mestiri

Questions et thèmes abordés :
Articulation : censure / auto-censure
Censure du texte ou du contexte ?
Censure : Maladie de la liberté, malaise de la créativité
Surmonter la culture de la censure : un défi pour demain

Entrée libre


IIIT-France

Axe Nord, 9-11, avenue Michelet, 9e étage, 93400 Saint Ouen
M° Carrefour Pleyel - RER D stade de France - Bus 173 et 255
Tél : 0140102446 - Fax : 0140102447 -
www.iiitfrance.net

Parutions 2006-2007 IIIT Editions :
Identitaire et Universel dans l'Islam Contemporation, Mohamed Mestiri et Daniel Rivet
Contemplation Méditative, Malik Badri
Statut des Minorités, Taha Jabir al Alwani


Transmis le Nov 30, 2007 - 12:18 AM Envoyez cette article à un ami Format imprimable
Religions-LaïcitéCompte-rendu du Débat en présence de Régis Debray et Claude Geffré, le samedi 14 octobre 2006,
à propos de leur dernier ouvrage commun

Avec ou sans Dieu ?


REVUE DE PRESSE


Le philosophe, le théologien et la religion

Régis Debray, l'agnostique, et Claude Geffré, le dominicain, ont échangé sur l'actualité du fait religieux. Une discussion de haute volée.
Si les messes et les prières ne remplissent plus les églises ou les mosquées, les débats sur les religions remplissent toujours les salles de conférences. Hier, celle de l'Abbaye de St-Jacut-de-la-Mer était archi-comble. Un public de catholiques, en majorité des retraités, venu conforter sa croyance et se ressourcer à la pensée de deux grands intellectuels. A ma gauche, un philosophe et écrivain, un agnostique qui revendique son héritage culturel chrétien, Régis Debray, 66 ans. A ma droite, un dominicain et professeur de théologie, un croyant, spécialiste du dialogue entre les religions, Claude Geffré, 80 ans. A la tribune, les deux co-auteurs du livre d'entretiens "Avec ou sans Dieu?" (éditions Bayard), se partagent la vedette. L'échange est brillant, les concepts pointus, les mots précis, mais le tout reste accessible. Un bonheur pour l'esprit.

"Pourquoi vous, l'agnostique, vous passionnez-vous autant pour les religions et le fait religieux ?" demande Claude Geffré. "J'ai été élevé dans une culture catholique, mais j'ai perdu la foi à l'adolescence, répond Régis Debray. J'ai reçu une éducation supérieure rationaliste. J'ai connu le socialisme réel dans les pays communistes, poursuit l'ancien compagnon de route de Che Guevara dans les années soicante, devenu conseiller de François Mitterrand. Et je me suis toujours demandé pourquoi les religions durent alors que les systèmes économiques changent et s'effondrent. J'en déduis qu'il n'y a pas de société sans transcendance. Ce n'est pas parce qu'on est athée qu'on n'a pas de valeurs sacrées. Et on peut faire vivre une sacralité non religieuse. Un homme qui agit est un homme qui a la foi. Foi en Dieu, mais aussi en la République, en l'avenir." La discussion est lancée sur des bases très élevées, comme l'on dit au départ d'un record du monde 1500 mètres.

"La quête du divin et du sacré est propre à l'homme, affirme Claude Geffré. Mais il est impossible de rêver d'une religion universelle. Car les religions en tant que systèmes s'excluent les unes aux autres. Mais il existe des expériences communes qu'il faut partager pour entamer et poursuivre le dialogue."
Une question fuse. Que pense le théologien du récent discours de Benoît XVI sur la violence de l'Islam ? "Il existe un génie de l'Occident, au point de rencontre des traditions bibliques et de la raison critique, dont nous devons être fier, répond Claude Geffré.
Mais attention à ne pas introduire de hiérarchie entre les religions. Le christianisme est porteur d'un message universel qui doit pouvoir s'ouvrir, même si c'est difficile. On ne peut pas légitimer la violence au nom de Dieu, parce que Dieu est amour."


Pour sa part, Régis Debray met en garde. "Oui, il faut dire non à l'intégrisme. Résister à ses excès, ce n'est pas mépriser l'Islam. Mais ne tombons pas dans le piège de l'ethnocentrisme occidental. Les Lumières sont aussi aveuglantes. Si pour les autres cultures, le christianimse doit se confondre avec la défense des intérêts politiques et militaires de l'Occident, nous faisons fausse route."

Philippe Gaillard, Ouest France, 15 octobre 2006

" La question de Dieu court toujours… "
C'est cette constatation à l'actualité récurrente, énoncée par Claude Geffré, théologien, qui a fait se déplacer un public dense et averti samedi 14 octobre à l'Abbaye. L'assistance a suivi passionnément le jeu de questions-réponses bien rodé entre Claude Geffré et Régis Debray, philosophe, auquel elle était invitée à participer. Elle ne s'en est pas privée.

Le père dominicain et le philosophe ont poursuivi publiquement le dialogue qui font la chair de leur tout récent ouvrage "Avec ou sans Dieu ?", paru aux éditions Bayard. Le livre rédigé à deux têtes et quatre mains laisse la question en suspens, mais incite chacun à chercher une éventuelle réponse qui satisfasse au mieux sa sensibilité religieuse ou simplement humaine. A titre d'exemple, celle des deux auteurs. Là où l'agnostique voit dans la religion "un principe de cohésion sociale mû par une certaine transcendance", le religieux décèle "une façon de faire sens au-delà de la cohésion sociale".

La transmission en question
Pour l'agnostique, "la permanence du fait religieux" revêt une telle importance que la compréhension de l'histoire des hommes passe obligatoirement par la connaissance.
Devant la "crise de la transmission" à laquelle notre début de millénaire est confronté, Régis Debray charge "l'école de prendre ce relais. Il y a nécessité d'aborder de façon décomplexée le fait religieux à l'école publique".
La transmission apparaît comme le nouveau cheval de bataille de Régis Debray. Pour y répondre et "lutter contre les ruptures du temps et des générations", le chercheur a fondé la revue "Médium" (revue trimestrielle, uniquemement par abonnement : 01.40.46.01.88). Les rédacteurs y "honorent le souci de transmettre" comme "le plus sûr des remèdes à notre finitude."

Caroline PARIS, Le Petit Bleu, 19 octobre 2006


Transmis le Mar 10, 2007 - 06:53 PM Envoyez cette article à un ami Format imprimable
Religions-Laïcité

ICM - Institut Catholique de la Méditerranée

COLLOQUE

Le dialogue interreligieux entre théologie et politique
Samedi 27 janvier 2007 de 10h à 18h



Intervenants :

Christian Salenson, directeur de l'ISTR
Jean-Marc Aveline, directeur de l'ICM
Fadi Daou, directeur de l'ISTR de l'Université de St Joseph de Beyrouth
Joseph Maïla, directeur du centre de recherche pour la paix
Jean-Marc Charron, professeur à l'Université de Montréal
Régis Debray, président d'honneur de l'Institut européen en sciences des religions.

Auditorium du Mistral
11 impasse Flammarion - 13001 Marseille
04 91 50 35 50
icm@cathomed.cef.fr


Transmis le Jan 24, 2007 - 11:20 PM Envoyez cette article à un ami Format imprimable
Religions-Laïcité

INVITATION


L’institut International de la Pensée Islamique – IIIT France a le plaisir de vous inviter, dans le cadre de sa thématique 2006/2007 « Pensée dans la cité »,

Le samedi 27 Janvier 2007 de 14H à 17H30
Au siège de l’Institut : 9/11 avenue Michelet 94300 Saint Ouen 9ème étage

Métro n°13, arrêt Carrefour Pleyel, Sortie BD Ornano
A son colloque intitulé :


CITOYENNETE & OUMMA

- Y a-t-il des contradictions réelles dans cette dualité identitaire ?
- L’appartenance à la Oumma : entrave-t-elle l’engagement citoyen ?
- Oumma de la foi ou Oumma géopolitique
- Unité de la Oumma et pluralisme citoyen

Accueil : à partir de 13 H


Table ronde I : de 14H à 15H30

Oumma musulmane :
Utopie d’unité, espoir du renouveau ou projets de réforme ?



Modératrice : Fawzia Al Ashmawi
Intervenants :


Tareq Oubrou,
Recteur de la mosquée de Bordeaux
Ahmed El Alami,
Docteur en Sciences Politiques, Toulouse
Mohamed Mestiri,
Directeur de l’institut international de la pensée islamique, IIIT France


Table ronde II : de 16H à 17H30


Engagement citoyen dans la culture musulmane, ses implications et ses défis en Europe et en France



Modérateur : Mohamed Mestiri
Intervenants:

Franck Frégosi,
Chargé de recherche au CNRS et membre de l'Observatoire du religieux - IEP, Aix-en-Provence
Fawzia Al Ashmawi,
Professeur à l’université de Genève et Secrétaire Général de la Conférence Islamique Européenne
Eric Geoffroy,
Professeur d'arabe et d'islamologie à l'université Marc Bloch de Strasbourg


Entrée libre


IIIT / France : 9-11 Avenue Michelet 93400 Saint Ouen. TEL : 01.40.10.24.46 – FAX : 01.40.10.24.47
E. mail : iiitfrance@yahoo.fr
Site Internet : www.iiitfrance.net


Transmis le Jan 24, 2007 - 08:48 PM Envoyez cette article à un ami Format imprimable
Religions-Laïcité

L’institut International de la Pensée Islamique – IIIT France vous invite à une
Rencontre – Débat


« Pouvoir politique et légitimité en Islam »


Avec


M. Abderraouf Boulaabi


Directeur de l’Institut Supérieur des Sciences Islamiques - ISSI,
Docteur en sociologie politique et Islamologie

Autour de son dernier livre paru chez éd. l’Harmattan, 2006 :
« Islam et pouvoir : les finalités de la Charia et la légitimité du pouvoir »

Samedi 16 Décembre 2006 à 14H00


Au bureau de l’institut situé au
9-11 Avenue Michelet 93400 St Ouen
Métro n°13, arrêt Carrefour Pleyel, Sortie BD Ornano
Entrée : libre

Tél. : 01.40.10.24.46 - Fax : 01.40.10.24.47 - E. mail : iiitfrance@yahoo.fr
Site Internet : www.iiitfrance.net





Transmis le Déc 08, 2006 - 07:52 PM Envoyez cette article à un ami Format imprimable