Religions et conflits

Suite au communiqué de l'association « Les Imams de France » ( voir ci-contre ), Gérard LEROY, ancien secrétaire général de la CMRP, nous adresse le lien ci-dessous relatif aux exactions dont sont victimes plusieurs communautés religieuses en Afrique et au Moyen-Orient.
N'évoquez pas la Syrie ou l'Irak à la télévision... Il y a le Tour de France !

http://questionsenpartage.com/n%E2%80%99%C3%A9voquez-pas-syrie-l%E2%80%99irak-%C3%A0-t%C3%A9l%C3%A9vision-il-y-tour-france



Transmis le Août 07, 2014 - 05:25 PM Envoyez cette article à un ami Format imprimable
Religions-LaïcitéLes créationnistes ? -------------- par Foudil BENABADJI

Bonjour Monsieur Ruffier,
Dans le quotidien "Le Dauphiné Libéré", de dimanche 7 octobre, j'ai été agréablement surpris par votre coup de gueule : "La guerre aux créationnistes est déclarée". Parfois les médias interprètent magistralement nos pensées, et dans ce cas je voudrais réagir sur ce petit texte qui me paraît important du fait de l'actualité. "Il faut redonner le gout de la sciences et la place de la raison dans notre société". Nous savons tous ce qui se passe à Lyon, mais plus près encore, à Grenoble. Les gens savent-ils ce que sont les créationnistes ?
Le Conseil de l'Europe nous indique dans sa résolution du 04 oct. 2007, qu'actuellement les créationnistes, essentiellement d’obédience chrétienne ou musulmane, investissent de plus en plus dans l’enseignement. Il y a de quoi nous faire réfléchir. Le Collège de France est intervenu et a affirmé son opposition aux créationnistes. Ce courant est très fort, il a ses origines sur le continent nord-américain, et il existe actuellement chez nous, en France. Ces mouvements évangélistes et musulmans, en petites minorités certes, montrent un prosélytisme exacerbé. Ce qu'ils écrivent relèvent de la falsification. La montée en puissance de ce mouvement, l'endoctrinement des enfants et son impact sur notre société sont réels. Il s'agirait de mettre sous contrôle encore plus étroit le système d'éducation, et parallèlement inciter au rejet de la science, phénomène qu'ils exploitent cyniquement depuis un quart de siècle pour de petits profits politiques. Ce systéme de croyance est sans équivalent dans notre société ou plus du tiers de la population croit déjà que « les êtres vivants existent sous leur forme actuelle depuis le commencement des temps » et soutient l'idée d'interdire l'enseignement de la théorie de l'évolution pour la remplacer par le créationnisme.
Il est vrai que la culture générale, qui doit ouvrir à l’universel, c’est-à-dire à la connaissance de notre commune humanité dans ses différentes composantes, s’appauvrit considérablement lorsqu’elle se trouve amputée de la dimension religieuse. La prise en compte, chez nous en France, du Fait Religieux dans l’enseignement apporte des clés de lecture en ce domaine et réalise une ouverture des esprits par des rencontres constructives dans la découverte de l'histoire de la religion (ou encore : sciences des religions), et les richesses culturelles de l’autre. Mais des blocages, on ne sait d'où ils viennent, se manifestent aprement.
Face à la progression des fondamentalismes et des communautarismes, cet enseignement de type critique et rationnel représente un enjeu considérable. L’étude critique des textes, la prise en compte des genres littéraires, la critique historique des documents, permettent de prémunir les esprits à l’égard de la crédulité et des lectures simplistes.
La nécessité de cette prise en compte du Fait Religieux dans l’enseignement scolaire a été réaffirmée à plusieurs reprises depuis le rapport Debray. "Enseigner le Fait Religieux", cela renvoie à la dimension culturelle a indiqué Lionel Jospin en 1980. L’enseignement du fait religieux est nécessairement pluraliste puisqu'il traite des différentes religions - et non confessionnel : il aborde les religions en tant que faits de civilisation a déclaré Jack Lang en présentant ce rapport Debray. Alors, que font les politiques, qu'est-ce qu'on attend pour que les associations et les administrations reçoivent un grand coup de pousse et encourager les initiatives dans ce domaine précis.
En tant qu'aumônier dans les prisons de la Savoie, je considère que je suis dans un laboratoire. J'ai expérimenté le Fait Religieux. C'est un autre domaine dans lequel je peux apporter mon témoignage. (Il faudra aussi se prémunir de tous les discours, celui du fondamentaliste en particulier qui vous dira qu'il lutte contre la drogue et l'alcool, qu'il est un adepte de la laïcité et qu'il respecte les lois de la République .???..). Je voudrais aussi avoir l'occasion d'aborder le Niqab et la Burka qui se développent surtout parmi les converties..?..
Avec mes excuses d'avoir été trop long.

Foudil BENABADJI Aumônier musulman de la Pénitentiaire
Administrateur de la Conférence Mondiale des Religions pour la Paix.
Association UFCM / ICMF et UDEA 06 64 80 60 01
www.memoire-mediterranee.com.


Transmis le Oct 15, 2012 - 08:38 PM Envoyez cette article à un ami Format imprimable
Religions et conflitsRéactions à l'attaque dans la Cathédrale de Bagdad :

- Communiqué du Conseil Français du Culte Musulman (CFCM)


- Homélie du Pape Benoît XVI, le jour de Toussaint (1er novembre 2010)


- Condamnation par le recteur de la Grande mosquée de Paris, Dalil Boubakeur


- Communiqué de Mgr Santier, Président du Conseil pour les relations inter-religieuses de la conférence des Evêques de France.


- Communiqué du comité interreligieux de la famille franciscaine.


- Communiqué du Rassemblement des musulmans de France.


- Réaction de M. Foudil Benabadji, président de l’Union des Familles de Culture Musulmane, Administrateur de la Conférence Mondiale des Religions pour la Paix- France.



De nombreuses autres réactions ont été reçues, en particulier de divers groupes de dialogue interreligieux en France.

Transmis le Nov 06, 2010 - 11:55 PM Envoyez cette article à un ami Format imprimable
Religions et conflits

LES BAHA'IS DE FRANCE

Communiqué

Iran :
Le procès des sept bahá'ís repoussé

Paris, le 17 août 2009 – Le procès des sept bahá’ís accusés d'espionnage et de blasphème en Iran a été repoussé au 18 octobre, à la demande de leurs avocats Me Hadi Elsmailzadeh et Me Mahnaz Parakand.

Ces deux avocats du Centre des droits de l'Homme de Téhéran ont dû prendre en charge la défense des sept accusés en urgence, alors que Me Abdolfattah Soltani, du Centre des droits de l'Homme de Téhéran, est lui même incarcéré depuis le mois de juin, et Me Shirin Ebadi, prix Nobel de la Paix, n'est pas rentrée en Iran depuis le début des troubles.

Les accusés sont cinq hommes et deux femmes. Les journaux proches du pouvoir les accusent d'«espionnage pour Israël, offense au caractère sacré de la religion, et propagande contre la République islamique». Les familles ont été oralement averties d'une charge supplémentaire : «propagation de la corruption sur terre» («Mofsed fel arz»). Ces charges sont passibles de la peine de mort.

Pour Amnesty International, qui a lancé une action urgente en leur faveur, ils sont des «prisonniers d’opinion, détenus uniquement en raison de leurs convictions et de leurs activités en faveur de la communauté baha’ie».

Les bahá'ís de France espèrent que ce nouveau développement traduise une réelle volonté de la part des autorités iraniennes de respecter les droits de la défense de ces sept prisonniers. Un signe encourageant en ce sens serait leur libération sous caution.

Une trentaine de bahá'ís sont aujourd'hui détenus en Iran, tous en raison de leurs seules convictions. Ils sont considérés comme des «infidèles non-protégés». Cette minorité religieuse –la première minorité non-musulmane du pays – est qualifiée d' «organisation illégale», et les journaux officiels la nomment le plus souvent «la perverse secte bahá'íe».
Contact : Silène Martino – Tél. 06 23 16 70 82 – silene.martino@gmail.com


Transmis le Août 18, 2009 - 07:49 PM Envoyez cette article à un ami Format imprimable
Religions et conflitsCommuniqué des bahá'ís de France - 13 août 2009



Iran



Les sept bahá'ís accusés d'espionnage jugés mardi, leur avocat incarcéré




Sept bahá'ís, détenus depuis plus d'un an à la section 209 de la prison d'Evine de Téhéran, qui encourent la peine de mort, doivent être jugés mardi prochain. Pourtant, au mépris des règles juridiques, leurs avocats ne pourront pas les défendre : Me Abdolfattah Soltani, du Centre des droits de l'Homme de Téhéran (fermé par les autorités en décembre dernier), est lui même incarcéré depuis le 16 juin, et Me Shirin Ebadi, prix Nobel de la Paix, n'est pas rentrée en Iran depuis le début des troubles.



Semblant ignorer l'incarcération de Me Soltani, les autorités judiciaires iraniennes lui ont adressé un courrier lui demandant de se présenter au procès de ses clients le 18 août à 9 heures.



Les accusés sont cinq hommes et deux femmes, âgés de 37 à 76 ans. On les appelle les «Yaran», les «amis» : ils étaient les administrateurs de la communauté bahá'íe d'Iran, un groupe ad hoc constitué en l'absence de structures élues, dissoutes par le régime après la Révolution de 1979.



Les journaux officiels iraniens indiquent que les «Yaran» sont accusés d'«espionnage pour Israël, offense au caractère sacré de la religion, et propagande contre la République islamique». Les familles ont été oralement averties d'une charge supplémentaire : «propagation de la corruption sur terre» («Mofsed fel arz»). Ces charges, bien entendu infondées, sont passibles de la peine de mort. Me Shirin Ebadi, qui avait accepté de défendre les sept accusés malgré les menaces et les intimidations, n'a jamais pu les rencontrer.



Pour Amnesty International, qui a lancé une action urgente en leur faveur, les sept «Yaran», ainsi que leur avocat, sont des «prisonniers de conscience».



Une trentaine de bahá'ís sont aujourd'hui détenus en Iran, tous en raison de leurs seules convictions. Depuis trente ans, ils sont considérés comme des«infidèles non protégés». Cette minorité religieuse -la première du pays, si on excepte les musulmans sunnites- est qualifiée d' «organisation illégale», et les journaux officiels la nomment le plus souvent «la perverse secte bahá'íe».



Les bahá'ís, déjà persécutés à des degrés divers sous le précédent régime, vivent en sous-citoyens dans leur pays depuis l'avènement de la République islamique en 1979. Ils sont privés d'études supérieures, et d'accès à la fonction publique. Il suffit d'être bahá'í pour voir ses biens confisqués, être privé de retraite, interdit de prêt bancaire, ou licencié. A l'école on encourage les enseignants à humilier en public les enfants bahá'ís. Des centaines de cimetières bahá'ís ont été profanés et rasés. Les citoyens qui s'attaquent aux bahá'ís ne sont pas inquiétés.



Plus de 200 bahá'ís, dont deux mineurs, ont été exécutés par le régime depuis 1979.





contact :

presse@bahai.fr

Silène ALMERAS MARTINO - tel. portable 06 23 16 70 82

Foad SABERAN - saberan@orange.fr


Transmis le Août 13, 2009 - 11:15 PM Envoyez cette article à un ami Format imprimable
Religions et conflitsIsraël-Palestine 17 mai 2009
Par Laurent Klein


Réfléchir aux perspectives de sortie de crise en Terre Sainte depuis Paris est un drôle d’exercice ! Comment, lorsque l’on n’a aucune influence politique, aider à résoudre ce conflit ? Quelle contribution apporter pour aider Israéliens et Palestiniens à sortir de l’ornière ?
Pour celui qui n’est pas indifférent à ce sujet, il me semble que la priorité est de se demander : « Que sais-je faire qui me permette d’œuvrer dans le sens de la paix ? » Et œuvrer dans le sens de la paix implique un engagement pour les deux parties en souffrance, Israéliens et Palestiniens. Bien sûr, chacun peut avoir en son cœur un faible en faveur de l’un des deux peuples. Bien sûr, par moments, chacun peut ressentir un grand découragement et se laisser aller à un soutien unilatéral. Néanmoins, il ne faut pas perdre de vue qu’une solution juste ne pourra être acquise qu’au prix de renoncements des deux protagonistes, et ceci au bénéfice de ces mêmes deux protagonistes.


Transmis le Juin 12, 2009 - 12:21 AM Suite du texte (11661 octets de plus) Envoyez cette article à un ami Format imprimable
WCRP - International

WCRP - Déclaration sur l’essai nucléaire nord-coréen
28 mai 2009

Dr. William F. Vendley, secrétaire général


Le récent essai nucléaire de la Corée du Nord préoccupe gravement les croyants et toutes les personnes de bonne volonté dans le monde entier.

Les armes nucléaires sont essentiellement destructrices de la vie humaine et de l’écosystème mondial dont toute vie dépend. L’argument de la religion quant à leur immoralité foncière va de soi. Les diverses traditions religieuses reconnaissent, chacune à sa manière, que la vie trouve son origine ultime dans une source divine. Il s’ensuit que pour les hommes et les femmes de religion, détruire volontairement la vie humaine et l’écosystème qui la rend possible est attaquer violemment leur origine divine. L’armement nucléaire est immoral en soi car il menace la vie elle-même.

Pour empêcher que les armes nucléaires se répandent, le monde doit les rejeter universellement. Cela signifie qu’aucun nouvel Etat ne doit s’en doter, et que ceux qui les possèdent doivent collaborer pour en réduire les stocks et finalement les éliminer.

Les fidèles de différentes religions dans le monde appellent les responsables de la Corée du Nord, des Etats possédant l’arme nucléaire et des autres parties en cause à coopérer en vue de résoudre toutes les questions que pose l’application par la Corée du Nord du traité sur l’interdiction des essais nucléaires.

Depuis quarante ans, le Conseil mondial de Religions pour la Paix milite pour un monde libéré de l’arme nucléaire en affirmant : « Nous reconnaissons le devoir sacré de promouvoir et de préserver la plénitude de la vie, et nous prions pour que soient donnés la sagesse et le courage d’en finir avec ces instruments de destruction totale. »

Il y a deux semaines, Religions pour la Paix a participé aux Nations Unies à New York aux réunions préparatoires positives et constructives tenues dans le cadre du traité de non-prolifération. L’essai nucléaire récent en Corée du Nord souligne que ces efforts sont plus urgents et plus nécessaires que jamais.


Transmis le Juin 02, 2009 - 02:55 PM Envoyez cette article à un ami Format imprimable
Vivre ensemble
MEDITATION LAÏQUE / ENRICHIS PAR LA DIVERSITE
Par Kudrat Singh

On donne souvent aux nouveaux venus à la méditation l'instructions suivante que la tradition populaire attribue par ailleurs au Bouddha : "Ajuste ta pratique comme tu tends les cordes de ta cièle ! Pas assez, elles ne joueront pas; trop, elles casseront !"

Transmis le Avr 28, 2009 - 08:43 PM Suite du texte (3195 octets de plus) Envoyez cette article à un ami Format imprimable
Religions et conflits


Communique from Israeli and Palestinian Youth

EMERGENCY CONSULTATION
OF ISRAELI AND PALESTINIAN RELIGIOUS YOUTH
COMMUNIQUÉ
21 JANUARY 2009 | PARIS, FRANCE



Four Israeli and four Palestinian youth leaders—Christian, Jewish, and Muslim—from East and West Jerusalem, gathered in Paris to discuss the current challenges, discern shared concerns and develop common action. The consultation was organized by Religions for Peace, the world’s largest and most representative multi-religious coalition.

The consultation began with reflections on the impact of the war in Gaza and Southern Israel. Participants engaged in honest and open exchange of their personal sentiments, pain, fear, and hope.

On the second day, Israelis and Palestinians first met separately to discuss their respective challenges and concerns, followed by a joint session in which contentious issues, including root causes of the present conflict, were raised in a spirit of honesty and trust. There were painful moments when participants found fundamental differences in their respective understandings of the causes of the current conflict. Despite such difficulties, participants kept their courage and commitment to dialogue and listened to different perspectives.

The consultation was supported by Religions for Peace Global Youth Network members on six continents through prayer and simultaneous actions. Among many actions in solidarity were the presentation by a youth delegation from Religions for Peace Japan of 1,600 messages of peace and support from Japanese religious youth leaders, and the European Interfaith Youth Network’s initiatives in support of Israeli and Palestinian youth. The participants felt enriched and inspired by such insights from an international context, which contributed to the mutual learning experience. Participants also appreciated the warm and generous welcome provided by the Religions for Peace French chapter.

The Israeli and Palestinian youth leaders expressed their commitment to continue dialogue around shared concerns and to develop a plan of action in Jerusalem through broadening the circle of dialogue between the two peoples.




Transmis le Avr 28, 2009 - 12:23 AM Envoyez cette article à un ami Format imprimable
Religions et conflitsDéclaration du Secrétaire général
Protéger les innocents au Sri Lanka

20 avril 2009


Cent cinquante mille civiles sont en sérieux danger, pris au piège entre les militaires gouvernementaux et les forces des Tigres de la Libération de l’Eelam Tamil, sur une étroite bande de terre au Sri Lanka. Les lieux où ils vivent sont bombardées par l’armée sri-lankaise, et les Tigres tamoul se servent d’eux comme de boucliers humains.

Des photos aériennes prises ce matin montrent des milliers de gens s’efforçant de quitter la zone des combats tandis que des dizaines de milliers restent sur place. Le Groupe international des crises et d’autres organisations dignes de foi font savoir que les populations encore prises au piège souffrent d’une grave pénurie d’eau, de denrées alimentaires et de soins médicaux.

Le gouvernement et les Tigres tamoul sont responsables de la protection des civils innocents. Deux mesures d’urgence doivent être prises.

Le gouvernement sri-lankais doit stopper son offensive et accepter une trêve humanitaire sous le contrôle des Nations unies et du Comité international de la Croix-Rouge pour rendre possibles les secours et la mise en place d’un corridor humanitaire permettant aux civils innocents d’évacuer les lieux. Les Tigres tamoul doivent immédiatement permettre aux civils de quitter la zone et cesser les recrutements forcés. Le droit humanitaire international doit être respecté par les deux parties. Le fait que l’une d’elles ne l’observe pas ne donne pas à l’autre le droit de nuire aux innocents ni de ne pas les protéger.

Le Conseil de sécurité des Nations unies, d’autres organisations internationales et les pays en relations avec le Sri Lanka doivent faire usage d’urgence de tous les moyens à leur disposition pour assurer la protection des innocents.

Religions pour la Paix Sri Lanka travaille avec des responsables des communautés bouddhiste, hindouiste, chrétienne et musulmane pour soutenir leur coopération en vue de la paix. Ces communautés ont un héritage moral très fort et des membres qui peuvent aider à construire un climat de paix après qu’on se sera occupé de cette crise humanitaire.

Dr. William F. Vendley
Secrétaire Général


Transmis le Avr 21, 2009 - 12:48 AM Envoyez cette article à un ami Format imprimable
Religions et conflitsContact:
Ms. Andrea Louie, Religions for Peace
New York, USA
Tel: (+1) 212-687-2163
alouie@wcrp.org

Communiqué de presse.


Le Conseil de Religions pour la Paix du Proche Orient et de l’Afrique du Nord
demande que le processus de paix en Terre Sainte prenne un vigoureux nouveau départ.

Le Conseil adresse cet appel aux chefs d’Etat, aux Nations Unies, à la Ligue arabe, et à l’Organisation des Etats islamiques—


(New York, 1er avril 2009)— Le Conseil de Religions pour la Paix pour le Proche Orient et l’Afrique du Nord, organe régional de l’organisation pluri-religieuse mondiale la plus grande et la plus représentative, a lancé aujourd’hui un appel à la reprise du processus de paix en Terre Sainte, y compris un encouragement à l’engagement des hauts responsables religieux à la recherche de la paix, l’octroi d’une aide humanitaire à Gaza, le respect des élections démocratiques dans la région et la sauvegarde de Jérusalem comme ville sainte accessible à tous les croyants.
Vingt membres du Conseil de Religions pour la Paix pour le Proche Orient et l’Afrique du Nord – musulmans, chrétiens et juifs – se sont réunis à Istanbul les 2 et 3 avril. Ils ont prié le Dr. William F. Vendley, secrétaire général de Religions pour la Paix de faire parvenir cet appel dans une lettre adressée au nom du Conseil aux Nations Unies, aux Quatuor sur le Proche Orient dans le cadre des Nations Unies, à la Ligue arabe, à l’Organisation des Etats islamiques, à S. M. le roi Abdullah d’Arabie saoudite, gardien des deux mosquées sacrées, et au président des Etats Unis Barack Hussein Obama.
« Nous partageons votre profond souci de la paix en Terre Sainte » ont déclaré les responsables religieux. « Nous avons en horreur les grandes souffrances de tant d’innocents dans nos pays. La violence et les destructions terribles de la guerre récente à Gaza rendent urgent notre désir de travailler ensemble à établir une paix réelle fondée sur la justice et le droit international, capable d’assurer la sécurité à tous. »
Dans leur lettre, ces hautes personnalités religieuses pressent les responsables politiques d’aider à ce que :

1 – « le processus de paix prenne un vigoureux nouveau départ. En particulier, nous [les responsables religieux] avons pris note des efforts que représente l’initiative de paix arabe, de ceux du Quatuor sur le Proche Orient des Nations Unies et des possibilités qu’ouvre la nouvelle Administration des Etats Unis. Toutes les voies doivent être utilisées pour que reprenne un processus de paix entièrement sérieux et soutenu.

2 – « les responsables religieux s’engagent dans la recherche de la paix. Nous sommes des responsables religieux, non des politiciens. Nous réclamons des efforts politiques audacieux et honnêtes conçus de manière à réaliser la paix dans la justice. Nous n’en sommes pas moins convaincus qu’il n’y aura pas de paix réelle sans un engagement adéquat des leaders religieux de Terre Sainte. Nous demandons à être engagés de manière appropriée, et consultés formellement sur les questions relatives à la religion, aux lieux saints et à la liberté du culte.

3 – « les besoins humanitaires de la population de Gaza soient traités d’urgence et le siège levé. Nous demandons que l’aide nécessaire de façon critique soit fournie immédiatement et que la reconstruction commence sans délai.

4 – « les élections démocratiques et les processus politiques internes soient respectés. Nous estimons que les processus démocratiques dans la région doivent être respectés et reconnus par toutes les parties et par la communauté internationale.

5 – « que soit préservé le statut de Jérusalem comme une ville sainte accessible à tous les croyants, particulièrement ceux qui vient en Terre Sainte. Le statut politique définitif de Jérusalem devra être décidé en conformité des dispositions du droit international et des résolutions pertinentes des Nations Unies.
« Nous avons adopté la notion de "sécurité partagée" qui témoigne du fait que la sécurité et le bien-être à la fois des Israéliens et des Palestiniens sont dans un rapport étroit et réciproque » ont dit les responsables religieux. « Il faut que soit initié un processus de paix soutenu, fondé sur le droit international, qui mettra un terme à l’occupation et établira une paix juste, garantissant la sécurité et l’épanouissement à la fois des Palestiniens et des Israéliens. »
Le Conseil de Religions pour la Paix pour le Proche Orient et l’Afrique du Nord rassemble des responsables religieux de haut niveau qui représentent les principales communautés de croyants de la région et qui se sont engagés à travailler ensemble par le dialogue et par l’action à la paix avec la justice dans cette partie du monde.

Religions for Peace is the world’s largest and most representative multi-religious coalition advancing common action for peace since 1970. Headquartered in New York and accredited to the United Nations, Religions for Peace works through affiliated inter-religious councils in 70 countries in six continents.



Transmis le Avr 14, 2009 - 11:53 PM Envoyez cette article à un ami Format imprimable
Vivre ensemblePour information :
Engagement de religieux à un travail en commun pour servir les intérêts des plus démunis...

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In a letter issued in advance of the G20 meeting in London, political
leaders are called upon to consider the moral issues at the root of
the current financial crisis, and to pay special attention to the
needs of poor, marginalised and vulnerable people: "to forget their
needs would be to compound regrettable past failures with needless
future injustices".

Attention is drawn to promises made by the international community in
"easier times - which now risk being -postponed by the pressing concern
to rectify market failures ".

"Even in these difficult times we strongly urge the leaders of the G20
to hold fast to the commitments they have made to the world's poorest
people," says the statement.

Recognising that people "who have lost jobs, savings, or homes, are in
need of immediate help" the statement stresses the need for the G20 to
fulfill its promises to the poor, citing World Bank figures that "53
million more people could fall into absolute poverty " as a result of
the world financial crisis, the faith leaders" hope was that "poorer
countries would be allowed to trade their way to prosperity".

The text of the letter reads:

"We write as religious leaders who share a belief in God and the
dignity of human life. We wish to acknowledge with realism and
humility the severity of the current economic crisis and the sheer
complexity of the global and local challenge faced by political
leaders. We pray for the leaders of the G20 as they prepare to meet in
London this week. They, and we, have a crucial role to play in
recovering that lost sense of balance between the requirements of
market mechanisms that help deliver increased prosperity, and the
moral requirement to safeguard human dignity, regardless of economic
or social category.

Many people are suffering as a result of the economic crisis. The
World Bank estimates that 53 million more people could fall into
absolute poverty as a result of the crisis. The likelihood is that
more will face significant hardship before it comes to an end, and
those who are already poor suffer the most. Along with the leaders of
the G20 we all have a duty to look at the faces of the poor around the
world and to act with justice, to think with compassion, and to look
with hope to a sustainable vision of the future.

We wish therefore to draw attention to some of the promises made by
the international community in recent times - with our wholehearted
support - that risk being postponed by the pressing concern to rectify
market failures. We need to be properly conscious that all communities
include, and must pay special attention to the needs of, poor,
marginalised and vulnerable people. To forget their needs would be to
compound regrettable past failures with needless future injustices.

Some aspects of this crisis will require technical economic solutions.
However those solutions alone will not be enough to address all the
questions that we face. At the roots of this crisis lie important
moral issues.

We are concerned for people and the work they do. We believe there is
a need to consider the aspirations of both rich and poor; to examine
our own expectations and how realistic they are; and to root future
global patterns of work in our understanding of human dignity. We
recognize that people who have lost jobs, savings, or homes, or who
now live with the worry of what the future might bring are in need of
immediate help. Their hope is for sustainable employment and not
continuing job insecurity.

The international community has made important commitments to the
developing world. The Millennium Development Goals are of fundamental
importance and cannot now be forgotten. Even in these difficult times
we strongly urge the leaders of the G20 to hold fast to the
commitments they have made to the world's poorest people. We still
need to find ways to enable poorer countries to trade their way to
prosperity. We hold that promises made to the poor are especially
sacred.

When we spend now, we have to pay later. This also applies when we use
up the resources of the natural environment. Morally binding
commitments to cut carbon emissions and so to slow the devastating
effects of man-made climate change have been made in recent years.
They should not be forgotten or postponed. We call on the whole of the
international community to hold firm to commitments already made. Most
recognise that even more radical commitments will need to be agreed in
the near future.

The leaders of the G20 countries are concerned to recover stability in
the global economy. We support those efforts. And we pray that as they
deliberate they will be mindful of the need to protect the vulnerable
from unintended injustice and to respect the commitments they made in
easier times.

Dr Musharraf Hussain Azhari
Chief Imam and Executive Officer, Karimia Institute
Chair, Christian-Muslim Forum
Dr Mohammed Abdul Bari
Secretary General of the Muslim Council of Britain
Rabbi Dr Tony Bayfield
Head, Movement for Reform Judaism
Dr Girdhari Bhan
President, Vishwa Hindu Parishad (UK)
Mr Anil Bhanot
General Secretary, Hindu Council UK
Mr Steve Clifford
General Director, Evangelical Alliance
Mr Khurshid Drabu
Project Director, Mosques and Imams National Advisory Board, UK (MINAB)
Mr Henry Grunwald
President, Board of Deputies of British Jews
Bishop Nathan Hovhannisian
Primate, Armenian Orthodox Church of Great Britain
Mr Sanjay Jagatia
Secretary-General, National Council of Hindu Temples UK (NCHT)
The Most Revd Dr Idris Jones
Bishop of Glasgow and Galloway
Primus, Scottish Episcopal Church
Mr Ramesh Kallidai
General Secretary, Hindu Forum of Britain
Sayyed Nadeem Kazmi
Founder & Director, The Britslam Partnership.
Commissioner Elizabeth Matear
Moderator of the Free Churches Group
Ayatollah Sayyid Fazel Milani
Al-Khoei Foundation
Shaykh Ibrahim Mogra
Chairman, Religions for Peace, UK
The Most Revd Barry Morgan
Bishop of Llandaff,
Archbishop, The Church in Wales
His Eminence Cormac Cardinal Murphy-O'Connor
Archbishop of Westminster, President of the Catholic Bishops'
Conference of England and Wales
National Spiritual Assembly of the Bahá'ís of the UK
Mrs Ravinder Kaur Nijjar
Sikh Community, Scotland
His Eminence Keith Patrick Cardinal O'Brien
Archbishop of St Andrews and Edinburgh, President of the Scottish
Catholic Bishops' Conference
Mr Jitu Patel
Chairman, Baps Swaminarayan Sanstha
Rabbi Danny Rich
Chief Executive, Liberal Judaism
Dr Nawal Prinja and the Rt Revd Tom Butler
Sir Jonathan Sacks
Chief Rabbi of the United Hebrew Congregations of the Commonwealth
Venerable Bogoda Seelawimala Nayaka Thera
Sangha Nayaka of Great Britain
Head of the Sri Lankan Sangha Sabha of Great Britain
Head of the London Buddhist Vihara
The Most Revd & Rt Hon Dr. John Sentamu
The Archbishop of York
Dr Indarjit Singh, CBE
Director, Network of Sikh Organisations UK
Dr Natubhai Shah MBBS, PhD
Chair, Jain Network
Sir Sigmund Sternberg, KCSG
Co-Founder, Three Faiths Forum,
Senior Advisor, Community of Religious Leaders, World Economic Forum,
Patron, International Council of Christians and Jews,
Vice President, World Congress of Faiths
The Most Revd and Rt Hon Dr. Rowan Williams
The Archbishop of Canterbury

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Transmis le Avr 05, 2009 - 07:44 PM Envoyez cette article à un ami Format imprimable
Religions et conflitsCOMMUNAUTE INTERNATIONALE BAHÁ’IE

Bureau des Nations-Unies


866 United Nations Plaza, Suite120, NewYork, NY10017USA

Téléphone: 212-803-2500, Fax: 212-803-2566, Email: uno-nyc@bic.org



Le 4 mars 2009

Ayatollah Qorban-Ali Dorri-Najafabadi
Procureur général
République islamique d’Iran


Monsieur le Procureur.

Votre récente déclaration au sujet des affaires administratives des bahá’ís d’Iran a porté sur
la place publique des problèmes qui touchent à la sécurité et aux moyens d’existence des membres
de cette communauté mais qui ont aussi des implications graves quant au futur de chaque citoyen de
cette noble nation. Les réponses de la communauté bahá’ie iranienne à votre déclaration vous ont
certainement été communiquées. Les bahá’ís d’Iran se comptent par plusieurs centaines de milliers.
Les Yaran et les Khademin, ces petits groupes qui se sont occupés des besoins spirituels et sociaux
de leurs coreligionnaires, les premiers au niveau national et les seconds au niveau local, ont assuré
qu’ils étaient prêts à cesser leur fonctionnement collectif. Cette décision a été prise avec pour seule
motivation leur désir de démontrer, une fois encore, la bonne volonté que les bahá’ís ont
constamment montré envers le gouvernement de la République islamique d’Iran.

La Maison universelle de justice nous a assurés que l’arrêt de fonctionnement de ces
groupes ne doit pas être une cause d’inquiétude. Comme tous ceux qui observent avec impartialité
ces événements et qui connaissent l’histoire de cette religion, les millions de bahá’ís qui résident
dans pratiquement tous les pays du monde n’ont aucun doute que les bahá’ís d’Iran trouveront les
moyens de mettre en oeuvre la vie spirituelle de leur communauté comme ils l’ont fait pendant des
générations au cours des cent soixante-cinq ans de persécution qu’ils ont déjà connue. Toutefois, en
tant que représentants aux Nations-Unies des cent soixante-quinze assemblées spirituelles
nationales de par le monde, la gravité des accusations lancées contre les Yarans et les Khademin
nous oblige à porter à votre connaissance dans une lettre ouverte quelques points fondamentaux en
vous demandant de les examiner avec l’impartialité qu’ils méritent.

En référence à l’article 20 de la Constitution de la République islamique d’Iran qui traite des
droits des citoyens, ainsi qu’à l’article 23 qui traite de la liberté de croyance, vous avez affirmé :
« [Tout le monde] est libre d’adhérer à un principe ou à une croyance, mais l’exprimer ou le
proclamer dans le but de perturber les idées des autres, de manipuler, de simuler, de disséminer [des
idées] ou de tenter de toute autre manière de tromper et de troubler les gens, ne sera pas autorisé. »
Une telle affirmation est proprement incroyable. Tout le monde s’accorde à dire que de telles
affirmations ont été utilisées au cours des siècles par des régimes autoritaires pour justifier la
suppression arbitraire de la liberté de conscience et de croyance. Suggérer qu’il est possible de
séparer la conviction d’un individu de son expression en paroles ou en actes est un raisonnement
faussé. Pour en comprendre l’absurdité, il suffit de se demander quel serait le sens d’avoir une foi si
elle ne se manifestait pas consciemment dans notre relation aux autres. Nuancer l’argument en
impliquant que seules les expressions de croyances qui perturbent la pensée des autres sont

répréhensibles peut sembler raisonnable en première approche. Dans la réalité, toute action ou tout
commentaire peut être accusé d'être une cause de perturbation des pensées des autres et ainsi les
autorités s'arrogent le droit d'en supprimer les auteurs. Cela dit, les bahá’ís d’Iran ne sont pas
concernés par cet aspect des choses. Ils n’ont jamais cherché à créer de telles perturbations, n’ont
jamais tenté de tromper ou de troubler les gens. Puisque vous avez soulevé cette question de la
liberté dans le cadre des articles de la Constitution concernant les droits des citoyens iraniens et que
vous connaissez parfaitement cette attitude constante des bahá’ís, nous supposons que c’est pour
leur accorder au moins quelques-uns de ces droits qui leur sont refusés depuis trente ans maintenant
que vous demandez que les activités des Yaran et des Khadimin soient limitées.

Vous connaissez très bien les détails de ce dossier :

·À la suite de la Révolution islamique de 1979, les bahá’ís d’Iran, depuis longtemps victimes
d’éruptions périodiques de violence, dont les dernières furent perpétrées par la tristement
célèbre SAVAK, subirent une nouvelle vague de persécution.

·En août 1980, les neuf membres de l’Assemblée spirituelle nationale des bahá’ís d’Iran (un
conseil national dont l’élection et le fonctionnement sont prescrits dans les enseignements
bahá’ís et qui fait partie de la structure administrative bahá’ie dans tous les pays) furent
enlevés et disparurent sans laisser de trace. Ils furent sans doute exécutés.

·Les suivants à être élus membres de ce conseil ainsi que des dizaines de gens influents de la
communauté bahá’ie, y compris plusieurs membres d’assemblées spirituelles locales (ces
conseils opérant au niveau local), furent exécutés par le gouvernement dans les années qui
suivirent.

·En 1983, le Procureur général d’Iran ordonna le démantèlement de la structure
administrative bahá’ie. En réponse, l’Assemblée spirituelle nationale d’Iran décida de se
dissoudre et de dissoudre toute la structure administrative du pays comme démonstration de
bonne volonté envers le gouvernement.

·À la suite de quoi des arrangements appropriés furent faits pour s’occuper des besoins
spirituels et sociaux des quelques 300 000 bahá’ís d‘Iran et ce en formant les Yaran au
niveau national et les Khademin au niveau local.

·Pendant près de vingt ans, les agences gouvernementales eurent des contacts réguliers avec
les Yaran et les Khademin (contacts parfois amicaux, parfois prenant la forme
d’interrogatoires excessivement longs et agressifs), se concertèrent avec leurs membres et
furent toujours informées de leurs activités. Il sembla même qu’un certain degré de dialogue
entre bahá’ís et agences gouvernementales pouvaient exister.

·C’est pourtant pendant cette période qu’on découvrit l’existence d’un mémorandum daté de
1991 et signé de l’Hujjatu’l- Islam Seyyed Mohammad Golpaygani, alors Secrétaire du
Conseil culturel suprême révolutionnaire d’Iran. Il demandait que les progrès et le
développement des bahá’ís d’Iran soient contrecarrés par un certain nombre de mesures
précises, qu’il énumérait, et par un plan destiné « à combattre et à détruire leurs racines
culturelles en dehors du pays ».

·Le harcèlement et les mauvais traitements continuèrent sans interruption pendant cette
période mais ils furent portés à de nouveaux niveaux d’intensité ces dernières années quand
des éléments qui, historiquement, se vouaient à la destruction de la communauté bahá’ie, virent leur influence s’accroître dans les affaires du pays.

·La campagne officielle de dénigrement du nom de la Foi bahá’ie par l’intermédiaire des
mass-médias : articles de journaux, sites du web, programmes de radio et de télévision,
films... s’accentua vers 2005 et n’a jamais cessé depuis. Il ne fait aucun doute que des
mesures systématiques sont prises pour mettre en application les propositions du
mémorandum de 1991.

·En mars 2006, une lettre confidentielle du Quartier-général militaire iranien datée du 29
octobre demandait à diverses agences de renseignements, à d’autres organisations policières
ainsi qu’aux Gardes révolutionnaires, d’identifier et de surveiller les bahá’ís dans tout le
pays. Remarquée par le Rapporteur spécial des Nations-Unies pour la liberté de religion et
de croyance, cette lettre souleva une grande inquiétude dans le monde pour la sécurité des
bahá’ís.

·Par le biais d’un formulaire qui les aurait contraints à renier leur conviction religieuse, les
jeunes bahá’ís sont depuis plus de vingt ans privés d’université. Au début de l’année scolaire
2006-2007, la pression de l’opinion publique mondiale ayant conduit à une modification du
processus d’inscription, quelques centaines de bahá’ís purent s’inscrire, mais leur espoir de
poursuivre de hautes études fut bientôt brisé. Cette même année le ministère de la science,
de la recherche et des techniques publia une lettre envoyée à quatre-vingt-une universités
leur demandant d’expulser tous les étudiants connus pour être bahá’ís.

·Cette lettre fut suivie en avril 2007 par une autre publiée par les services des
renseignements généraux et les forces de sécurité limitant l’implication des bahá’ís, déjà
interdits d’emploi dans les secteurs publics, dans une vingtaine de branches d’activités. Ce
document renforce les efforts pour étrangler économiquement la communauté bahá’ie.

·Ces dernières années, le nombre de bahá’ís arrêtés sans raison a beaucoup augmenté. Le
nombre de confiscations de propriétés appartenant à des bahá’ís, les attaques de maisons où
vivent des bahá’ís, les incendies criminels des propriétés bahá’íes, la profanation et la
démolition des cimetières bahá’ís, la fermeture de boutiques appartenant à des bahá’ís, le
refus des banques de prêter de l’argent à des bahá’ís et le refus de droits commerciaux, le
harcèlement des locataires bahá’ís par leurs propriétaires, les menaces contre les gens qui
fréquentent des bahá’ís, la diffamation des enfants bahá’ís par leurs professeurs pendant
leurs classes, tous ces actes sont en forte augmentation et sont, sans l’ombre d’un doute,
orchestrés systématiquement ville par ville.

·L’an dernier, les sept membres des Yaran furent emprisonnés, l’une en mars et les six autres
en mai. Ils furent tenus au secret, isolés, et sans contact avec leur famille pendant quelque
temps. Puis des membres de leurs familles purent venir les voir brièvement et sous bonne
garde. Mais les prisonniers n’ont toujours pas eu accès à leurs conseillers juridiques. La
sévérité de leurs conditions d’emprisonnement a varié au long des mois et à un moment les
cinq hommes étaient enfermés dans une même cellule de 10 m2, sans lit.

·Finalement, après neuf mois d’emprisonnement sans que soit trouvé la moindre preuve de
malversation de leur part, les membres des Yaran furent accusés d’espionnage au profit
d’Israël, de blasphème et de propagande contre la République islamique. On annonça aussi
qu’ils passeraient bientôt en procès.


·Cette annonce fut presque immédiatement suivie d’informations qui indiquaient que vous
aviez écrit au ministère de l’information en indiquant que l’existence des Yaran et des
Khademin était illégale en Iran tout en soulevant la question des droits constitutionnels des
Iraniens à la liberté de croyance. Vous fîtes ensuite une annonce officielle dans ce sens.
------

Monsieur le Procureur, les événements de ces dernières années et la nature des accusations
portées conduisent tout observateur impartial à se poser la question de l’intention cachée derrière
cette perpétration systématique d’injustices envers les bahá’ís d’Iran. A supposer que certains
malentendus aient pu exister quant aux motivations de la communauté bahá’ie pendant les débuts
turbulents de la révolution, comment de tels soupçons peuvent-elle encore persister aujourd’hui ?
Est-il possible qu’un seul membre du gouvernement respecté d’Iran croie sincèrement ces fausses
accusations constamment répétées contre les bahá’ís de ce pays ? Les faits qui suivent ne sont-ils
pas connus des diverses branches du gouvernement ?

·Quelque soit le pays où ils résident, les bahá’ís s’efforcent de promouvoir le bien-être de la
société. On leur demande de travailler avec leurs compatriotes à développer l’amitié et
l’unité et à établir la paix et la justice. Par les moyens légaux dont ils disposent, ils cherchent
à faire respecter leurs droits et ceux des autres et se conduisent en tout temps avec honnêteté
et intégrité. Ils évitent les conflits et les dissensions. Ils s’abstiennent de lutter pour
conquérir le pouvoir politique.

·Un des principes fondamentaux de la religion bahá’ie est que ses adeptes s’abstiennent
strictement de toute participation dans des activités politiques partisanes que ce soit au
niveau local, national ou international.

·Agir délibérément en violation de l’allégeance à son pays est explicitement interdit dans la
foi bahá’ie. Les bahá’ís ont partout démontré qu’ils adhéraient à ce principe.

·La structure administrative bahá’ie établie dans plus de cent quatre-vingt pays est un moyen
de canaliser les énergies des bahá’ís au service du bien commun et d’organiser les affaires
religieuses et sociales de la communauté bahá’ie elle-même. Ce concept n’implique pour les
bahá’ís aucun projet politique ni aucune sorte d’interférence dans les affaires du
gouvernement.

·Le centre international de la religion bahá’ie est situé dans les frontières de ce qui est
aujourd’hui Israël et ce à la suite d’exils successifs imposés à Bahá’u’lláh au milieu du dix-
neuvième siècle par les gouvernements perses et ottomans. Exilé de sa Perse natale,
Bahá’u’lláh fut envoyé à Bagdad, Istanbul et Edirne puis finalement dans la ville-prison
d’Acre en 1868, c’est-à-dire quatre-vingt ans avant la création de l’État d’Israël. C’est là
qu’il mourut en 1892. C’est un fait naturel et tout-à-fait établi que les bahá’ís contactent
régulièrement le centre mondial de leur religion pour ce qui concerne leurs affaires
individuelles et collectives.

·Les bahá’ís ont le plus grand respect pour toutes les religions. Nos Écrits parlent de l’islam
comme de la « religion bénie et lumineuse de Dieu » et le Prophète Muhammad est « la
lampe resplendissante de l’état de Prophète » , « le Seigneur de la création » et « le Soleil du
monde » qui « par la volonté de Dieu brilla à l’horizon de Hijaz ». Le rang de l’Imam ‘Ali
est décrit par des termes comme « la lune du ciel de la connaissance et de la
compréhension » et « le souverain de la cour de la connaissance et de la sagesse. ». Dans
une tablette de souvenance révélée par Bahá’u’lláh lui-même pour l’Imam Huseyn, il parle
de lui comme « la fierté des martyrs » et « le soleil du renoncement brillant au-dessus de
l’horizon de la création. »

·Les bahá’ís sont exhortés à faire preuve d’un grand sens de rectitude morale dans leurs
activités, de chasteté dans leur vie individuelle et d’une complète libération de préjugés dans
leurs rapports avec les gens de toutes races, classes ou croyances.

*

Monsieur le Procureur, à la lumière de ces faits bien établis, il est difficile de comprendre
comment on peut appliquer aux activités bahá’íes en Iran des mots comme « manipulateurs »,

« fourbes », « dangereux » et « menaçants ». Considérez-vous comme dangereux les efforts d’un
groupe de jeunes gens que leur sens du devoir envers leurs concitoyens pousse à travailler avec des
jeunes de familles modestes pour améliorer leurs connaissance en mathématiques, leur pratique du
langage et pour développer leurs capacités à jouer un rôle constructif dans le progrès de leur
nation ? En discutant avec leurs voisins d’idéaux nobles et élevés, en renforçant leurs conviction
que l’amélioration du monde se fera à travers des actes nobles et purs et par une conduite correcte et
louable, les bahá’ís menacent-ils la société ? Comment peut-on traiter de manipulateur un couple
qui, dans le privé de leur demeure, éclairent quelques amis troublés par le portrait des bahá’ís qu’ils
découvrent dans les mass-médias, partagent avec eux la vraie nature de leurs croyances qui tournent
autour de vérités comme l’unité de Dieu et l’unité de l’humanité ? Où est la duplicité chez un enfant
qui, à l’école, après avoir écouté des insultes proférées contre le fondateur de sa religion, lève
poliment la main et demande la permission d’expliquer aux autres élèves quelques-uns des
enseignements qu’il suit ? Où est la tromperie lorsqu’un jeune homme, désireux d’acquérir des
connaissances, recherche auprès des autorités le droit d’entrer à l’université sans avoir à mentir à
propos de sa religion ? Quel mal y a-t-il à se réunir à quelques familles régulièrement pour prier
ensemble et pour discuter de sujets d’importance pour tous ? Puisque l’âme humaine n’a pas de
sexe, est-ce si grave d’affirmer qu’hommes et femmes sont égaux aux yeux de Dieu et qu’ils
devraient travailler côte à côte dans tous les domaines de l’activité humaine ? Et est-ce si
déraisonnable pour un petit groupe de gens de faciliter, en l’absence des structures administratives
prescrites par leurs enseignements, le mariage des jeunes couples, l’éducation des enfants et
l’enterrement des morts en conformités avec les principes de leur religion ?

Ce ne sont que quelques exemples des diverses activités pour lesquelles les bahá’ís d’Iran
sont si cruellement persécutés. Depuis trente ans on leur a nié le droit de pratiquer ce genre
d’activité.

Monsieur le Procureur, il est vrai que depuis vingt ans des membres officiels du
gouvernement ont dit aux Yaran et aux Khademin qu’ils protègent la communauté bahá’ie contre
ceux qui considèrent ses membres comme des éléments négatifs de la société. Il est vrai que dans
chaque peuple on peut trouver une petite fraction de gens qui, succombant aux forces de la haine
peuvent être poussés à accomplir des actes cruels, mais dans l’ensemble notre vision du peuple
iranien ne correspond pas à l’image donnée par ces officiels. Mesquinerie et étroitesse d’esprit ne
correspondent pas aux qualités que nous attribuons aux Iraniens. Nous voyons plutôt en eux leur
fervent engagement pour la justice, comme ces citoyens d’une ville qui écrivirent une pétition au
gouverneur lorsque plusieurs boutiques appartenant à des bahá’ís furent fermées sans raison. Nous
voyons la fidélité dans ses jeunes musiciens qui refusèrent de jouer lorsque leurs collègues bahá’ís
furent interdits de participation dans un récital. Nous voyons le courage et la ténacité de ces
étudiants qui étaient prêts à signer une pétition et à boycotter un examen auquel leurs camarades
bahá’ís avaient eu l’interdiction de participer. Nous voyons l’esprit de générosité et de compassion
des voisins d’une famille dont la maison fut attaquée au bulldozer, qui exprimèrent leur sympathie
et offrirent jour et nuit leur soutien et demandèrent justice et réparation. Et nous entendons la voix
de tant d’Iraniens qui s’élève en défense de leurs compatriotes bahá’ís et qui fait écho au glorieux
passé de leur pays. Nous ne pouvons manquer de remarquer avec gratitude que la grande majorité
de ceux qui soutiennent ouvertement une communauté bahá’ie aux abois souffrent eux-mêmes
d’oppression similaire, qu’ils soient étudiants ou universitaires, journalistes ou militants, artistes ou
poètes, intellectuels ou partisans du droit des femmes ou même simples citoyens.

Monsieur le Procureur, la décision que doit prendre la magistrature iranienne dans les jours
qui viennent aura des implications qui s’étendront bien au-delà de la communauté bahá’ie de ce
pays. C’est la liberté de conscience pour les membres de votre nation qui est en jeu. Nous espérons
que pour la sainteté de l’islam et pour l’honneur de l’Iran les magistrats sauront être justes dans leur
jugement.

Respectueusement.

Communauté internationale bahá’ie

cc : Mission permanente de la République islamique auprès des Nations Unies



Transmis le Mar 12, 2009 - 12:35 AM Envoyez cette article à un ami Format imprimable
Vivre ensemble


“Lettre Ouverte”
d’un groupe d’Iraniens, universitaires, écrivains, artistes, journalistes et activistes
des Droits de l’Homme, à travers le monde,
à la Communauté Bahá’ie [d’Iran].


Nous avons honte !

Un siècle et demi d’oppression et de silence, cela suffit !

Au nom de la Bonté et de la Beauté,
et au nom des Valeurs humaines et de la Liberté !



En tant que des êtres humains iraniens, nous avons honte de ce qui a été perpétré en IRAN contre vous, les Bahà’is, au cours des 150 dernières années.
Nous croyons fermement que chaque iranien, “sans aucune distinction, de quelque sorte qu’elle soit, notamment : de race, couleur, sexe, langue, religion, opinion politique ou autre opinion”, et aussi “sans égard à l’origine ethnique, sociale, de richesse, de naissance ou autre situation”, a le droit de jouir de tous les droits et libertés contenus dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. Toutefois, dès les premiers jours de la naissance de la Foi Bahá’ie jusqu'aujourd’hui, les Bahà'is d’Iran ont été privés de la plupart de ces droits, en raison de leurs convictions religieuses !

Selon des preuves et des documents historiques, dès le début du Mouvement Bâbi, suivi par l’apparition de la Foi Bahá’ie, en Iran, des milliers de personnes – uniquement à cause de leur croyance religieuse – ont été exécutées, victimes du fanatisme et des préjugés. Seulement lors des premières décennies de l’avènement de cette religion, près de vingt mille personnes, parmi ses disciples, ont été assassinées dans les différentes villes de l’Iran.

Nous avons honte de constater que, pendant cette époque, aucune voix ne s’est élevée contre ces tueries barbares !

Nous avons honte de constater que, jusqu’à aujourd’hui, les voix de protestation contre ces crimes épouvantables, aient été peu fréquentes et étouffées !

Nous avons honte, qu’outre la persécution intensive des Bahà'is pendant les premières décennies de la l’histoire de cette foi, au siècle dernier, ce groupe de nos compatriotes, a aussi fait l’objet, périodiquement, d’exactions durant lesquelles leurs maisons et leurs commerces ont été incendiés et détruits, et ses membres ont subi des atteintes à leur vie, à leurs biens et à leur honneur, tandis que, pendant tout ce temps, la communauté intellectuelle, en Iran, est restée silencieuse devant cette tragédie.

Nous avons honte d’avoir été des témoins passifs, durant ces trente dernières années, de la tuerie des Bahá’is, uniquement à cause de leurs croyances religieuses, perpétrée sous une forme “légale” et, de ce fait, plus de 200 Bahá’is ont été ainsi tués !

Nous avons honte qu’un groupe d’intellectuels ait justifié les pressions exercées contre la Communauté Bahá’ie d’Iran.

Nous avons honte de notre silence sur le fait que, après de nombreuses décennies de services rendus à l’Iran, les personnes âgées bahá’ies aient été privées de leur droit à recevoir une pension de retraite !

Nous avons honte de notre silence sur le fait que des milliers de jeunes Bahà'is aient été empêchés d’entrer dans les Universités et autres institutions d’Enseignement supérieur en Iran, et cela uniquement à cause de leurs croyances religieuses et à cause de leur sincérité à avouer appartenir à la Communauté Bahà'ie !

Nous avons honte que, à cause de la conviction religieuse de leurs parents, les enfants baha’is fassent l’objet de dénigrement et d’humiliation dans les écoles et en public.

Nous avons honte de notre silence face à la réalité douloureuse que dans notre pays, les Bahá’is sont systématiquement opprimés et calomniés, qu’un certain nombre d’entre eux sont incarcérés à cause de leurs croyances religieuses, que leurs maisons et leurs locaux professionnels soient attaqués et détruits, et que, également, parfois, les cimetières de ce groupe de personnes parmi nos compatriotes soient profanés !

Nous avons honte de notre silence lorsque nous sommes confrontés à la longue liste noire et odieuse de cas où nos lois et notre système judiciaire, fondamentalement partiaux et arbitraires envers les Bahà'is, ont laminé leurs droits, et de notre silence devant les injustices et les exactions de l’Administration gouvernementale, comme des groupes non-gouvernementaux, envers cette partie de nos compatriotes.

Nous avons honte de tous ces crimes et de toutes ces injustices, et nous avons honte de notre silence devant ces méfaits !

Nous, les signataires de cette lettre, vous demandons à vous, les Bahá’is, et plus particulièrement aux victimes des crimes commis contre les Bahà'is d’Iran, de nous excuser.
Nous ne resterons plus silencieux, dorénavant, lorsque des injustices seront commises à votre encontre.

Nous sommes à vos côtés pour que vous puissiez obtenir tous les Droits contenus dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.

Que, désormais, l’Amour et la Connaissance remplacent la haine et l’ignorance !

3 Février 2009.

Traducteur : M.Rochan MAVADDAT
Expert-Traducteur pour la Langue persane près la Cour d'Appel d'Aix-en-Provence.

La plupart des médias iraniens sur Internet, ont retransmis le texte originel en persan de cette “Lettre ouverte”, notamment :
http://www.akhbar-rooz.com/news.jsp ?essayId=19278
http://iran-emrooz.net/index.php ?/news1/17445/
http://www.iranpresswatch.org/2009/02/we-are-ashamed/

Liste (incomplète) des Signataires :

1.Abdolalian Morteza, Journalist, CJFE Board of Directors - Canada, Oakville.
2.Abghari Shahla, Professor, Life University – USA, Atlanta
3.Abghari Siavash, Professor, University of Georgia – USA, Atlanta
4.Ahmadi Ramin, Professor, Yale University – USA, Yale
5.Almasi Nasrin, Managing editor of Shahrvand- Canada, Toronto.
6.Bagherpour Khosrow, Poet /Journalist – Germany
7.Baradaran Monireh, Writer/Human rights activist - Germany
8.Beyzaie Niloofar, Play writer/Theatre Director – Germany, Frankfurt
9.Boroumand Ladan, Researcher, Boroumand Foundation - USA, Washington
10.Boroumand, Roya, Executive Director, Boroumand Foundation – USA, Washington
11.Choubine Bahram, Researcher/Writer – Germany, Köln
12.Daneshvar Hamid, Actor/Theatre Director – France, Paris
13.Darvishpour Mehrdad, Professor, Stockholm University - Sweden, Stockholm
14.Djalali-Chimeh Mohammad (M. Sahar), Poète - France, Paris
15.Djanati Atai Behi, Actor/ Writer/Theatre Director – France, Paris
16.Ebrahimi Hadi, Editor-in-chief of Shahrgon, Canada, Vancouver
17.Fani-Yazdi Reza, Political Analyst – USA.
18.Farhoudi Vida, Poet / Translator – France, Paris.
19.Forouhar Parastoo, Artist/Human rights activist – Germany, Frankfurt
20.Ghaemi Hadi Coordinator Int. Campaign for HR in Iran - USA
21.Ghahraman Saghi, Poet /Journalist – Canada, Toronto
22.Ghahraman, Sasan, Publisher/Writer/Journalist – Canada, Toronto
23.Javid Jahanshah, Publisher, Iranian [dot] com – Mexico, Chihuahua
24.Kakhsaz Naser, Political analyst – Germany, Bochum
25.Kalbasi Sheema, Poet – USA, Washington
26.Kassraei Farhang, Writer/Actor – Germany, Wiesbaden
27.Khorsandi Hadi, Satirist – Great Britain, London.
28.Mahbaz Efat, Women rights activist /Journalist– England, London
29.Malakooty Sirus, Classical Guitar Player/ Composer/ Lecturer - England, London
30.Moshkin Ghalam Shahrokh, Actor/Dancer – France, Paris
31.Mossaed Jila, Poet/Writer - Sweden, Göteborg.
32.Mossallanejad Ezat, Writer/Human right Activist, CCVT – Canada, Toronto
33.Parsa Soheil, Theatre Director - Canada Toronto
34.Sahimi, Muhammad Professor, University of Southern California – USA, California
35.Shafigh Shahla, Writer/Researcher – France, Paris
36.Shemiranie Khosro, Journalist - Canada, Montreal
37.Sheyda Behrooz, Literary Critic/Theorist- Sweden, Stockholm
38.Taghipoor Masoomeh, Actor/Theatre Director - Sweden, Göteborg.
39.Tahavori Mohammad, Journalist, USA, MA Cambridge
40.Vahdati Soheila, Human Rights Activist – USA, California
41.Zahedi Mitra, Theatre Director – Germany, Berlin
42.Zerehi Hassan, Editor-in-chief of Shahrvand, Canada, Toronto

Pour se joindre aux signataires, merci de vous adresser aux contacts suivants. La liste sera close le 12 février 2009.

niloofarbeyzaie@gmx.at
shemiranie@yahoo.com

Transmis le Fév 10, 2009 - 02:42 PM Envoyez cette article à un ami Format imprimable
Religions et conflitsDéclaration de Ghaleb BENCHEIKH
Président de la Conférence Mondiale des Religions pour la Paix – France


La guerre au Proche-Orient nous recommande de savoir, dans une démarche exigeante, critique et salutaire, découpler les conduites de résistances légitimes face à l’occupation et à l’oppression, des questions proprement internes au contreprojet de société islamiste voulu par le Hamas. Convaincus que nous sommes du caractère encombrant et contre productif du parrainage incommodant de la cause palestinienne par un mouvement fondamentaliste radical. Mais il se trouve qu’il fait corps avec la détresse de tout un peuple qui souffre d’un véritable déni de droit et de justice depuis longtemps. Il se consolide aussi à cause de la pusillanimité et du louvoiement de la communauté internationale. Et, l’instabilité du monde et le désordre qui y prévaut, perdurent à cause de l’iniquité et de l’abus.


Transmis le Jan 19, 2009 - 06:47 PM Suite du texte (5159 octets de plus) Envoyez cette article à un ami Format imprimable
Vivre ensemble


Déclaration du Dr. William F. Vendley
secrétaire général de Religions pour la Paix
Appel à un cessez-le-feu immédiat israélo-palestinien
5 janvier 2009


Le fait que des innocents soient tués et blessés à Gaza doit cesser, de même que les attaques par roquettes de civils israéliens .

C’est une erreur profonde de croire que le recours aux armes amènera la paix. Il ne le fera pas. La violence engendre la violence, accroît les souffrances humaines et retarde le long et dur travail nécessaire à la construction d’une paix juste.
La paix peut advenir au Proche Orient, mais seulement si les droits à la fois des Palestiniens et des Israéliens sont pris en compte, si des compromis douloureux mais honorables sont facilités par un dialogue soutenu, et s’il est fait appel aux convictions morales que partagent les juifs, les chrétiens et les musulmans qui savent que la Terre sainte est leur demeure commune.

Les Israéliens et les Palestiniens qui ont une attitude morale responsable savent que le droit de se défendre ne peut jamais servir de justification pour tuer des civils innocents, leur faire du mal ou leur infliger un châtiment collectif. Ces abus alimentent la spirale de la violence.

A Gaza , de nombreux civils innocents, y compris beaucoup d’enfants, ont été tués au cours des dernières journées. Les opérations militaires ont coupé la bande de Gaza en deux, prenant au piège des civils innocents sous des feux croisés. La population tout entière subit un siège. Les habitants de Gaza, déjà désespérément à court de médicaments, d’aliments et de combustible, font maintenant face à une crise humanitaire extrêmement grave.

En Israël, des civils innocents continuent d’être exposés à la menace mortelle des attaques menées contre eux à la roquette.

Ni les souffrances de tant de Palestiniens innocents, ni les bombardements suicidaires visant des Israéliens innocents ne peuvent être justifiés. Ces actes sont moralement condamnables, ils produisent des cycles de violence, et ils bloquent la voie de la paix.

Les responsables israéliens et palestiniens doivent mettre en place un cessez-le-feu immédiat. Les Palestiniens de Gaza doivent recevoir le ravitaillement et l’aide humanitaire dont ils ont besoin d’urgence. En même temps, des négociations de paix doivent commencer entre les Israéliens et les Palestiniens avec toute l’aide nécessaire de tiers hautement motivés.

Enfin, les juifs, les chrétiens et les musulmans, soutenus par les croyants de toutes les religions, doivent unir leurs efforts pour construire la paix. Religions pour la Paix sait que la vraie sécurité est une sécurité partagée, que la paix de l’autre est aussi la paix de chacun.

Au Proche Orient, il n’y aura de paix pour personne s’il n’y règne pas la paix et la justice pour tous.



Transmis le Jan 05, 2009 - 11:19 PM Envoyez cette article à un ami Format imprimable
Religions et conflits
Du Dr. William F. Vendley
Secrétaire Général International de Religions pour la paix

Statement on Mumbai
from the Office of the Secretary General

2 December 2008


All sincere religious believers around the world in Religions for Peace are united in condemning last week’s horrific acts of terror in Mumbai and in extending their solidarity to the victims, their families, and the peoples of India. Such assaults on innocent lives are attacks on human life and dignity everywhere.

Whenever religious differences or identities are manipulated and misused to ferment violence and discord, the importance of the Religions for Peace mission to advance cooperation among religious communities for peace is further underscored. Religions for Peace seeks common action for peace to both prevent and rapidly respond to such acts of terror.

Religions for Peace respectfully calls upon all religious believers of good will to join in the common work of building peace.

William F. Vendley




Prise de position des Religions pour la paix-Europe.


Transmis le Déc 03, 2008 - 06:19 PM Envoyez cette article à un ami Format imprimable
Religions et conflits31 October 2008
Dear Esteemed Religions for Peace Members and Friends:
Religious youth in Asia and the Pacific are advancing the Religions for Peace mission with great vigor and creativity.
The Religions for Peace Asia & Pacific Youth Network convened an Asian Youth Summit from 10–15 October 2008 in Davao City , Mindanao, in the Philippines . They intentionally chose this site due to the long-running conflict that has run along religious identity lines in that southern section of the Philippines . The ability of our youth members to cross the boundaries of divided communities is genuinely inspiring.

You will find attached a copy of their Statement and Appeal. It is a pleasure to recommend them to you.
Yours in partnership,

Dr. William F. Vendley
Secretary General


Statement on
“Youth As Peacemakers, Gathering In Hope, Pledging Common Action”
Mindanao, Philippines | 15 October 2008


Presentation of Mindanao Appeal to Gloria Macapagal-Arroyo, President of the Philippines,
by Moderator of Religions for Peace Asia & Pacific Youth Network Lawrence Chong,
with Secretary General of Asian Conference of Religions for Peace Dr. Sunggon Kim
at the University of Santa Tomas on 17 October 2008.


The hopes of the people of Mindanao are our hopes, too. The indigenous child’s hope to complete her education and become a doctor. The Muslim woman’s hope to have her home back. The Christian youth’s hope for peaceful co-existence. We are from different countries, but there is a common hope we all share, the hope for a home and a future without fear. We, the religious youth of the Religions for Peace Asia & Pacific Youth Network—convened by Religions for Peace, the world’s largest coalition of religious communities dedicated to inter-religious cooperation for conflict transformation, peace building and sustainable development; the Asian Conference of Religions for Peace (ACRP), the Religions for Peace regional body in Asia; and the Religions for Peace Philippines Youth Network—believe that such a hope can also be for Mindanao; it is not just a wish but a right.

We engaged with those at stake—including the Moro Islamic Liberation Front (MILF), the National Democratic Front of the Philippines (NDFP), the Moro National Liberation Front (MNLF), the Philippine government, and Filipino youth—in this first-ever international youth gathering since the escalation of violence in August 2008. We, ninety religious youth leaders from sixteen countries in Asia representing the major faith traditions and various international organizations. stand in solidarity with the religious youth leaders of the Philippines who are working for justice and peace in Mindanao.

Both parties must cease hostilities and armed conflict, and return to the negotiation table. The conditions of the people of Mindanao who are living in poverty and the more than half million Internally Displaced Persons (IDPs) must be faced. At the very heart of this conflict are the people—the women, children, and the elderly—who are displaced because of this conflict.

Religious youth leaders representing various stakeholders in the conflict gathered to listen to each other in order to walk the path to peace. Visiting various communities in Mindanao, we engaged with Muslims, the Indigenous, Christians, and people of other faiths to learn of the plight of the people who have been suffering for decades and whose suffering has only been aggravated by the recent conflict in Mindanao.

Asia is the cradle of the world’s religious traditions. Peace has failed because we have not lived up to our deepest religious values. Without seeing each other as brothers and sisters, we cannot attain life-giving peace. The root of the conflict in Mindanao is not unique to the Philippines and can be found in all parts of the world. Asia is moving down a dangerous path toward violent confrontation as there is a dangerous level of cynicism towards dialogue. The millennium hopes of a century without armed conflict seem dimmer by the day, and time is running out. From all corners of Asia, cries for peace ring. Whether it is in Bangladesh , India , Myanmar , Pakistan , Sri Lanka , or Thailand , the issues remains eerily similar: social inequality, injustice, and threats to the environment.

Coming together, we hear many frustrations expressed by the youth leaders: that even though we live in a world filled with the latest communication technologies, we are unable to hear balanced views. We urge the national and international media to give balanced and objective insights to any conflict situations. We also urge the media to see us as allies in a common path to peace and fill the region with news of hope in the midst of conflict.

Having heard diverse cases from different countries in Asia, the Religions for Peace Asia & Pacific Youth Network will focus on one issue per sub-region in order to maximize network advocacy. The sub-regions are divided into Northeast Asia, South Asia, and Southeast Asia.

We as a network will continue to support the building of inter-religious youth networks in Northeast Asia for nurturing mutual trust and developing strong and harmonious partnerships in the region.

In South Asia, a youth summit will be conducted in November, and we are united with them in their quest for peace in the region.

As a youth network, we ask that the Asian Coordinating Team (ACT) work immediately to implement the following proposed actions. We specifically ask ACT to ensure that the Mindanao issue remain in the hearts and minds of our national networks and coordinate relevant action plans.

With regard to Mindanao, we as a network will take robust and immediate actions for peace to get all sides to resume negotiations. We will not stop until this is achieved. We are assured that with the leadership of the Religions for Peace Philippine Youth Network and the commitment of the Mindanao youth, peace will be realized.

Our work has just begun and we urge Asian governments, civil societies and religious youth leaders to join us on the path to peace.


URGENT APPEAL FOR MINDANAO
Mindanao, Philippines | 15 October 2008


FOR PEACE IN MINDANAO, NOW!
Hearing their urgent cries and for the sake of the women, youth, and children of Mindanao, we the religious youth leaders of the Religions for Peace Asia & Pacific Youth Network from sixteen countries in Asia— representing Buddhist, Christian, Hindu, Jain, Muslim, Shinto, Sikh, Zoroastrian, and the Indigenous—strongly appeal for pursuit of the Mindanao peace process, with honor and sincerity, and call for an immediate cessation of hostilities in Mindanao. We call for all stakeholders to return to the negotiation table and the path of peace. The many years of painstaking efforts and progress made between the Government and various stakeholders should not be overlooked or abandoned.

Reflecting on the values of our faith traditions, we implore that all parties seek reconciliation and practice forgiveness. We believe that the resumption of the peace negotiations among all stakeholders is imperative to truly attain a just and lasting peace in the country.

We, bearing witness to the extreme conditions of the people of Mindanao, urge the government of the Philippines to intensify its efforts to care for the more than half million Internally Displaced Person (IDPs) as a humanitarian crisis looms. We urge the United Nations to review the situation and take relevant action as the number of IDPs continues to grow.
We call for the security forces to respect international norms pertaining to existing evacuation centers and to allow free access to aid for the people of Mindanao.

The misuse of religion to label the conflict and undermine—as well as exacerbate—the plight of the people of Mindanao must end. Mindanao is a place rich with natural resources and filled with talented young people, yet the majority of the population is extremely poor. We urge all stakeholders to stop militarization and focus on sustainable peace and development programs as a means toward a just and peaceful society.

We, seeing the people in Mindanao suffering as a result of the conflict and as a result of decades of neglect, call for JUSTICE for the marginalized of Mindanao who are lacking good education, jobs for their youth, and are living in poverty.

WITHOUT JUSTICE THERE CAN BE NO PEACE!

We appeal to young Filipinos to be aware of what is going on in their homeland and not let peace slip away.

We invite the international community to visit Mindanao to change their perceptions of the situation and understand the history of the political, economic, and social marginalization that are the real roots of the conflict. We urge the regional and global community to understand the reality, hear the people, and bear witness to the everyday struggle to survive.

We have SEEN the children desperate for knowledge lacking the resources for education.

We have HEARD the plight of the displaced, their elderly, women and children.

We are asking you to join us in ACTION to seek immediate attention for those affected.




Transmis le Nov 17, 2008 - 01:22 AM Envoyez cette article à un ami Format imprimable
Religions-LaïcitéLa construction d’une identité européenne, un souci partagé

Rovereto mai 2008


Ahmed Jaballah,
directeur de l’Institut européen des sciences humaines de Paris, vice-président de la Fédération des organisations islamiques d’Europe (F.O.I.E), membre du conseil d’administration de la CMRP France


L’identité européenne, une identité en construction


Il est certain que l’identité européenne, en tant que valeurs partagées, est constituée d’éléments philosophiques et culturels différents, qui reviennent à des racines historiques et s’alimentent continuellement d’éléments nouveaux. C’est une identité, comme toute identité collective, qui essaie de conjuguer l’unité et la diversité. Les valeurs de cette identité sont souvent exprimées à travers un certains nombre d’objectifs et de principes, qui sont : la paix, la prospérité, la démocratie, la liberté, l’égalité, la justice, les droits de l’homme, la cohésion sociale, la protection de l’environnement, le dialogue interculturel… Une identité collective permet à toute société humaine de fonder une cohésion nécessaire à un vivre ensemble dans la solidarité et l’entraide, sans nier le besoin de la diversité entre ses membres. Toutes ces valeurs évoquées sont dans leur globalité des valeurs universelles vers lesquelles aspire toute l’humanité, au-delà de ses différences ; et l’Europe tend, à travers sa démarche d’union, de transformer en réalité ces valeurs ambitieuses dans la vie de ses peuples. C’est un défi considérable à relever, d’où la nécessité de mettre en contribution toutes les forces et les ressources pour construire une identité européenne humaine forte et ouverte.

La contribution des religions dans la construction de l’identité européenne :

Les religions ont certainement un rôle à jouer dans cette belle aventure de la construction d’une identité européenne, au moins pour deux raisons essentielles :
- Toutes les valeurs qui peuvent être à la base de l’identité de l’Europe sont des valeurs prônées dans leur ensemble par les religions ; certes exprimées selon des approches différentes, mais qui peuvent être enrichissantes et complémentaires.
- La capacité spirituelle des religions représente un facteur important qui peut donner un élan positif à ces valeurs fondatrices de l’identité (1).

Quelle contribution de l’islam dans ce domaine ?

L’islam peut avoir sa contribution dans la fondation de l’identité européenne grâce à deux facteurs importants :
- Une présence large des musulmans dans la majorité des pays européens, qui fait de l’islam la deuxième religion dans certains de ces pays. La foi et la culture religieuse que partagent les musulmans d’Europe entre eux peuvent constituer un élément de rapprochement qui aura ses répercussions sur les rapprochements des peuples européens (2).
- La dimension historique d'une expérience musulmane qui a pu conjuguer à la fois l’unité et la diversité, y compris en Europe dans la période andalouse, et dans les pays de l’Europe de l’Est. Une expérience qui a eu ses difficultés mais aussi ses apports positifs.

Quelles sont alors les responsabilités partagées pour construire une identité européenne ?

Les musulmans d’Europe ont une responsabilité dans la construction d’une identité européenne. Une responsabilité qui ne peut apporter ses fruits qu’avec une volonté des sociétés européennes, cherchant à mettre en harmonie toutes les compétences et les énergies diverses, au service d’un destin commun. La responsabilité des musulmans contribuant à l’identité européenne prend ses fondements essentiellement dans trois engagements qui sont déjà entrepris :
- Un engagement visant à intégrer progressivement leur tradition et leur expression religieuses dans le contexte européen. Témoignent de cet engagement toutes les initiatives prises dans la construction des lieux de culte en parfaite insertion dans le paysage urbain de nos villes, dans la formation des imams et des cadres religieux, dans l’acquisition de cimetières et de carrés musulmans pour enterrer les morts…
- Un engagement citoyen qui amène le citoyen européen de confession musulmane à prendre part à la vie de la société, à travers ses activités sociales, culturelles et politiques. Un engagement qui a besoin d’être renforcé et encouragé.
- Un engagement dans le dialogue interculturel et interreligieux qui connaît une évolution constatée. De plus en d’initiatives sont entreprises dans ce domaine, et le nombre croissant d’associations de dialogue à l’échelle locale, nationale et internationale auxquelles participent des musulmans en est un témoin. En parallèle à cette responsabilité des musulmans, il y a certainement une responsabilité de la société, qui peut permettre à la contribution musulmane d’apporter sa pierre à l’édifice de l’identité européenne. La responsabilité de la société dans ce domaine, corespond à une revendication citoyenne de a part de la composante musulmane européenne, mettant en avant aujourd’hui les exigences suivantes :
- Une confiance accordée aux citoyens musulmans en tant qu’acteurs positifs, qui ont leur place entière dans la société. Une telle confiance renforce l’engagement, dissipe les facteurs de repli et de marginalisation et fait exploser les énergies servant l’intérêt commun.
- Un combat rigoureux de toutes les formes de racisme, de xénophobie et d’islamophobie. Les différences et les spécificités de chaque communauté religieuse et culturelle peuvent constituer un élément d’enrichissement mutuel, comme elles peuvent être des facteurs d’isolement, en fonction de l’approche suivie dans le traitement de ces différences et de ces spécificités.
- Une gestion désintéressée de la question religieuse musulmane en Europe, et notamment au niveau de la représentation cultuelle des musulmans. La tradition européenne, très marquée par le sécularisme dans le rapport entre l’Etat et la religion, doit être respectée en ce qui concerne les musulmans. Tant que les musulmans agissent dans le cadre des lois, ils doivent être libres et indépendants pour s’organiser, former leurs cadres religieux et construire leur expression religieuse fidèle à leur tradition. Toute ingérence politique intérieure ou extérieure ne peut que trahir les principes d’égalité juridique entre les différentes confessions. Le traitement politique de certains pays européens voulant lier les affaires religieuses des musulmans d’Europe avec des pays musulmans étrangers laisse apparaître l’islam comme une religion étrangère, qui n’a pas le droit de cité comme toutes les autres religions présentes en Europe. La présence musulmane en Europe est une chance permettant de construire une identité européenne riche d’un patrimoine culturel et religieux diversifié, ce qui donne à cette identité une dimension planétaire.

En effet, l’identité d’une Europe unie et juste est une belle entreprise qui a besoin de toutes les forces vives. A l’ère d’une mondialisation globalisante et envahissante qui caractérise notre époque, nous devons confirmer des repères qui donnent à l’Homme l’espoir et lui garantissent la paix et la solidarité. Nous avons besoin certes de partir des acquis de l’Histoire, mais surtout d’insister sur le présent tout en en se projetant dans l’avenir; comme l’a bien exprimé Edgar Morin en disant de la communauté européenne :
« Notre communauté de destin n’émerge pas de notre passé qui la contredit, elle émerge à peine de notre présent parce que c’est notre futur qui nous l’impose (3) »

Ahmed Jaballah



(1) Jacques Delors disait dans l’un de ses discours en 1989 : « Il nous incombe… de donner plus de chair à cette communauté, et pourquoi pas un supplément d’âme. »

(2) Nous pouvons constater cette réalité de rapprochement et d’échange entre les musulmans d’Europe lors de leurs rencontres où ils expriment à la fois une unité de foi et une diversité de cultures qui leur permet de découvrir les richesses des langues et des cultures européennes.

(3) Edgar Morin, Penser l'Europe, Ed. Gallimard, 1987.


Transmis le Oct 02, 2008 - 08:39 PM Envoyez cette article à un ami Format imprimable
Religions et conflits
Message du Secrétaire général de Religions pour la Paix


19 septembre 2008


Aux membres de Religions pour la Paix

Permettez-moi de vous informer par cette lettre d’un événement qui aura lieu à New York près du siège des Nations Unies le jeudi 25 septembre 2008.

Religions pour la Paix patronne avec le Conseil Œ*****énique des Eglises, le Comité central mennonite, le comité de service des Amis (quakers) et le bureau des quakers auprès des Nations Unies un dialogue entre des responsables politiques et religieux éminents sur le rôle central revenant aux communautés de croyants pour faire face aux défis mondiaux et construire des sociétés en paix.

Ce dialogue se déroulera au cours d’un repas de rupture du jeûne du Ramadan. Les éminents participants comprennent S. Exc. Miguel D’Escote Brockmann, président de l’Assemblée générale des Nations Unies, le Rév. Kjell Bondevik, ancien premier ministre de Norvège, président du Centre d’Osle pour la paix et les droits de l’homme, et S. Exc. Mahmoud Ahmandinejad, président de la République islamique d’Iran. M. John Brademas, “trustee” de Religions pour la Paix présidera la rencontre.

Etant donné les controverses soulevées par la présence du président de l’Iran, j’estime important de partager avec vous et avec le réseau de Religions pour la Paix tout entier une déclaration claire relative aux objectifs de notre participation et aux convictions de base de notre organisation.


Le dialogue entre les responsables politiques et religieux ouvre une voie utile à la construction de la paix. La rencontre du 25 septembre a pour titre : “N’avons-nous pas été créés par un seul Dieu ? Le sens des contributions religieuses à la paix”. Le but du dialogue est de bâtir des ponts de compréhension qui puissent promouvoir la paix, et de permettre aux participants d’explorer le rôle des communautés de croyants quant à des questions mondiales telles que la guerre, les préjugés et la misère, tout en approfondissant leur compréhension mutuelle. Ce dialogue est le quatrième d’une série en cours depuis 2006 de rencontres de réconciliation et de construction de ponts. Il poursuit le dialogue de plus en plus étoffé que les groupes de croyants mènent avec des responsables politiques, religieux et universitaires de l’Iran.

Les positions auxquelles Religions pour la Paix attache une importance majeure depuis des années sont claires et n’ont pas changé.

Ces positions comprennent :

1) que nous partageons la reconnaissance largement répandue de l’holocauste comme une réalité historique et l’un des plus grands crimes de l’Histoire ;

2) que nous nous prononçons pour un règlement juste et non-violent du conflit israélo-palestinien, en étant convaincus que toute solution de ce conflit doit assurer aux deux peuples la paix et la justice et le respect de leurs religions ;

3) que nous nous opposons à la prolifération nucléaire et appelons toutes les nations disposant de l’arme nucléaire à travailler au désarmement ;

4) que nous croyons à la dignité humaine et agissons pour le respect universel des droits de l’homme ,

5) que nous rejetons le terrorisme sous toutes ses formes.


Je limite intentionnellement la liste de nos engagements à ces quelques points, car on a beaucoup lié le président de l’Iran a des positions relatives à ces questions qui diffèrent d’une manière importante de celles que Religions pour la Paix soutient depuis longtemps. Il est donc important de bien noter qu’en acceptant de co-parrainer cette rencontre, Religions pour la Paix ne s’écarte en aucune manière, directement ou indirectement, des positions auxquelles elle est fortement attachée. De fait, ce dialogue fournit aux participants l’occasion d’exprimer de façon franche, en présence les uns des autres, leurs préoccupations profondes.

Bien que les organisateurs aient veillé à ce que le déroulement de la rencontre mette l’accent sur le rôle de la coopération entre les responsables religieux et les politiciens en vue de la paix, il n’en reste pas moins que de vives tensions existent entre certains Etats et l’Etat iranien. Ces tensions se reflètent aussi au Conseil de Sécurité des Nations Unies. A cet égard, vous pourrez trouver de l’intérêt à l’article de l’International Herald Tribune paru le 16 septembre 2008 qui note l’exceptionnelle unité de vues des anciens secrétaires d’Etat américains Madeleine Albright, Colin Powell, Warren Christopher, Henry Kissinger et James Baker, soutenant tous que les Etats Unis doivent parler avec l’Iran. En citant ce point, mon intention n’est pas de mettre en relief les tensions existant entre deux pays, les Etats Unis et l’Iran, mais de noter l’étendue du consensus existant au sein du monde politique quant à la sagesse et à la valeur du maintien de lignes de communication ouvertes entre des groupes entre lesquels existent des divergences majeures, des différences dans les principes et de graves tensions.

Religions pour la Paix sait par expérience que la recherche de la paix nous conduit souvent à être en rapport avec des gens avec qui nous sommes en désaccord sur des points très importants.

Cette constatation est apparue très tôt dans l’histoire de Religions pour la Paix. Au cours des deux premières décennies de son existence, Religions pour la Paix a favorisé de remarquables rencontres entre les responsables politiques les plus impliqués dans la guerre froide et les responsables religieux affectés par elle. Des responsables religieux des blocs de l’Est et de l’Ouest et des Etats non alignés se sont unis dans leur engagement envers la paix, et ils ont fait appel ensemble aux responsables politiques du monde de la guerre froide. Ils ont été reçus par les chefs d’Etat à Moscou, Pékin et Washington. A cette occasion, de nombreux responsables de Religions pour la Paix ont rencontré des politiciens gravement compromis dans les brutalités de la guerre froide et des guerres par procuration liées à celle-ci.

Il est certain qu’au sein de Religions pour la Paix, les divers responsables religieux appréciaient de manière différente les bases morales invoquées par les protagonistes de la guerre froide. L’organisation n’en est pas moins restée fidèle à ses principes fondamentaux en promouvant un dialogue profondément nécessaire entre les Etats. Cet exemple tiré de notre passé suggère que nous pouvons aujourd’hui aider quelque peu à faire en sorte que les lignes de communication restent ouvertes entre des Etats aux prises avec des tensions sévères, même si nous avons de graves préoccupations morales quant à certaines de leurs pratiques.

Tandis que Religions pour la Paix n’abandonne pas ses principes fondamentaux, l’histoire de notre organisation donne des raisons d’espérer que des efforts sincères tendant à maintenir ouvertes les lignes de communication entre des parties en conflit peuvent se révéler utiles.

Je vous remercie d’avoir pris le temps de réfléchir à ces points avec moi.

A vous, en esprit de partenariat.
Dr. William F. Vendley,
Secrétaire général



Transmis le Sept 22, 2008 - 07:26 PM Envoyez cette article à un ami Format imprimable
Religions et conflits


Des responsables religieux appartenant à des religions différentes
en Afrique du Nord et au Proche Orient s’engagent à construire la paix dans la région



(NEW YORK, 18 juillet 2008)—Des responsables religieux de religions différentes appartenant à Religions pour la Paix, le rassemblement pluri-religieux le plus vaste et le plus représentatif, se sont mis d’accord en vue de construire la paix dans la région du Proche Orient et de l’Afrique du Nord. Ils ont lancé Religions pour la Paix, Afrique du Nord et Proche Orient.

"Le dialogue est le choix de quelques uns, mais ce doit être une réalité pour nous tous afin de promouvoir la paix au Proche Orient” a dit Sa Béatitude, Mgr. Michel Sabbah, ancien patriarche latin de Jérusalem. Le Conseil a été lancé lors de la réunion de trente représentants du Christianisme, de l’Islam et du Judaïsme tenue en Egypte à la Bibliothèque d’Alexandrie le 15 juillet 2008. Le Conseil est co-présidé par Mgr. Sabbah et par le Dr. Mohammad Al Sammah, secrétaire général du Comité pour le dialogue islamo-chrétien, membres l’un et l’autre du Conseil mondial de Religions pour la Paix.

Incluant des représentants de plus de vingt pays de la région, le Conseil entreprendra un certain nombre d’activités tendant à améliorer la compréhension entre les religions et les communautés. Il a identifié comme priorités de son premier programme d’action l’élaboration des principes d’un vrai dialogue, la promotion de l’éducation pour une meilleure compréhension mutuelle des trois religions abrahamiques et des actes de solidarité susceptibles de favoriser la réconciliation.

Le Dr. William F. Vendley, secrétaire général de Religions pour la Paix, a dit son appréciation de la démarche hardie ayant abouti à la création du Conseil. "Quand les religions coopèrent effectivement, a-t-il dit, elles placent leurs problèmes communs au centre de leurs préoccupations, et elles agissent en conséquence. Ces problèmes comprennent la misère et les injustices politiques et sociales. Le lancement du Conseil est un pas en avant significatif pour mobiliser les ressources sociales, morales et spirituelles des communautés de croyants en vue d‘une action commune."

Les participants ont reconnu qu’il existe au Proche Orient diverses initiatives interreligieuses Le Conseil s’efforcera de renforcer leur action et, au besoin, de faciliter leur collaboration.

Le Dr. Ismail Serageldin, directeur de la Bibliothèque d’Alexandrie, président honoraire de Religions pour la Paix et membre du nouveau Conseil, s’est dit très optimiste quant au rôle que celui-ci peut jouer. "En présence de la richesse, de la misère et de l’injustice de la région de l’Afrique du Nord et du Proche Orient, a-t-il déclaré, le Conseil apportera du nouveau."

Religions pour la Paix est le rassemblement pluri-religieux mondial le plus vaste et le plus représentatif qui promeut depuis 1970 une action commune en vue de la paix. Religions pour la paix dont le siège est à New York et qui est accréditée auprès des nations Unies agit à travers des conseils interreligieux qui lui sont affiliés dans xoixante-dix pays de six continents.




Transmis le Août 01, 2008 - 12:06 PM Envoyez cette article à un ami Format imprimable
Religions-Laïcitéde Ghaleb Bencheikh, Président de la CMRP – France.

Les multiples contraintes et les différentes vexations auxquelles sont soumis les chrétiens d’Algérie et ceux d’Orient désormais très minoritaires dans le monde islamique continuent de susciter de sérieux débats notamment dans la mouvance du dialogue interreligieux en France et de par le monde.
Nous avons eu l’occasion à maintes reprises de nous insurger contre cet état de fait. Rien ne le justifie et aucun être épris de liberté, de justice et de paix ne l’accepte. Et notre désapprobation est totale.

Nous appelons à la vigilance pour condamner toute atteinte à la liberté religieuse et nous œuvrons inlassablement pour que la criminalisation de l’apostasie, dans les pays dits musulmans, prenne fin.
Quelque soit l’argument invoqué pour contrecarrer le prosélytisme agressif, il demeure irrecevable. Il vient se fracasser sur le rocher massif du droit à la liberté de conscience.
En principe, dans une société ouverte évoluée dans un Etat de droit, la lutte contre les mouvements sectaires, ne doit pas se traduire par les avilissements de type judiciaire contre ceux qui librement, choisissent de se convertir à une autre tradition religieuse.
Pour délicats qu’ils se présentent, le rôle et la mission des pouvoirs publics dans ce domaine, doivent demeurer toujours à la circonspection et au respect des libertés fondamentales. Celles-ci ne doivent pas être sacrifiées en vue de préserver on ne sait quelle identité confessionnelle !
Rappelons-le, il n’est pas dans les prérogatives d’un Etat démocratique et moderne de s’immiscer dans les affaires de conscience religieuse des administrés.
En outre, nous croyons fondamentalement que le degré d’avancement éthique d’une nation est apprécié à l’aune du sort des minorités en son sein.

Aussi une certaine interrogation nous taraude-t-elle lorsque nous entendons quelques voix requérir, dans cette douloureuse affaire, le principe dit de réciprocité. Non qu’il faille le récuser d’emblée. Bien au contraire, il doit être de rigueur dans toutes les relations interindividuelles, intercommunautaires et internationales. C’est une question de bon sens et d’équité. Bien que nos références scripturaires ne l’aient jamais brandi comme une conditio sine qua non dans les rapports entre les hommes.
Les préceptes nobles et les commandements moraux que recèlent à profusion, la Thora, l’Evangile et le Coran ont toujours magnifié, à l’instar des écrits des autres traditions religieuses, la gratuité du don, et la grâce qui transcende le mal par le bien en toutes circonstances. Tel est l’enseignement spirituel qui nous fait tendre asymptotiquement vers la félicité dès ici-bas :

« La bonne action et la mauvaise ne sauraient aller de pair. Rends le bien pour le mal et tu verras celui dont une inimitié te séparait de lui se transformer en ami et protecteur chaleureux » enjoint bien le Coran (s 41, v 34).

Nous ne pouvons que déplorer, en l’occurrence, la myopie affligeante des croyants musulmans qui, lisant ce passage, ne l’intègrent pas, ne le méditent pas et ne l’appliquent pas dans leur vie quotidienne.

Alors, pour revenir au sort des croyants sur les deux rives de la méditerranée et sans vouloir ratiociner, nous constatons que nous ne sommes pas, hélas, dans une situation classique de réciprocité stricto sensu. Pour la simple raison que chez nous, en France, nous avons l’heur de vivre dans un Etat laïque.
Certes, la laïcité dont le concept est de nos jours mutant et évolutif, a besoin d’être affinée et fixée sans recourir à des épithètes telles ouverte ou fermée, belliciste ou anticléricale voire d’intelligence ou d’indifférence. Mais, la laïcité, clé de voûte de nos institutions républicaines, demeure la catalyse de l’alchimie du mieux-vivre ensemble. Elle permet que « la loi garantisse le libre exercice de la foi aussi longtemps que la foi ne prétend pas dicter la loi. »
A cet égard, le citoyen est in abstracto au sein de la République, par delà ses appartenances confessionnelles et ses orientations métaphysiques. Ainsi, dans ce cadre, n’est-ce pas à une communauté religieuse, fût-elle la plus nombreuse et la plus enracinée, d’accorder des droits aux membres d’une autre communauté considérée comme « minoritaire ». Il y a lieu tout simplement de respecter la loi. Ce respect s’impose à tous les citoyens.

Ailleurs, la difficulté réelle réside dans la collusion entre le temporel et le spirituel et l’intrication du politique et du religieux dans les Etats à coloration confessionnelle. Et tant qu’on a l’islam comme religion d’Etat, son instrumentalisation et sa domestication vont bon train. L’autorité administrative s’érige comme tutrice et directrice de conscience des citoyens. Alors, à côté de l’appel à la réciprocité, tout à fait recevable, il faut aider les forces vives et les intellectuels dans la société civile sur place, à tout faire pour déconnecter la spiritualité de l’exercice politicien.

A tout le moins, cette situation dramatique aura montré qu’une presse libre s’est affranchie du carcan gouvernemental pour assumer ses responsabilités en toute indépendance et militer en faveur de la liberté de conscience.


Transmis le Août 01, 2008 - 01:45 AM Envoyez cette article à un ami Format imprimable
Vivre ensemble




21 mai : Journée mondiale de la diversité culturelle pour le dialogue et le développement


Osservatorio del Mediterraneo
a le plaisir de vous inviter à assister à la Journée d’études sur le thème :

La Diversité dans tous ses états


qui se tiendra au Bureau d’information pour la France du Parlement Européen
(288, boulevard Saint-Germain 75007 Paris)

Le mercredi 21 mai 2008
Programme détaillé téléchargeable : www.ipse-eu.org


Inscription indispensable
Entrée libre
dans la limite des places disponibles
pour les auditeurs préalablement inscrits



La Diversité : un enjeu pour la construction méditerranéenne




Dans l’oscillation du balancier entre l’uniformité du global et le particularisme du local, la diversité a toujours eu du mal à s’exprimer.
Le repli identitaire, l’exclusion du différent et le refus de l’échange continuent à gangrener des sociétés malmenées par une mondialisation à la recherche d’une hypothétique régulation.
À l’inverse, certains penseurs – Brzezinski, Fukuyama, Nye – n’ont pas hésité à diagnostiquer une homogénéisation du monde sous le double effet de la « révolution cyber-technologique » et du libéralisme économique triomphant. Ce nouveau Centaure des temps modernes, devait faire éclore, sous ses pas assurés, l’adhésion quasi-automatique de l’ensemble des autres peuples de la planète au modèle occidental démocratique.

Ces deux attitudes, d’évidence irréconciliables, s’accordent pourtant pour développer une solide méfiance à l’égard de la diversité, considérée comme un virus potentiel pouvant altérer deux supposées puretés : une identité archétypale et figée et une uniformisation établie sous les auspices, illusoirement pacifiques, de la technique et du marché.
Pour se sortir de ces impasses, certains analystes ont forgé un concept, la glocalisation qui tente d’articuler le niveau local et le global, surtout en matière de pratiques entreprenariales.
Mais, de toute évidence, il faut aller plus loin pour restaurer l’autonomie plénière et le pouvoir agissant de la diversité dans la recherche de bases plus appropriées à un « vivre ensemble » plus équilibré et plus solidaire.

Il faut affirmer, en premier lieu, que l’acceptation de la diversité est une condition incontournable du dialogue des cultures.
D’un point de vue étymologique, il ne saurait y avoir dialogue qu’avec le différent. Sinon ce serait un soliloque.
Le dialogue existe dès qu’on a quelque chose à donner de soi-même et à recevoir, en retour, d’un Autre reconnu dans son irréductible spécificité en même temps que dans sa secrète gémellité !
Pour que ce dialogue des cultures ne tourne pas, comme prévient Régis Debray, au mantra, à l’exutoire, voire à l’exorcisme, il faut admettre que l’échange fécondant ne peut s’épanouir ni dans le retrait ethnocentrique ni dans le cosmopolitisme sans attaches.
Un vrai dialogue des cultures ne peut advenir que malgré et avec toutes nos différences, par l’acception et le dépassement de nos diversités car, comme le rappelle Claude Levi Strauss, « La civilisation implique la co-existence des cultures offrant entre elles le maximum de diversité ».

C’est pourquoi l’Osservatorio del Mediterraneo a entrepris d’organiser cette Journée d’études pour examiner la diversité « dans tous ses états », sous les divers angles de l’analyse et de la connaissance.
Des généticiens, paléontologues, spécialistes des sciences de la nature et historiens des sciences nous exposeront les enseignements de leurs disciplines sur la diversité.
D’autres spécialistes de la philosophie, des études culturelles et interculturelles, de la communication, des migrations et de l’intégration nous parleront de la diversité, du point de vue des sciences humaines et sociales.
Dans la visée d’absolu du message religieux, quelle place pour la diversité ? C’est à quoi réfléchiront des analystes des traditions des trois religions du Livre révélées sur les rives de notre mer commune.
Enfin, quelles épreuves et quelles patiences impose l’acceptation de la diversité par la pratique politique dans notre espace fissuré par les incompréhensions, les préjugés et les conflits.

C’est dire que la question de la diversité ne saurait être réduite à un sujet de débat théorique ou, encore moins, à un vague exercice de casuistique.
En plus d’être une condition du dialogue des cultures, cette question est au centre des choix que nous devons faire pour promouvoir l’acceptation et la reconnaissance en lieux et places du refus et de la dénégation, la convergence et la solidarité, en lieux et places de la rupture et de l’exclusion.
Tel me paraît être l’enjeu qui se profile derrière nos échanges sur la diversité et de notre action en faveur d’une Méditerranée réconciliée parce qu’ayant retrouvé le chatoiement de sa diversité dans la mémoire des vagues.

Nadir M. AZIZA
Directeur général de
l’Osservatorio del Mediterraneo


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Religions et conflits Contact:
Ms. Andrea Louie, Religions for Peace
New York, USA
Tel: (+1) 212-687-2163
alouie@wcrp.org



High-Level Multi-Religious Delegation Helps Build Peace in Southern Thailand

—Religious leaders begin building the Religions for Peace Inter-religious Council–Thailand to
Advance Reconciliation and Peace—


(BANGKOK, 25 April 2008)—As crises continue in the three Southern provinces—Yala, Pattani, and Narathiwat—Religions for Peace, the world’s largest and most representative multi-religious coalition, in partnership with World Fellowship of Buddhists (WFB) and Christian Conference of Asia (CCA), organized a high-level multi-religious delegation to the Southern Thailand on 22–23 April 2008.
The delegation met with local Buddhist, Muslim and Christian leaders, as well as with senior representatives of the Yala provincial government, the Civil-Police-Military Joint Task Force (CPM) and the Southern Boarder Provinces Administrative Center (SBPAC). The delegation also met with H.E. Mr. Anand Panyarachun, Chairman, National Reconciliation Commission, and H.E. Mr. Chuan Leekpai, Former Prime Ministers of Thailand in Bangkok on 23 April 2008.
The delegation consisted of Rev. Kyoichi Sugino, Director of Inter-religious Development and Field Coordinator, Religions for Peace; Dr. Prawate Khi-arn, General Secretary, Christian Conference of Asia (CCA); Ven. Passakon Pawitai (Buddhist leader from Chang Mai); Mae Che Sansanee Sthirasula (Buddhist nun); Mr. Karim Abdullah (Islamic Center of Thailand), Rev. Fr. Saner Damnernsaduak (Catholic priest); Rev. Sayam Muangsak (The Church of Christ in Thailand); Dr. Gothom Areeya (Director, Center for Peacebuilding, Mahidol University); Mrs. Dungkamol Suiichakul (President, Young Buddhist Association of Thailand); Dr. Parichart Suwanbuddha (Mahidol University); and Mr. Somchai Homlaor (Asian Institute for Human Rights).
Dr. Prawate Khi-arn, General Secretary of CCA said, “Although the Thai government is endeavoring by every means to pursue peace and order, the killing of civilians and security forces by well-armed insurgents continues, and peace has still not been achieved.” The high-level multi-religious delegation met with local religious, governmental and civil society leaders to discuss ways to advance peaceful resolution of conflict in the south.
Rev. Sugino said, “The historically friendly ties among Buddhists and Muslims in the Southern Thailand needs to be re-established. Multi-religious solidarity can facilitate the conditions for healing, reconciliation, dialogue and common action for peace. Rev. Sugino noted that religious leaders have agreed to begin the process of forming national and provincial inter-religious councils, consisting of senior leadership of Buddhist, Muslim, Christian, and other religious traditions, as a mechanism for reconciliation and peaceful common living. The proposal of building the National Inter-religious Council and Provincial Councils was welcomed by senior representatives of SBPAC and CPM, as well as by Former Prime Ministers H.E. Mr. Anand Panyarachun and H.E. Mr. Chuan Leekpai.


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Senior Religious Leaders Issue International Appeal
to Ban Cluster Munitions
—World Council members join Global Day of Action against cluster bombs,
19 April 2008—


( New York, 18 April 2008)—Senior leaders of different faiths from Religions for Peace, the world’s largest and most representative multi-religious coalition, joined an international movement to help ban cluster bombs, which—like landmines—kill and maim innocent civilians indiscriminately.
More than 60 senior religious leaders from Religions for Peace signed an international appeal by faith leaders to ban cluster bombs. The worldwide appeal was coordinated by the London-based Cluster Munitions Coalition, a network of two hundred civil society groups, including non-governmental organizations, religious communities, and professional associations.
“For more than 40 years, cluster bombs have killed and wounded innocent people, causing untold suffering, loss and hardship for thousands in more than 20 countries across the planet,” the religious leaders’ appeal said. “The voices of those whose lives have already been shattered by cluster munitions call us to take meaningful and courageous action. Our faith traditions call us to stand with those who have suffered, and to work for the well-being of the human family through relationships of respect, justice, and peace.” [See full statement and signatories below.]
The 150 signatories included The Most Reverend Desmond Tutu, a former Religions for Peace Co-President and Anglican Archbishop Emeritus of South Africa. He was joined by The V. Rev. Leonid Kishkovsky, Moderator of Religions for Peace, and members of the Executive Council of the Religions for Peace World Council, including: Ms. Farida Ali, President Emeritus of the Islamic Heritage Society; Rev. Nichiko Niwano, President of Rissho Kosei-kai; Most Rev. John Onaiyekan, Catholic Archbishop of Abuja and President of the Christian Association of Nigeria; and Chief Rabbi David Rosen, President of the International Jewish Committee for Interreligious Consultations.
Dr. William F. Vendley, Secretary General of Religions for Peace, said, “If we can help to stop these exceptionally cruel and indiscriminate weapons, we will be serving our human family. The Global Day of Action to Ban Cluster Bombs, 19 April, is one key action in this campaign. The coalition is trying to demonstrate the broad support of civil society, and Religions for Peace is working to foster multi-religious cooperation to build peace by eliminating these weapons.”

Faith Leaders’ Appeal for an International Treaty to Ban Cluster Munitions


As people of faith, we raise our voices for the protection of life and promotion of peace by calling on all governments to end the production, transfer, stockpiling, and use of cluster bombs.
For more than 40 years, cluster bombs have killed and wounded innocent people, causing untold suffering, loss and hardship for thousands in more than 20 countries across the planet. These weapons cause death and injury to civilians during attacks and for years afterwards because of the lethal contamination that they cause. Cluster bombs hamper post-conflict rebuilding and rehabilitation and the dangerous work of cluster bomb clearance absorbs funds that could be spent on other urgent humanitarian needs. Without determined action, the civilian harm caused by these weapons both during and after conflict will continue to grow.
The voices of those whose lives have already been shattered by cluster munitions call us to take meaningful and courageous action. Our faith traditions call us to stand with those who have suffered, and to work for the well-being of the human family through relationships of respect, justice, and peace.
We are speaking out today on the Global Day of Action to Ban Cluster Bombs where people across all continents, cultures and faiths are taking action and calling for a ban on cluster bombs.
A comprehensive ban on cluster bombs can and must be negotiated one month from now in Dublin, Ireland, in May 2008. We urge governments to take up this heavy responsibility by seizing this opportunity to take concrete action for the protection of the vulnerable and for the promotion of peace.
Sincerely,
The Most Reverend Desmond Tutu
Anglican Archbishop Emeritus of Cape Town
Dr. Christoph Cardinal Schönborn
Cardinal Archbishop of Vienna, Catholic Church of Austria
Archbishop Gunnar Stålsett
Committee World Council Religions for Peace, Lutheran Church of Norway
Sister Emmanuelle
Founder and Honorary President of ASMAE (Association Soeur Emmanuelle), France.
Archbishop Antonio Ledesma
Vice President of the Catholic Bishops Conference of the Philippines and Bishop-President of Pax Christi Pilipinas (Philippines)
Archbishop John Dew
Archbishop of Wellington, Catholic Church of New Zealand
Archbishop Anders Wejryd
Church of Sweden
Chief Rabbi David Rosen
Chairman of the International Jewish Committee for Interreligious Consultations, Israel
Archbishop John Onaiyekan
Archbishop of the Abuja Diocese of the Catholic Church and President of the Christian Association of Nigeria
Dr Muhammad Abdul Bari
Secretary General, Muslim Council of Britain
Indarjit Singh
Director of the Network of Sikh Organisations, UK
Rabbi Danni Rich
Chief Executive of Liberal Judaism
Monsignor Samuel Gandi
Apostolic Administrator, Archdiocese of Freetown and Bo (Roman Catholic), Sierra Leone
Reverend Osman J. Fornah
President, Inter-Religious Council of Sierra Leone
Sheik Abu Bakarr Conteh
1st Vice President, Inter Religious Council of Sierra Leone, Imam of Freetown
Municipality Council and Masjid Hamdallah
Sheik Abu-Bakarr Tejan-Jalloh
Chief Imam of Freetown Central Mosque, Sierra Leone
Monsignor Laurent Monsengwo
Archbishop of Kinshasa, DR Congo and Co-President Pax Christi International
Bishop Kike Figaredo
Apostolic Prefect of Battambang, the Catholic Church in Cambodia
Bishop Émile Destombes
Apostolic Vicar of Phnom Penh, the Catholic Church in Cambodia
Bishop Anthony Sami
Catholic Church in Cambodia
Bishop Yves Ramousse Gustave
The Catholic Church in Cambodia
Bishop Ragnar Persenius
Diocese of Uppsala, Church of Sweden
Bishop Eliezer M. Pascua
General Secretary of the United Church of Christ in the Philippines
Bishop Jessie Suarez
South Luzon Jurisdictional Area, United Church of Christ in the Philippines
Bishop Peter Cullinane
Bishop of Palmerston North, Presbyterian Church of Aotearoa New Zealand
Bishop Denis Browne
Bishop of Auckland, Catholic Church of New Zealand
Bishop Barry Jones
Catholic Diocese of Christchurch, New Zealand
Bishop David Stancliffe
Bishop of Salisbury, Church of England
Bishop William Kenny
Auxiliary Bishop of Birmingham and Spokesman on European Affairs for the Bishops’ Conference of England and Wales
Reverend Jonathan Edwards
General Secretary of the Baptist Union of Great Britain
Reverend Dr Martyn Atkins
President of the Methodist Conference, United Kingdom
Reverend Gregor Henderson,
President of the Uniting Church in Australia
Reverend Dr. Setri Nyomi
Secretary General of World Alliance of Reformed Churches, the Presbyterian Church in Canada
Rabbi Steven Jacobs
Temple Kol Tikvah, USA
Right Reverend Francis S. Nabieu
Head of Methodist Church Sierra Leone
Dr. Fauzy Khoury
Exarch of the Greek Catholic Melkite Church in the Galilee
Muhammad Amir Kpakpo Addo
Ag. Executive Secretary, Ghana Conference of Religions for Peace, Ghana
Pratap Bhogilal
Chairman Emeritus, World Jain Confederation, India
M. L. Pindolia
President, Hindu Council of Africa, Africa
Samdech Tep Vong
The Great Supreme Patriarch of the Kingdom of Cambodia, Cambodia
Issa Kirarira
Chairman, Media for Peace and Religious Tolerance Organisation, Uganda
Rev. Pat de Ramos-Bremond
Minister, Broadmeadows Uniting Care, Australia
Fr. Tom Ryan
Paulist Office for Ecumenical and Interfaith Relations, USA
Taoist Mission Secretarial Office
Taoist Mission Secretarial office, Singapore
Ms Farida Ali
President Emeritus, Islamic Heritage Society, Pakistan
Pal Khn Chon
Won Buddhism Overseas Missions, Korea
Bishop Erik Norman Svendsen
Diocese Copenhagen, Evangelical Lutheran Church in Denmark
Bishop Kresten Drejergaard
Diocese Fyen, Evangelical Lutheran Church in Denmark
Bishop Elisabeth Dons Christensen
Diocese Ribe, Evangelical Lutheran Church in Denmark
Bishop Steen Skovsgaard
Diocese Lolland-Falster, Evangelical Lutheran Church in Denmark
Bishop Karsten Nissen
Diocese Viborg, Evangelical Lutheran Church in Denmark
Bishop Kjeld Holm
Diocese Aarhus, Evangelical Lutheran Church in Denmark
Bishop Søren Lodberg Hvas
Diocese Aalborg, Evangelical Lutheran Church in Denmark
Bishop Niels Henrik Arendt, Diocese Haderslev
Evangelical Lutheran Church in Denmark
Pastor Jørgen Bøytler
The Moravian Church in Denmark, member of the Provincial Board in the European Continental Province of the Moravian Church
Reverend Dr Anthony Dancer
Social Justice Commissioner of the Anglican Church in Aotearoa, New Zealand
Reverend Brian Turner
President, Methodist Church of New Zealand, Aotearoa-New Zealand
Monsieur Gregory BAUM, théologien et écrivain, professeur émérite, Sciences religieuses, Université McGill, Montréal
Développement et Paix – Organisation Catholique Canadienne pour le Développement et la Paix (OCCDP / CCODP) Canadian Catholic Organisation for Development and Peace, Canadian Catholic Organisation for Development and Peace
Madame Élisabeth GARANT, directrice du Centre justice et foi et de la revue Relations (Relations est une revue d’analyse sociale et religieuse, initiative des Jésuites à Montréal)
Sister Donna GEERNAERT, Congregational Leader, Sisters of Charity of Saint Vincent de Paul, Présidente de la Conférence Religieuse Canadienne – CRC – Canadian Religious Conference (Association of Major Superiors of Women and Men Congregations in Canada)
Madame Heather EATON, théologienne, professeur à la Faculté de théologie, Université Saint-Paul, membre du Canadian Forum on Religion and Ecology
Pasteur David FINES, rédacteur en chef de la revue Aujourd’hui Credo, magazine de l’Église Unie au Canada – Director of Aujourd’hui Credo
Monseigneur Pierre MORISSETTE, évêque de Baie-Comeau, Vice-président de la Conférence des Évêques Catholiques du Canada (CECC) – Canadian Conference of Catholic Bishops (CCCB)
Madame Carolyn SHARP, théologienne, professeur à la Faculté de théologie, Université Saint-Paul, Ottawa
Mgr. A. H. van Luyn S. D. B
President Pax Christi Netherlands, Bishop of Rotterdam, Catholic Church in the Netherlands
Monseigneur Zacharie Masimango Katanda
Evêque du diocèse Anglican de Kindu, République Démocratique du Congo
Révérend Pasteur MASTAKI AHONGO, Délégué de la 5ème Communauté, Eglises Libres de Pentecôte en Afrique en sigle «CELPA », Province du Maniema en République Démocratique du Congo
Abbé MILAMBO BAIKA Augustin: Conseiller Juridique de l’Evêque WILLY NGUNGMBI de la Diocèse de Kindu, province du Maniema en République Démocratique du Congo.
Msgr. Marc Stenger
Bishop of Troyes and Bishop President of Pax Christi France
Bishop Sofie Petersen
Evangelical Lutheran Church and Bishop of Greenland
Bishop John Bluck
Bishop of Waiapu, Anglican Church in Aotearoa, New Zealand and Polynesia
Bishop James Moriarty
Roman Catholic Church, Ireland
Bishop Raymond Field
Chairman Irish Commission for Justice and Social Affairs, Roman Catholic Church, Ireland
Bishop John Kirby
Chairman Trocaire, Roman Catholic Church, Ireland
Bishop Ragnar Persenius
Diocese of Uppsala
V. Rev. Leonid Kishkovsky
Director of External Affairs, Orthodox Church in America & Moderator, Religions for Peace, USA
Rev. Nichiko Niwano
President, Rissho Kosei-kai, Japan
Dr. Khurshid Khan
Ameer/President of the Islamic Circle of North America, USA
Khalid Rasheed
Secretary General, Islamic Centre of India, India
Rev. Canon Charles P. Gibbs
Executive Director, United Religions Initiative, USA
Mohammad Sammak
Secretary General, Christian-Muslim Committee for Dialogue, Lebanon
Karen Hurley
President General, World Union of Catholic Women’s Organisations
Dr William Vendley
Secretary General, Religions for Peace, USA
Rev. Vebjørn L. Horsfjord
General Secretary, European Council of Religious Leaders, Religions for Peace, Norway
Dr Sayyid M. Syeed
National Director, Islamic Society of North America, USA
Rev. W. Douglas Mills, PhD
Associate General Secretary, The United Methodist Church, USA
Mr Stein Villumstad
Deputy Secretary General, Religions for Peace – USA, Norway
Daniel Barton
Ecumencial Youth Council in Europe, Belgium
Dr Günther Gebhardt
Vice-Moderator, Religions for Peace – Europe, Germany
Sr. Mary-Ellen Francoeur
Religions for Peace – Canada, Canada
Christina Brown
Co-Founder, Center of Inter-Faith Relations, USA
Jim Schrag
Executive Director, Mennonite Church, USA
Rolando Santiago
Executive Director, Mennonite Central Committee, USA
Arli Klassen
Executive Director, Mennonite Central Committee, USA
James E. Winkler
General Secretary, General Board of Church and Society, the United Methodist Church, USA
Marie Dennis
Director, Maryknoll Global Concerns, Co-President, Pax Christi International
Mary Ellen McNish
General Secretary, American Friends Service Committee, Philadelphia, USA
Claudette Werleigh
Secretary General Pax Christi International
Ella Storesletten
Norwegian Church Aid, Norway
Roel Aalbersberg
Coordinator for Worldwide Program, ICCO, Netherlands
Rev. Stig Utnem
Former general secretary of the Council on Ecumenical and International Relations of the Church of Norway, Advisor to ECRL
Crescencia C. Gabijan
Board Member, Religions for Peace – Philippines, Philippines
Elizabeth Young
SA Interfaith Network, Australia
Ziad Moussa
Former IYC Coordinator, Lebanon
Arne Sæveraas
Special Advisor, Norwegian Church Aid, Norway
Gopika Dass
Regional Representative, Sudan-Kenya
Ela Gandhi
Editor/Chair of Satyagraha, In Pursuit of Truth, South Africa
Edy Korthals Altes
Former Ambassador, Netherlands, Netherlands
Gabriele Cipriani
Conselho Nacional de Igrejas Cristâs, Brazil
Luiz Alberto Barbosa
Igreja Episcopal Anglicana do Brasil
The Most Revewrened Dr. John R W Neill
Archbishop, Church of Ireland
Rev. John Stephens
Methodist District Superintendent, Ireland
Rev. Bishop Donal McKeown
Auxiliary Bishop Belfast
Dr. Joachim Diestelkamp,
Pastor of the Lutheran Church, Ireland Imam Yahya Al Hussein, Islamic
Foundation of Ireland
Mgr Maixent Coly
Archevêque of Ziguinchor, Senegal
Rev. Norman Grigg
Chairman and Suprintendent of the Methodist Mission, Gambia
Alhagie Ousman Jah
Deputy Head of the Supreme Islamic Council, Gambia
Karin Wiborn
General Secretary, Baptist Union of Sweden
Sten-Gunnar Hedin
General Superintendent, the Pentecostal Movement of Sweden
Göran Zettergren
President, Mission Covenant Church of Sweden
Pe. Gabriele Cipriani
Igreja Católica Apostólica Romana, Brasil
Rev. Luiz Alberto Barbosa da
Igreja Episcopal Anglicana do Brasil)
Sra. Janette Ludwig
Igreja Evangélica de Confissão Luterana no Brasil - Secretária da Diretoria do Conselho Nacional de Igrejas Cristãs do Brasil e Coordenadora da Ação Ecumênica de Mulheres
Sra. Lídia Fernanda Crespo Correia
Igreja Episcopal Anglicana do Brasil - Tesoureira da Diretora do Conselho Nacional de Igrejas Cristãs do Brasil
Dom Filadelfo Oliveira Neto
Igreja Episcopal Anglicana do Brasil, 2º Vice-presidente do Conselho Nacional de Igrejas Cristãs do Brasil
Dom José Alberto Moura
Igreja Católica Apostólica Romana, 1° Vice-presidente do Conselho Nacional de Igrejas Cristãs do Brasil
Rev. Gerson Antonio Urban
Igreja Presbiteriana Unida, 3º Vice-presidente do Conselho Nacional de Igrejas Cristãs do Brasil


Transmis le Mai 07, 2008 - 11:25 PM Envoyez cette article à un ami Format imprimable
Vivre ensemble

Voeux du Président de la CMRP, M. Ghaleb Bencheikh.

Vœux de paix

Croire enfin que du fin fond du désordre pourra éclore l’harmonie !
Le premier jour du nouvel an hé­girien vient d’être fêté par l’islam, à peine une dizaine de jours après celui qui inaugure la nouvelle an­née de l’ère commune, les lois de la mécanique céleste ayant mis en phase les débuts de l’an­née lunaire et de l’année solaire. Souhaitons que cette jonction des ca­lendriers soit l’occasion, pour les hommes et les femmes de bonne vo­lonté, notamment léga­taires de l’enseignement abrahamique, de ne pas abdiquer devant le rocher de Sisyphe que semble être la paix: nous avons beau nous la souhaiter mutuel­lement et annuellement, nous ne la voyons pas, et quoi que nous en fassions, son horizon s’échappe à mesure que nous croyons en approcher.
Mais une ère de paix peut-elle jamais advenir sans un substrat de justice? L’homme est réputé ontologiquement agressif, se laissant guider dans la plupart des situations par des sentiments d’arrogance et d’hégémonie pour courir après le pouvoir et assouvir tous ses désirs. Or, l’homme est tyrannique certes, mais peureux, petit et faible, peccamineux, enclin à la maladie et goûtant inélucta­blement à la mort. Attendant son heure, il survit, mène sa vie ici-bas telle une grande pâque traversée cahin-caha, et la paix s’en déduit comme institution d’un état d’ex­ception permanent. Un état d’hybrida­tion monstrueuse de l’hostilité et de l’apaisement fluc­tuant autour de la ligne du tolérable.

Quelle place reste-t-il alors au pacifisme pour incarner l’espoir d’un projet viable et sérieux de concorde et de compréhension entre les êtres? A priori aucune. Il n’y a plutôt qu’à compatir à la détresse de l’homme pacifique dans sa solitude, raillé par des cyniques réalistes qui n’ont qu’à lui montrer chaque jour le spectacle affligeant d’une barbarie érigée en système. Un système imposé par les oppresseurs et « pratiqué » par les opprimés.

Alors, y a-t-il une réponse qui soit une norme professée partout, une attitude qui fasse sens pour tous ? Non… si ce n’est avouer humble­ment que l’homme n’a pas su rele­ver le défi de la paix et la fraternité universelles, et reconnaître qu’il n’est pas encore arrivé là où tou­tes les utopies voudraient qu’il fût. Est-ce à dire qu’il court à sa perte ? Oui, sauf s’il sait s’enjoindre à la pa­tience et à la persévérance. C’est ce que nos références scripturaires ne cessent de nous enseigner. Il nous faut arrêter la complainte, nous ar­racher aux étreintes du sort, oser un début de rencontre, tenter de dépasser la haine et esquisser une ébauche de dialogue sincère et exi­geant. Croire, surtout, qu’un cœur dévoré par la rancœur ou meurtri par l’horreur pourra un jour guérir et se révéler à la vie… Croire enfin que du fin fond du désordre pourra éclore l’harmonie !
Approchons-nous de cela, fût-ce asymptotiquement, en ces débuts d’années 2008 et 1429 H, sans naï­veté ni pessimisme. En conjuguant humblement et sereinement nos efforts pour l’avènement de l’ère promise de paix, promise par la Paix, l’autre nom de Dieu.

Ghaleb Bencheikh

publié dans le journal La Croix du 13/1/08






Transmis le Jan 13, 2008 - 11:44 PM Envoyez cette article à un ami Format imprimable
Religions et conflitsLa CMRP et les Moines birmans

Sommaire

Les religions du monde en appellent au dialogue pacifique et au fonctionnement participatif des institutions de la Birmanie.

“Religions pour la Paix” transmet trois mille messages de soutien aux moines bouddhistes de Birmanie de la part de croyants de diverses religions.

Une délégation pluraliste de responsables religieux rencontre la présidence de l’ASEAN



New York, 19 novembre 2007. Des représentants de la Conférence mondiale des Religions pour la Paix (WCRP), rassemblement multi-religieux le plus représentatif et le plus vaste du monde, ont remis à Singapour à la présidence de l’Association des Etats de l’Asie du Sud-Est mille messages de soutien aux moines bouddhistes de Birmanie de la part de personnes de religions différentes venant de presque cent pays.

Une délégation de “Religions pour la Paix” représentant les diverses traditions religieuses du monde a rencontré le 17 novembre à Singapour Mme Yu-Foo Yee Shoon, ministre d’Etat pour les Affaires étrangères, présidente en exercice de l’Association des Etats de l’Asie du Sud-Est
(ASEAN) qui vise à promouvoir le développement économique et à faire progresser la paix dans la région. L’ASEAN, dont la Birmanie fait partie, tient son treizième sommet à Singapour jusqu’au 22 novembre 2007.

La délégation, formée de responsables religieux bouddhistes, chrétiens et taoïstes, comprenait le Révérend Maître Lee Zhiwang, co-président du Conseil mondial de Religions pour la Paix et président de la mission taoïste de Singapour, le Frère Michael Broughton, provincial des Frères des Ecoles chrétiennes, président de l’Université Saint-Joseph et membre de l’Organisation inter-religieuse de Singapour, M. Lawrence Chong, modérateur du Réseau asiatique inter-religieux des Jeunes, et le Révérend Kyoichi Sugino, responsable de la mise en place et de la coordination des conseils inter-religieux au Secrétariat international de la WCRP.

Les messages de soutien provenant de toutes les parties du globe faisaient suite à une campagne mondiale lancée par “Religions pour la Paix” en réaction à la répression violente exercée en septembre contre des manifestants paisibles par les autorités birmanes. Ces messages pluri-religieux, adressés au général birman Than Shwe, condamnent la violence, et ils demandent au gouvernement de Birmanie de relâcher les manifestants arrêtés et d’ouvrir un dialogue avec les communautés de croyants et d’autres groupes du pays. Les signataires comprennent de
hauts responsables religieux, des groupes inter-religieux, des réseaux de femmes croyantes et des groupes de jeunes ainsi que des fidèles individuels de diverses religions venant de tous les pays.


Des organisations appartenant au réseau mondial de la WCRP ont elles aussi publié des déclarations, organisé des manifestations ou tenu des veillées de prière pour soutenir les communautés religieuses de Birmanie.

Le Dr. William F. Vendley, secrétaire général de la WCRP a publié la déclaration suivante pour accompagner les messages de soutien:

“Donnant l'exemple d'une manifestation puissante de coopération inter-religieuse, des personnes de religion différente, leurs communautés et des responsables religieux prennent la parole pour soutenir les habitants de la Birmanie et leurs communautés religieuses.

“Religions pour la Paix” s’oppose profondément à la manière dont le gouvernement militaire birman a réagi à des protestations pacifiques. “Religions pour la Paix” et les communautés de croyants dans le monde entier sont gravement inquiets du sort des moines bouddhistes pris pour cible par ce gouvernement.

« Toute action menée contre les communautés religieuses de Birmanie est une action menée contre toutes les communautés de croyants dans le monde.

« “Religions pour la Paix” fait appel au gouvernement birman pour qu’il renonce à la violence, qu’il relêche toutes les personnes arrêtées à la suite des protestations récentes, qu’il fasse connaître immédiatement le lieu et les conditions de détention des manifestants emprisonnés, qu’il mette à leur disposition une assistance humanitaire à travers la Croix Rouge et le Croissant Rouge, qu’il rétablisse et respecte le caractère sacré des ordres religieux et de leurs lieux de culte, qu’il libère tous les prisonniers politiques, et qu’il ouvre un dialogue pacifique avec les communautés religieuses et d’autres groupes afin de promouvoir le fonctionnement participatif des institutions du pays.

« La communauté internationale doit coopérer d’urgence en vue d’assurer une sortie de crise pacifique en Birmanie. Les Etats qui ont des relations étroites avec ce pays devraient faire usage de leur influence auprès des autorités birmanes pour que soit lancé le long processus de guérison et que le peuple birman ait la possibilité de choisir librement son avenir.

« Le Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon, le Conseil de sécurité des Nations Unies et les organisations régionales telles que l’ASEAN doivent faire usage de tous les instruments à leur disposition pour favoriser un dialogue paisible et constructif entre les militaires et tous les secteurs de la société birmane, y compris la communauté bouddhiste, tous les groupes ethniques et la Ligue nationale pour la Démocratiequi est dans l'opposition. »

En présentant les pétitions à Mme le Ministre Yu-Foo, le Rév. Kyoichi Sugino a exhorté les gouvernements membres de l’ASEAN à travailler avec “Religions pour la Paix” pour aider à la bonne marche du dialogue concernant la Birmanie à travers les canaux pluri-religieux

Fondé en 1970 comme organisation internationale non-confessionnelle, le réseau mondial de “Religions pour la Paix” comprend un Conseil mondial de hauts responsables religieux de toutes les religions du monde, incluant des bouddhistes, des chrétiens, des hindous, des Juifs, des Musulmans et des représentants des religions autochtones, des organisations inter-religieuse locales dont plus de soixante-dix au niveau national et quatre au niveau régional, ainsi que des réseaux affiliés de jeunes croyants et de femmes de religion.



Transmis le Nov 22, 2007 - 07:25 PM Envoyez cette article à un ami Format imprimable
Dialogue interreligieux

Aux Evêques de France

Vivre ensemble une réalité irréversible



Je suis honoré de vous adresser le salut musulman : Salam, paix et miséricorde. Après ma rencontre exceptionnelle, en tête à tête, il y a tout juste un an, avec le Saint Père, et en tant que co-initiateur de la lettre ouverte des 138 savants musulmans adressée à sa Sainteté le Pape Benoît XVI et aux hauts responsables des différentes Eglises chrétiennes, je tiens à vous dire que je pensais aussi, à ces deux occasions, aux prêtres et représentants de la fille aînée de l’Eglise, à vous, évêques de France.

Pourquoi cette pensée en particulier ? L’avenir des rapports islamo-chrétiens et notre devenir commun face aux défis de la méconnaissance, de la marginalisation des valeurs morales et spirituelles, des injustices et de la désignification du monde et de sa marchandisation se jouent entre autres en France. Au sein de la société française, des millions de citoyens de confession musulmane vivent et croient profondément à l’amitié et à la coexistence, à commencer par l’islamo-chrétienne. La communauté musulmane en France est plurielle et l’une des plus importantes nouvelles minorités dans la Cité Européenne. Par-delà, des acquis à l’honneur de la société française, des avancées non négligeables, des réussites visibles de citoyens musulmans et leur attachement à la sécularité, liés au vivre ensemble, comme vous le savez, cette communauté souffre d’incompréhensions, de stigmatisations et de discriminations. Elle se plaint que son droit légitime à vivre diversement et paisiblement la citoyenneté et la foi au Dieu Unique n’est pas suffisamment garanti et respecté. D’autre part, vu sa récente présence, elle est confrontée parfois à des difficultés internes pour porter un regard créatif sur les références fondatrices, la révélation coranique et la tradition prophétique, pour s’organiser, faire face au besoin d’allier authenticité et modernité et se libérer des pesanteurs et des immixtions politiques, locales et internationales. Mais le mouvement se prouve en marchant, être à la fois musulman et européen se démontre tous les jours. Les citoyens de confession musulmane tentent de défendre leurs droits, de progresser, en ne perdant pas de vue leurs devoirs et apprennent à se prendre en charge, par-delà l’hétérogénéité des situations et des expériences. Votre regard, votre proximité et votre solidarité ne peuvent que contribuer à l’émergence d’une société fraternelle.

Dépassant des réticences et des craintes, depuis longtemps, notamment dans les quartiers défavorisés, la plupart d’entre vous, avec courage et patience, font preuve de générosité et d’hospitalité, en fidélité à l’Evangile et aux commandements dont procèdent toute la Loi et les Prophètes. Malgré la désinformation des uns, et les attitudes de repli des autres, notre fréquentation mutuelle, vos contacts réguliers avec les membres de la communauté musulmane, à consolider et approfondir, permettent d’affirmer que nous sommes sur le long chemin qui mène à l’égalité et à la justice. Les musulmans de France s’ils ne succombent pas à la lassitude et au désespoir c’est grâce à leur foi, dont le fondement est la confiance en Dieu, mais c’est aussi en partie grâce à votre action, comme celle de tous ceux qui savent reconnaître, accueillir et respecter l’autre. C’est un devoir de témoignage que de vous le dire.

Les musulmans, les chrétiens, les juifs et les hommes et femmes de tous les horizons, en France et ailleurs sont appelés, avec bonté et vigilance, à non seulement surmonter l’épreuve de la différence, mais à la transformer en enrichissement mutuel. Les citoyens français musulmans, ou migrants, fiers de leur religion, comme vous êtes fiers de la vôtre, ne veulent pas êtres enfermés dans le confessionnalisme et refusent l’isolement. Ils se revendiquent comme partenaires des autres citoyens, partageant l’humanité, pour laquelle ils ont leur façon de concevoir les fondements et valeurs, en vue de leur partage. Sachant que la justice est centrale dans le projet de Dieu et les aspirations des hommes, tout ce que vous pourriez faire et proposer afin qu’en France le musulman soit un citoyen à part entière, sera à nos yeux inestimable : par exemple, pour que le droit au regroupement familial soit respecté, pour que l’imam renforce ses connaissances au sujet de la société d’accueil, pour que le jeune désoeuvré trouve un lieu de formation et d’écoute et que les croyants puissent dignement habiter, travailler, prier, célébrer leurs fêtes et enterrer leurs morts en paix.

Tout en poursuivant le dialogue sur les passionnantes questions théologiques qui éclairent nos vies et celles sensibles sur les questions sociales en matière de cohabitation, d’échanges et de réciprocité. En sachant que même si la fraternité ne se décrète pas, elle est notre horizon. Témoin spirituel de la religion abrahamique, le troisième rameau monothéiste, le musulman de toujours, comme l’affirme clairement notre lettre des 138 dignitaires, est, plus que jamais, disposé à dialoguer, à commencer par les questions religieuses, au cœur de nos Messages révélés, pour, sans syncrétisme, ni relativisme, réaliser l’interconnaissance et vivre avec vous la fraternité. Ce chemin est incontournable. L’Islam est méconnu. Rien ne peut justifier les méfiances et les préjugés. Le dépassement des idées reçues et des ignorances devrait être aujourd’hui la vocation de tout croyant conscient qu’il n’est pas seul à adorer et aimer Dieu. En ces temps modernes, à la fois sombres et prometteurs, notre action à tous est de favoriser l’ouverture, au lieu de la fermeture, pour bâtir une nouvelle civilisation, car vivre ensemble est une réalité irréversible, une miséricorde provenant de notre Seigneur. Soyez assuré de mon profond respect et de ma fidèle amitié.
Professeur Mustapha CHERIF Paris, le 31 octobre 2007

Cofondateur et premier co-président du Groupe d’Amitié Islamo-Chrétienne



Transmis le Nov 09, 2007 - 09:19 PM Envoyez cette article à un ami Format imprimable
Religions et conflits


Religions for Peace
Calls on Myanmar Government to Exercise Restraint
and Enter Peaceful Dialogue

“The World’s Religious Communities Stand with the Buddhist Monks of Myanmar in their Peaceful Protest.”



(NEW YORK, 25 September 2007)—Dr. William F. Vendley, Secretary General of Religions for Peace, the world’s largest and most representative multi-religious coalition, today issued the following statement calling on the military government of Myanmar to exercise restraint and enter into peaceful dialogue with Myanmar’s religious communities and other groups:


“The Buddhist religious community of Myanmar, demonstrating immense courage, has taken to the streets in peaceful protest seeking political and economic reforms.


Transmis le Oct 01, 2007 - 10:45 PM Suite du texte (2191 octets de plus) Envoyez cette article à un ami Format imprimable
Religions et conflitsReligions for peace – challenging terrorism and extremism
Statement from the European Council of Religious Leaders/Religions for Peace

Birmingham, United Kingdom
12-14 February, 2007


The European Council of Religious Leaders – Religions for Peace gathered in Birmingham 12 to 14 February 2007 explored the issue of the situation of Muslims in Britain, convinced thatexperiences in this country have relevance for many other European contexts. Muslims are the largest religious minority in Britain, as in many other European countries. Whereas some of the challenges facing the Muslim community are unique, others are shared by all religious minorities.
Our meeting was generously hosted by the Sikh community Guru Nanak Nishkam Sewak Jatha, and we also had the honour of visiting the local Hindu community. We appreciate and learn from the many local initiatives for dialogue, both formal and informal.

Transmis le Fév 22, 2007 - 09:32 PM Suite du texte (5419 octets de plus) Envoyez cette article à un ami Format imprimable
Médiation, réconciliationAbbaye de Saint Jacut

Transmettre : un héritage ? une rupture ? une création ?


Par : Jean-Marc AVELINE
13 janvier 2007


La mémoire et l’abandon

Sous ce titre quelque peu énigmatique, je souhaite vous faire partager mon expérience, puisqu’il nous a été demandé, à nous les intervenants « de l’après-midi », de donner à nos propos une tournure plus « existentielle ». Liliane a d’ailleurs commencé en ce sens.

Je vais donc essayer, dans une premier temps, de vous raconter ma propre histoire, celle de ma famille, car c’est là que se sont posées pour moi les questions fondamentales de la transmission. Puis, dans un deuxième temps, je vous proposerai une relecture de cette histoire à l’aide de l’œuvre de Paul Ricœur, parce que cette œuvre m’a particulièrement aidé moi-même à relire l’histoire de ma vie et à mieux la comprendre. J’espère ainsi, au risque d’une intervention finalement très existentielle, apporter néanmoins quelques éléments de réflexion à notre débat.


1.La question de la transmission dans mon existence


Je suis né à Sidi-Bel-Abbès, en Algérie, sous un Tessala sans doute aussi « couronné de chèvres » que le Garlaban de Marcel Pagnol. Ma famille, qui était de condition modeste, était arrivée en Algérie au cours du XIXème siècle, en provenance de l’Andalousie, de l’Alsace ou de la Vendée, cherchant du travail sur ces terres désormais contrôlées par la France, à une époque où les flux migratoires en Méditerranée allaient plutôt du Nord vers le Sud. Mon père avait appris le métier de menuisier-ébéniste avec une spécialisation de sculpture et ma mère voulait être enseignante. Mais le peu de ressources financières de leurs familles a contraint ma mère a quitter l’école pour travailler comme secrétaire chez un notaire et mon père à intégrer la société des chemins de fer.

Au moment où je suis né, mes parents habitaient Colomb-Béchar, une oasis près de la frontière marocaine, aux portes du Sahara, où mon père avait été affecté. Le voyage en train, par Aïn-Sefra, était toute une expédition que l’on m’a si souvent racontée qu’il me semble m’en souvenir ! Quelques temps après, mon père a été muté à Constantine. Nous habitions à cinq, avec mon oncle et ma tante, dans un appartement d’où nous vîmes monter la violence, sans pourtant imaginer qu’elle nous entraînerait à jamais loin de cette terre où étaient et demeurent nos racines, puisque quatre générations de notre famille y ont trouvé sinon la richesse du moins le bonheur d’une vie simple et unie, digne et laborieuse. Il y eut des peurs, des drames, des incompréhensions. L’un des membres de ma famille fut assassiné. Mes grands parents quittèrent Sidi-Bel-Abbès les premiers, suivis bientôt par tous mes oncles et tantes. C’est là ce qu’on appelle (et nous devions le mesurer par la suite) une « rupture de tradition » qui devait s’avérer tout-à-fait radicale !

Le 7 novembre 1962, mes parents et moi avons quitté l’Algérie. Ce fut le premier grand voyage de ma vie, un voyage sans billet retour… Un voyage au bout duquel les miens, comme bien d’autres, n’entrevoyaient que la peur de l’inconnu, l’angoisse de la dispersion, l’incertitude de l’avenir. Certes, j’étais bien trop jeune pour mesurer l’ampleur des douleurs du départ et des vexations à l’arrivée, trop jeune pour comprendre la profondeur des blessures et l’abîme des incompréhensions qui ont dû habiter mes parents et tous ceux qui comme eux, simples ouvriers, n’avaient vu venir ni la colère de ceux qui les expulsaient, ni le mépris de ceux qui ne les attendaient pas ! Rien n’avait été préparé et personne ne savait comment se rejoindre, sur ce territoire français dont ils avaient appris à l’école la géographie mais qui leur était étranger, si différent… Arrivés à Marseille, nous avions pris un train de nuit, le fameux « Phocéen », qui nous jeta au petit matin sur les quais de la Gare de Lyon à Paris, sans aucun point de repère dans les rues et aucun soleil dans le ciel (de cela, je me souviens très bien, me demandant sans cesse à quelle heure il allait « se lever » !). Après quelques semaines difficiles (d’hôtels en hôtels, tous aussi peu recommandables les uns que les autres), nous avons fini par nous installer dans un baraquement SNCF au bord de la Marne où mon oncle et ma tante avaient trouvé où loger. Cette « baraque » tient une grande place dans les souvenirs de famille. La joie d’un regroupement familial (on a fini à vingt sept dans deux pièces !) compensait les rigueurs d’un interminable hiver. L’air vif et lumineux des plateaux algériens où coulait la Mékhéra avait cédé la place à l’épais brouillard des bords de Marne… Je compris plus tard que cette baraque allait devenir le point de départ d’une nouvelle tradition familiale, comme un point de jonction, un lieu symbolique très important.

Puis mon père nous a trouvé un appartement à Colombes et ma sœur, est née, en avril 1963. Mais en mars 66, mon autre sœur, Martine, est morte à l’âge de sept mois. Après quelques temps plutôt agités, mon père a obtenu sa mutation pour Marseille. Nous n’y connaissions rien ni personne, à part les quais de la Gare Saint-Charles, où nous avions pris le Phocéen ! Mais à la cité SNCF de Saint Barthélemy, dans les Quartiers-Nord de la ville, nous nous sommes rapidement fait de bons amis. Pour mes parents, c’était l’espérance d’un nouveau départ, tournant enfin la page de quatre années de turbulences qui avaient vu nos familles se disperser, nos vies basculer, notre mémoire se charger, au risque de se crisper sur ce que l’on craignait d’oublier ou de ne plus pouvoir transmettre. Certains ont ployé sous ce trop lourd fardeau, se refermant sur eux-mêmes et devenant ainsi, à leur corps défendant, incapables de transmettre ce dont ils avaient surtout peur de ne plus se souvenir…

Avec ma cousine Catherine, nous étions les seuls de notre génération à être nés « là-bas ». Et cela nous conférait je ne sais quelle mission, à la charnière de nos parents et de nos frères et sœurs, comme si se conjuguaient en nous le poids d’un lourd héritage et la promesse d’une jeune existence. Sans pouvoir la nommer, j’ai souvent ressenti, au cours de mon enfance et de mon adolescence, cette place à part, ce premier appel, diffus mais réel, à devoir porter en soi et pour toute la vie le fil décousu d’une mémoire à vif et l’impérieux besoin d’une confiance en l’avenir. J’ai souvent pensé, mais je ne le saurai qu’à la fin, que ma vocation de prêtre plongeait ses racines profondes dans cette expérience fondatrice.

En relisant bien plus tard ces années difficiles, j’ai compris que c’est en tissant en France de nouvelles solidarités, en s’engageant au service des plus pauvres (mon père et ma mère l’ont fait et continuent à le faire, sans se payer de mots – bien des pauvres de Marseille pourraient en témoigner), en ne renonçant jamais ni au goût de vivre ni à la joie d’aimer, que mes parents avaient réussi à nous faire comprendre, à ma sœur et à moi, que l’on peut toujours transformer un obstacle en moyen, une blessure en ressource, un automne en printemps. Voilà, à mes yeux, l’une des choses les plus importantes qu’ils m’aient transmises : non pas un contenu, mais un souffle ; non pas le souci de se préserver dans la nostalgie mais l’audace de s’abandonner dans la confiance. Voilà pourquoi j’ai intitulé cette communication : la mémoire et l’abandon.

Du reste, j’étais loin de me douter, en ce sombre automne de 1962, que venaient de s’ouvrir à Rome, depuis le 11 octobre, les travaux du Concile Vatican II, que le pape Jean XXIII avait convoqué pour qu’il soit comme un grand renouveau printanier dans la vie de l’Église. Loin d’imaginer l’ampleur ni l’importance de ces longs débats d’où sortiraient des textes si fondateurs, des orientations si décisives pour la vie de l’Église et du monde. Aujourd’hui, clin d’œil de l’histoire, ce sont ces travaux conciliaires sur la liberté religieuse, sur le dialogue interreligieux et sur la solidarité de l’Église avec toute l’humanité qui, par bien des médiations, m’ont reconduit à arpenter cette Méditerranée, à y tisser des liens, à en découvrir les multiples cultures, à retourner en Algérie… et même en Bretagne !

J’ai parlé de ma famille… Mais la Méditerranée, trop étroite pour séparer, trop large pour confondre, recueille chaque jour son lot d’histoires de souffrance et de soifs d’espérance ! Je puis cependant témoigner, en relisant l’histoire des miens, que pour peu qu’elles soient habitées par l’amour, les routes de l’exode peuvent toujours se changer en chemins de dialogue ![1]


2.Relecture à l’aide de la pensée de Paul Ricœur


Paul Ricœur est l’un des plus grands philosophes que la France ait connus. Lorsqu’il s’est éteint le 20 mai 2005, j’ai décidé de consacrer à son œuvre un article dans la revue Chemins de dialogue, que je dirige à Marseille.[2] C’est en m’appuyant sur cet article que j’ai bâti la deuxième partie de cet exposé.

L’identité narrative
Je note d’abord que Paul Ricœur a forgé, dans sa fameuse trilogie Temps et récit, le concept très éclairant d’« identité narrative » : en définitive, explique-t-il, répondre à la question « qui suis-je ? », c’est raconter l’histoire d’une vie[3]. À maintes reprises, Ricœur a rappelé que c’est en racontant les histoires de l’Exode que l’Ancien Israël s’est donné collectivement une « identité narrative ». Cela suggère que transmettre, c’est d’abord raconter ! En définitive, l’anthropologie ricœurienne décèle dans la capacité humaine à (se) raconter l’indice de la singularité d’un être qui, malgré la brièveté, à l’échelle cosmique, de sa vie, est le seul à poser la question du sens :
[L’immémoriale sagesse] a toujours su la disproportion du temps que, d’un côté, nous déployons en vivant et qui, de l’autre, nous enveloppe de toutes parts ; elle a toujours chanté la brièveté de la vie humaine au regard de l’immensité du temps. Le vrai paradoxe est là : à l’échelle cosmique notre durée de vie est insignifiante, et pourtant ce bref laps de temps où nous paraissons sur la scène du monde est le lieu d’où procède toute question de signifiance.[4]


En invitant à passer, selon le titre de l’un de ses principaux ouvrages, Du texte à l’action, Ricœur a attiré l’attention sur le fait que le travail de compréhension d’un texte se prolonge par celui de la représentation d’un monde habitable. D’une part, comprendre un texte, c’est recevoir de lui une tâche d’habitation du monde, et, d’autre part, l’action sensée est elle-même un texte à interpréter. De même que le procédé rhétorique de la métaphore permet de révéler la densité d’une réalité, mieux encore que ne le ferait une simple description linéaire[5], de même le genre littéraire du récit permet de suggérer une interprétation du sens mieux que ne le ferait un simple compte-rendu des faits. En d’autres termes : l’empirique n’est pas le seul critère de l’expérience (l’expérience artistique en est le plus clair exemple), et l’exactitude du descriptif n’épuise pas la richesse du concept de vérité. La métaphore comme le récit laissent deviner la subtile relation entre l’explication des faits et la compréhension du sens, révélant qu’« expliquer plus, c’est raconter mieux ». Pour revenir à mon histoire, il est clair que mes parents ne m’ont pas transmis une connaissance précise de l’Algérie, mais bien plutôt une façon de vivre qui soit fidèle à leur expérience de la précarité.

La mémoire et le pardon
En 2000, Paul Ricœur a publié son dernier grand ouvrage intitulé La mémoire, l’histoire et l’oubli[6]. Peu à peu, l’anthropologie de « l’homme faillible » (le volontaire et l’involontaire) l’a conduit à une phénoménologie de « l’homme capable » (capable de raconter et de s’engager, capable de critique et de conviction), puis à une herméneutique de la condition historique, mettant en valeur le fait que l’homme est un être affecté par l’histoire et cependant capable de s’engager dans l’histoire. Mon expérience m’invite à penser que c’est souvent par la façon dont on s’engage que l’on transmet le mieux ce qui nous a affecté !

Tout au long de ce parcours s’est révélé ce que l’on pourrait appeler « la grandeur d’être homme », une grandeur que ne sait voir que celui qui devine, sous la fragilité de toute vie, la beauté d’un désir comblé d’inachèvement. Telle une épitaphe, la dernière page de La mémoire, l’histoire et l’oubli est ornée de ces mots : « Sous l’histoire, la mémoire et l’oubli. Sous la mémoire et l’oubli, la vie. Mais écrire la vie est une autre histoire. Inachèvement »[7]. Il faut en effet ajouter au devoir de mémoire l’importance de l’oubli. Certes, il y a bien des situations historiques où le devoir de mémoire est un « impératif catégorique » que traduit l’injonction « Tu te souviendras ! ». Mais Ricœur adjoint à ce devoir de mémoire la nécessité d’un certain oubli, et propose de distinguer entre « l’oubli par effacement des traces et l’oubli de réserve »[8]. En effet, estime-t-il, il n’est pas possible de fonder un vivre ensemble, notamment dans des sociétés pluralistes, sans prendre la mesure de la relation qui existe entre la mémoire vive des personnes individuelles et la mémoire publique des communautés d’appartenance. Or celles-ci sont souvent gagnées par une fièvre ambiguë de la commémoration, propice aux tentations identitaires et aux manipulations de la mémoire :
En effet, il est un privilège qui ne saurait être refusé à l’histoire, celui non seulement d’étendre la mémoire collective au-delà de tout souvenir effectif, mais de corriger, de critiquer, voire de démentir la mémoire d’une communauté déterminée, lorsqu’elle se replie et se referme sur ses souffrances propres au point de se rendre aveugle et sourde aux souffrances des autres communautés. C’est sur le chemin de la critique historique que la mémoire rencontre le sens de la justice. Que serait une mémoire heureuse qui ne serait pas aussi une mémoire équitable ?[9]

Dans cette perspective, l’oubli de réserve, que préconise Ricœur, loin d’être un obstacle à la mémoire, désigne cette capacité qu’a l’homme de ne pas laisser la mémoire-patrimoine éteindre en lui l’élan de la construction de l’avenir. Car il y a des « abus de mémoire » qui étouffent la vie en niant sa capacité d’espérance.[10] En revenant à ma propre histoire, j’ai mieux compris, en lisant Ricœur, que l’oubli de réserve ne tait pas le mal, mais qu’il permet de le dire sur un mode apaisé, sans que la colère n’aveugle le jugement. Il effectue une remise de dettes sans concéder pour autant un oubli des faits, car « il faut garder une trace des faits pour pouvoir entrer dans une thérapie de la mémoire ; ce qu’il faut guérir, c’est la capacité destructrice de ces souvenirs ».[11] Avec cette précision, Ricœur aborde la « délicate articulation entre le discours de la mémoire et de l’oubli, et celui de la culpabilité et du pardon »[12]. Le pardon, tel qu’il le définit, apparaît comme l’horizon eschatologique commun à l’histoire, à la mémoire et à l’oubli. « Le pardon, c’est ce que les victimes seules peuvent accorder. C’est aussi ce qu’elles seules peuvent refuser ».[13] Il trouve son expression dans « la volonté tenace de comprendre ces autres dont l’histoire a fait des ennemis »[14] et permet ainsi de forger une mémoire réconciliée, indispensable à l’art de vivre ensemble.

L’énigme de l’existence et la mémoire de Dieu
Je voudrais relever encore une dernière chose. Au printemps 1986, quelques semaines après avoir donné à Edimbourg les Gifford Lectures qui devaient constituer la matière de Soi-même comme un autre, Simone et Paul Ricœur durent traverser l’épreuve du suicide de leur second fils, Olivier. Échec flagrant, à première vue, de tout un travail de « transmission » ! Épreuve de l’incompréhensible, de l’insupportable. Ricœur lui-même s’exprime ainsi :
Cette catastrophe devait laisser une plaie ouverte que l’interminable travail de deuil n’a pas encore cicatrisée. Encore maintenant, je suis la proie de deux reproches alternés : l’un de n’avoir pas su dire non au moment opportun à certaines dérives, l’autre de n’avoir pas discerné, ni entendu l’appel au secours lancé du fond de la détresse. Je rejoignais ainsi le lot immense de tant de pères et découvrais cette fraternité silencieuse qui naît de l’égalité dans la souffrance. Peu de semaines après ce désastre, j’accompagnais jusqu’au seuil de la mort, à Chicago où je m’étais réfugié, mon vieil ami Mircea Eliade : et je me trouvais accablé, d’une certaine manière, par le contraste – apparent, mais insistant – entre deux destins, dont l’un seulement aura laissé la trace d’une œuvre, et l’autre, rien de cet ordre, à vues humaines du moins.[15]

Au terme d’une longue vie de recherche et d’engagement, le croyant Paul Ricœur n’a pas caché sa conviction que ce qui, en définitive, fait la grandeur de l’homme, c’est qu’il est à jamais présent dans « la mémoire de Dieu »[16], quels que soient la discrétion ou l’éclat de la trace qu’à vues humaines, sa vie aura laissée dans l’histoire.[17] Reprenant le questionnement étonné du psalmiste : « Qu’est-ce que le mortel pour que tu en gardes la mémoire ? Le fils d’Adam, que tu en prennes souci ? » (Ps. 8, 5), il commente :
Dans la ligne de ce verset, je me prends à méditer sur un Dieu qui se souvient de moi, au-delà des catégories du temps (présent, passé, futur). […] Je me “figure” que l’existence humaine qui n’est plus, mais qui a été, est en quelque manière recueillie dans la mémoire d’un Dieu qui en est affectée. […] Pour employer un langage qui reste très mythique, je dirais ceci : Que Dieu, à ma mort, fasse de moi ce qu’il voudra. Je ne réclame rien, je ne réclame aucun “après”. Je reporte sur les autres, mes survivants, la tâche de prendre la relève de mon désir d’être, de mon effort pour exister, dans le temps des vivants.[18]

Comme si le geste de nos vie devait consister, en définitive, à unir inlassablement ces deux mouvements d’une égale densité spirituelle : à la mémoire de Dieu, confier l’énigme de l’humain (et nous en savons tous quelque chose) ; à ceux qui nous sont proches, confier (de quelque façon, religieuse ou non, qu’il nous ait habités) le désir de Dieu, selon la belle expression du Cantique des Cantiques.
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[1] « Cap sur la paix en Méditerranée » : tel était le thème de la croisière organisée en octobre 2005 pour les soixante ans de l’hebdomadaire « La Vie » : voyage de découvertes et de rencontres multiples au cours duquel j’ai été convié à exprimer ce témoignage.
[2] Cf. Jean-Marc AVELINE, « L’énigme de l’humain et le désir de Dieu. Hommage théologique à Paul Ricœur », Chemins de dialogue 26 (2005), p. 145-162.
[3] Temps et récit, Paris, Seuil, vol. I, 1983 ; vol. II, 1984 ; vol. III, 1985.
[4] « Le temps raconté », Revue de métaphysique et de morale 1984 / 4, p. 440.
[5] Cf. La métaphore vive, Paris, Seuil, 1975.
[6] La mémoire, l’histoire et l’oubli, Paris, Seuil, 2000.
[7] Jean Greisch propose de comprendre ici « inachèvement » non pas de manière négative ou empreinte de tristesse et de résignation, mais avec la même nuance de sens que celle qu’induit l’adjectif « inespéré » quand on veut signifier que ce qui arrive est au-delà de tout ce que l’on aurait pu espérer.
[8] Ibid., p. 652.
[9] Ibid., p. 650.
[10] « Au fond, chaque période a autour d’elle une aura d’espérances qu’elle n’aura pas remplies ; c’est cette aura qui permet des reprises dans le futur, et peut-être est-ce par là que l’utopie pourrait être guérie de sa maladie congénitale, qui est de croire que l’on peut commencer de zéro : l’utopie est bien plutôt une re-naissance » (La critique et la conviction, Paris, Calmann-Lévy, 1995, p. 189-190).
[11] La critique et la conviction, op. cit., p. 190.
[12] La mémoire, l’histoire et l’oubli, op. cit., p. 111.
[13] La critique et la conviction, op. cit., p. 175.
[14] La mémoire, l’histoire et l’oubli, op. cit., p. 618.
[15] La critique et la conviction, op. cit., p. 140-141.
[16] C’est dans cette ligne que Ricœur comprend la résurrection : « La résurrection est le fait que la vie est plus forte que la mort en ce double sens qu’elle se prolonge horizontalement dans l’autre, mon survivant, et se transcende verticalement dans “la mémoire de Dieu” » (La critique et la conviction, op. cit., p. 242-243).
[17] « Je peux assumer pour moi-même la citation de Bernanos : “Il est plus facile que l’on croit de se haïr. La grâce est de s’oublier. Mais si tout orgueil était mort en nous, la grâce des grâces serait de s’aimer humblement soi-même, comme n’importe lequel des membres souffrants de Jésus Christ” » (ibid., p. 245).
[18] Ibid., p. 238-239.


Transmis le Fév 18, 2007 - 11:57 PM Envoyez cette article à un ami Format imprimable
Dialogue interreligieux

Déclaration relative au discours du pape Benoît XVI à Ratisbonne.
par
Dr. William F. Vendley, Secrétaire général de la Conférence Mondiale des Religions pour la Paix.



Les opinions diverses exprimées dans la presse au sujet des propos du pape Benoît XVI sur l’Islam et le sentiment qu’a le monde musulman d’avoir été offensé et blessé ne sont qu’un exemple parmi d’autres de la manière dont les différences religieuses peuvent devenir source de division. Au pire, des rapports erronés et des malentendus de cette sorte et les réactions qu’ils suscitent peuvent rallumer des conflits séculaires et provoquer des violences.

Il n’est pourtant pas inévitable qu’il en soit ainsi.

Le Vatican et des membres de la communauté islamique sont déjà en première ligne dans un effort pluri-religieux tendant à construire la paix avec la justice. Il y a à peine quelques semaines que des représentants du Vatican et du monde islamique étaient présents parmi les 2000 représentants des diverses religions du monde réunis à Kyoto pour la huitième assemblée mondiale de la Conférence mondiale des Religions pour la Paix. Venus de cent pays, ils se sont engagés à faire face à la violence et à établir une sécurité commune, en reconnaissant que chaque tradition religieuse a sa version de la règle d’or — traiter les autres comme soi-même — manière fort sensée d’aborder les relations humaines.
.
Aux termes de la déclaration de Kyoto adoptée par les délégués à cette assemblée, “Nous reconnaissons avec regret que certains groupes, au sein de nos communautés, ont effectivement voulu faire usage de violence. Nous rejetons cela et renouvelons l’engagement des religions à suivre la voie de la paix.

S’il est désolant que les propos du Pape aient profondément offensé un si grand nombre de musulmans, c’est un fait positif que des regrets aient été exprimés. Cet épisode met en lumière la nécessité d’efforts persistants à mener par toutes les communautés de croyants pour le respect des différences et pour une collaboration fondée sur des préoccupations morales profondément ressenties et largement partagées. “Religions pour la Paix” met en place depuis trente six ans une alliance mondiale des communautés de croyants en vue de la paix.

19 septembre 2006



Transmis le Oct 03, 2006 - 12:40 AM Envoyez cette article à un ami Format imprimable
Religions et conflits


Déclaration du Secrétaire général de la Conférence mondiale des Religions pour la Paix sur l’escalade du conflit entre Israël et le Hezbollah au Liban et entre Israël et le Hamas en Palestine.
24 juillet 2006




Des actes de violence entraînent les populations d’Israël, du Liban, de Palestine et des Etats voisins vers un abîme de destruction. Des innocents sont tués, de l’infrastructure civile est détruite, et les flammes de la haine sont attisées. Il faut qu’aujourd’hui cette violence cesse. Elle tue des innocents, fait subir de profondes souffrances et cause d’immenses dégâts. Elle renforce les extrémistes et affaiblit les modérés. Elle ne produira pas de sécurité réelle ni ne conduira à une paix durable.

Transmis le Juil 28, 2006 - 08:22 PM Suite du texte (2061 octets de plus) Envoyez cette article à un ami Format imprimable
Vivre ensembleEDITORIAL de Ghaleb BENCHEIKH


La Conférence se fait un devoir de suivre au plus près et avec un intérêt certain les développements de l’actualité brûlante, en France et de par le monde, notamment lorsque l’élément religieux y est impliqué. Auquel cas les membres de la Conférence et tout particulièrement ceux du chapitre français ont à cœur de réagir en hommes et en femmes de foi et de conviction pour aplanir la voie vers une véritable rencontre entre les êtres.


Transmis le Juil 16, 2006 - 05:36 PM Suite du texte (2941 octets de plus) Envoyez cette article à un ami Format imprimable
Dialogue interreligieux

4° Colloque interreligieux de GANAGOBIE
Monastère Notre Dame de GANAGOBIE 30 - 31 mai & 1 juin 2006.


Intervention de Mme Jacqueline MARTIN,
Membre de la commission baha'ie sur la famille.


1- Présentation de la foi bahá'íe.
2- Le Respect de la Vie à naître pour une Culture de la Paix.


Transmis le Juil 16, 2006 - 12:06 AM Suite du texte (15134 octets de plus) Envoyez cette article à un ami Format imprimable
Vivre ensembleDernières informations du Secrétaire Général

CONFERENCE DES RESPONSABLES RELIGIEUX IRAKIENS

suivi de la DECLARATION FINALE de la Conférence.


29 mars 2006 - Les responsables religieux irakiens se sont réunis à Londres avec SAR le prince Hassan bin Talar, modérateur international de “Religions pour la Paix”.

Des responsables religieux irakiens de haut niveau, sunnites, chiites et chrétiens, se sont réunis à Londres du 26 au 29 mars afin d’étudier les tensions sectaires qui s’accroissent en Irak et de marquer leur unité pour la reconstruction de la société et de la nation.

Les participants à la conférence ont condamné les attaques d’édifices religieux par explosif et l’usage abusif de la religion pour fomenter des conflits inter-religieux. Ils ont fermement rejeté la pratique consistant à accuser certains irakiens d’athéisme pour en faire un prétexte à la violence et aux attaques contre des sites religieux. Ils ont souligné la nécessité de distinguer entre les actions terroristes, le meurtre et les déplacements de populations forcés, d’une part, et, d’autre part, la résistance légitime, conformément au droit international, à toute occupation.

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Vivre ensemble


Déclaration du Comité exécutif du Conseil européen des Responsables religieux

Oslo, 6 février 2006


Nous appelons fermement les responsables de toutes les religions à faire tout ce qu'ils peuvent pour rejeter et pour arrêter les actes de violence et de terreur en cours, menés au nom de Dieu. Nous condamnons l'abus qui est fait de la liberté d'expression lorsqu'on blasphème ce qui est saint aux yeux des croyants. Toutes les religions tiennent pour sacrés certains symboles et des réalités de foi, et elles leur sont attachées avec une force particulière. Ce sentiment doit être respecté de tous, quelle que soit leur foi. La série profondément blessante de caricatures du prophète Mohammed est un affront à la plupart des 1300 millions de musulmans du monde. Elles sont, de ce fait, profondément blessantes aussi pour les membres des autres communautés de croyants. Nous nous unissons à l'appel adressé aux musulmans par la Conférence islamique européenne pour qu'ils ne se laissent pas emporter par la colère et ne réagissent pas avec violence. Nous nous félicitons aussi du message conciliant du Conseil musulman de Grande Bretagne, et nous le faisons nôtre.


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Vivre ensembleEditorial de Ghaleb BENCHEIKH, Président de la CMRP – France.



Prise de position.




Dans la crise quasi planétaire qui secoue le monde depuis quelques jours suite à la publication par des organes de presse des dessins portant atteinte au prophète de l’islam, nous en appelons, tout en étant foncièrement attachés à la liberté d’expression qui pour nous est un principe qui ne souffre aucune réserve, à la conscience des auteurs et à leur sens des responsabilités pour ne pas perdre une notion fondamentale, la seule vertu qui vaille dans les relations entre les êtres : celle du respect, le respect profond et scrupuleux notamment de ce qui fonde les croyances et les convictions religieuses des personnes. Seul un cadre éthique dans lequel une déontologie de l’information constructive s’exerce avec objectivité permet de baliser une liberté débridée et contre productive.

Transmis le Fév 05, 2006 - 09:24 PM Suite du texte (1054 octets de plus) Envoyez cette article à un ami Format imprimable
Dialogue interreligieux

La communication entre croyants,un réel enjeu
au service du monde


Communiquer entre religions différentes, c’est arriver à dialoguer en vérité entre croyants, hommes et femmes de bonne volonté. Communiquer, c’est devenir soi-même en s’exposant à autrui, prendre le risque de la relation et pour nous chrétien, au nom de celui qui est venu pour que tous vivent.

Transmis le Jan 16, 2006 - 11:05 PM Suite du texte (1201 octets de plus) Envoyez cette article à un ami Format imprimable
Dialogue interreligieux

Le dialogue interreligieux pour moi ?


Soyons pragmatiques : acceptons d'avouer la difficulté du dialogue interreligieux rigoureux ! Comprendre l'autre dans sa cohérence de pensée, le ressaisir sans cesse dans la totalité de sa logique spirituelle, découvrir le 'génie' de sa tradition, refuser de situer dans l'anecdotique la charpente de sa confession de foi, voilà qui n'a rien d'une promenade de santé... Et pourtant, vouloir découvrir ce qui est essentiel chez autrui ne peut que suspendre le jugement, les préjugés immédiats, la réduction à ce que je vois et imagine... Mais exploration et interprétation de la différence ne sont-elles pas un moteur éducatif reconnu ?

Transmis le Jan 16, 2006 - 10:57 PM Suite du texte (3254 octets de plus) Envoyez cette article à un ami Format imprimable
Médiation, réconciliation

Rencontre Interreligieuse
Dimanche le 11 décembre à 16 h
Mairie du XVIème



« La guerre des religions : Peut-elle être évitée ? »



Le Président iranien appelle à une guerre de religions : Réponse des personnalités religieuses

Dans son discours du 26 octobre 2005, le Président iranien Mahmoud Ahmadinejad appelait à une guerre des religions en parlant d'une « guerre totale entre le monde islamique et le Front des Infidèles ». Il a dit : « Un combat historique est en train d'être mené entre le Monde Oppresseur (l'Occident) et le monde islamique et les racines de ce conflit ont des centaines d'années. »

Des personnalités de premier plan représentant Christianisme, Islam et Judaïsme se rencontrent pour réaffirmer la nécessité absolue d'une coexistence pacifique entre les religions et du respect de l'autre. Le Maire du XVIème, M. Pierre-Christian Taittinger, accueillera intervenants et participants.

La liste des intervenants :



- Le Grand Rabbin Alexis Blum
- Le Rabbin Michel Serfaty
- Le représentant de l'Eglise catholique (à être nommé)
- Le Pasteur Florence Taubmann
- Le Pasteur David Steward
- Ghaleb Bencheikh, président de la Conférence mondiale des religions pour
la paix, responsable et animateur de l'émission « Connaissance de l'Islam »
de France 2
- Tariq Oubrou, Président de l'association des imams de France
- L'ayatollah chiite iranien - en exil- Jalloul Ganji


Cette rencontre aura lieu à

La Mairie du XVIème arrondissement
71 avenue Henri-Martin - Paris
Métro : Pompe

La rencontre débutera à 16 heures précise et se terminera à 18h30.

Entrée libre

Le Comité Interreligieux pour le Respect de l'Autre (CIRA) avec le soutien
du Président du Consistoire Centrale de France, Monsieur Jean Kahn


info@cira-europe.org





Transmis le Déc 10, 2005 - 06:14 PM Envoyez cette article à un ami Format imprimable
Religions et conflits

Discours de l' Iman et théologien Omar MAHASSINE ,
fondateur du groupe de la CMRP GIP-78,
lors de la prière du vendredi 09 juillet 2005
à la salle de prières de Carrières sous Poissy.



Indignation


Les attentats de Londres ont profondément choqué. Une fois de plus, des gens ordinaires, des personnes innocentes ont payé le prix de cet acte barbare et lâche. Quels qu’en soient les auteurs, quels qu’en soient les mobiles, notre condamnation doit être forte et sans équivoque, notre soulèvement contre ces actes odieux doit être sans ambiguïté.

Transmis le Juil 13, 2005 - 07:21 PM Suite du texte (2021 octets de plus) Envoyez cette article à un ami Format imprimable
Religions et conflitsRéaction de Ghaleb Bencheikh
Président de la Conférence Mondiale des Religions pour la Paix - France
Suite aux évènements du 7 juillet 2005


Suite aux événements tragiques survenus à Londres ce matin, je réagis comme citoyen, homme de foi et au nom de la Conférence Mondiale des Religions pour la Paix. J'ai appris comme vous que des attentats sanglants, ignominieux, inqualifiables ont eu lieu dans le métro londonien. C'est un acte lâche, abject, inacceptable et qui heurte la conscience humaine. Il révolte tout esprit sain. Comme homme croyant, je suis effondré.
Je voudrais vous dire ma consternation, ma tristesse, ma compassion pour les familles des victimes. Que le Dieu Clément et Miséricordieux les accueille en son Sein. Et surtout, je voudrais affirmer qu'aucune cause si noble soit-elle, n'autorise le massacre des innocents. Aucune révolte, si légitime soit-elle, n'implique la terreur aveugle.

On ne peut pas et on ne doit pas se prévaloir d’un idéal religieux pour semer la haine et la violence. Nous devons être, qui que nous soyons, à commencer par ceux qui prétendent être au service d'une transcendance, résolument du côté du droit, de la justice et être au service d'une paix véritable, durable, honorable. Ce genre de comportement ignoble n'est que folie meurtrière. Il dénature toute résistance. Les illuminés exaltés, autoproclamés seuls procurateurs de Dieu, défenseurs exclusifs de ses droits ne cessent de tout bafouer. Ils auront résolument notre désapprobation unanime.

La Révélation de Dieu qui est un enseignement de miséricorde, de bonté, d'amour, d'entraide, et de solidarité est totalement pervertie, avilie par ce genre de conduite. Elle ne trouvera en aucun cas le moindre écho ni la moindre résonance dans nos cœurs ni dans nos esprits.

Une fois le temps de l’indignation et de la condamnation marqué, il faut que, tous, nous nous attelions avec détermination, par la réflexion et par l’action, à éliminer toutes les causes nourricières de la subversion terroriste.


Ghaleb Bencheikh
Président de la Conférence Mondiale des Religions pour la Paix




Transmis le Juil 11, 2005 - 10:49 PM Envoyez cette article à un ami Format imprimable
Religions et conflits

Déclaration de Gunnar Stalsett (évêque luthérien d'Oslo)
Modérateur du Conseil Européen de Responsables Religieux,
Co-président de la Conférence Mondiale des Religions pour la Paix
Suite aux attentats de Londres




A Sa Grâce Mgr Richard Chartres, évêque (anglican) de Londres

En ma qualité de modérateur du Conseil Européen de Responsables Religieux, dont Votre Grâce est un membre respecté, j’exprime mes sincères condoléances à ceux qui ont perdu des êtres chers dans l’attentat terroriste d’hier à Londres. Nous rejoignons dans la prière les croyants de partout pour soutenir ceux qui ont été atteints ou qui vivent dans la peur. Nous remercions Dieu pour les hommes et les femmes courageux qui travaillent à aider les victimes. Nous disons notre solidarité avec tous les responsables qui défendent authentiquement la dignité humaine et les droits de l’homme pour tous.


Transmis le Juil 09, 2005 - 07:41 PM Suite du texte (1458 octets de plus) Envoyez cette article à un ami Format imprimable
Religions et conflits

Le président du comité exécutif de la Conférence Mondiale des Religions pour la Paix présente ses condoléances après les attentats de Londres.




8 juillet 2005

Amman (Jordanie) - Son Altesse Royale le prince El-Hassan bin Talal, président du comité exécutif de la Conférence mondiale des Religions pour la Paix, le plus grand rassemblement de responsables religieux et de leurs fidèles dans le monde, a dénoncé les attentats inadmissibles de Londres en déclarant : « Je condamne fermement l’assaut violent porté contre les habitants de Londres. », et il a ajouté : « Tout musulman sincère et bien informé de sa religion est en union avec cette condamnation. »

Transmis le Juil 09, 2005 - 07:28 PM Suite du texte (2886 octets de plus) Envoyez cette article à un ami Format imprimable
Religions et conflits

CONFERENCE MONDIALE DES RELIGIONS POUR LA PAIX



Informations du Secrétaire Général



Tirana (Albanie), 18 mars 2005 — Les responsables religieux d’Albanie signent un texte de portée historique intitulé : “Déclaration d’engagement

moral partagé” pour promouvoir la tolérance religieuse.



Les responsables religieux d’Albanie signent un texte de portée historique intitulé : "Déclaration d’engagement moral partagé" pour promouvoir la tolérance religieuse.







Les responsables religieux de la communauté musulmane albanaise, de l’Eglise orthodoxe, de l’Eglise catholique et de la communauté Bektashi ont signé le 18 mars 2005 une "Déclaration d’engagement moral partagé".

Ces responsables religieux d’Albanie, dont les communautés ont beaucoup souffert pendant la guerre froide, ont déclaré conjointement reconnaître leurs différentes traditions religieuses, réaffirmer les valeurs morales qu’ ils partagent et s’engager à collaborer pour que se développe en Albanie une société civile active. Ils ont aussi demandé aux autorités nationales compétentes de protéger la liberté religieuse.

Au cours de la cérémonie de signature, sous la présidence de la Conférence mondiale des Religions pour la Paix et en présence de hautes personnalités nationales, y compris les représentants de nombreuses ambassades étrangères, les responsables religieux ont présenté la Déclaration comme un don aux populations albanaises. Ils se sont engagés à travailler ensemble au développement de la société civile et au progrès de la liberté religieuse.

Le Premier ministre de l’Albanie, S. E. Fatos Nano, a fait part de son soutien à cette initiative multi-religieuse en indiquant qu’à son avis, "ces responsables religieux ont bien plus d’importance pour l’Albanie qu’aucun détenteur de l’autorité politique".

Cet événement a marqué une étape importante dans le processus engagé depuis un an, avec l’appui de Religions pour la Paix, pour conforter l’autorité morale des chefs des communautés de croyants d’Aalbanie. Au nom des responsables religieux du pays, l’archevêque orthodoxe Anastasios a dit son appréciation du partenariat noué avec Religions pour la Paix et noté que les efforts multi-religieux de coopération engagés aux niveaux de la nation, de la région et du monde entier se renforcent mutuellement. Religions pour la Paix, organisation multi-religieuse la plus importante du monde, a facilité dans toute l’Europe du Sud la création de conseils multi-religieux orientés vers l’action. En novembre 2004, son Conseil européen a provoqué la tenue à Bruxelles d’une réunion majeure de responsables religieux d’Europe du Sud pour parler d’harmonie religieuse dans la région.

Les responsables religieux d’Albanie méritent de vives félicitations. On trouvera ci-dessous le texte de leur Déclaration.


DECLARATION D’ENGAGEMENT MORAL PARTAGE



(traduction non officielle d’après le texte anglais)

Le 18 mars 2005.



• Vu la co-existence prolongée, pacifique et féconde des communautés de croyants traditionnelles en Albanie,

• Ayant à l’esprit qu’après que nous avons souffert ensemble de presque cinquante ans de prohibition totale de la religion et des institutions religieuses, les idées et les valeurs de nos traditions de foi ont pu survivre au prix d’immenses sacrifices,

• Reconnaissant, dans l’action de grâces envers Dieu, que cette période de répression est maintenant derrière nous, et que la vie religieuse peut de nouveau fleurir en Albanie sous ses diverses formes en reprenant sa place héréditaire au sein d’une société démocratique,

• Mais reconnaissant aussi la présence de désaccords religieux dans des conflits ethniques, sociaux et politiques sévissant dans bien des parties du monde et même dans notre région,

Nous, les communautés traditionnelles de croyants en Albanie - Communauté musulmane, Eglise (orthodoxe) autocéphale d’Albanie, Eglise catholique et Communauté Bektashi - nous sentons invitées à montrer le chemin de l’avenir, et avons décidé de rendre publique la déclaration commune suivante :


Nous reconnaissons et nous acceptons que nos communautés diffèrent entre elles, et que chacun de nous se sent appelé à observer sa propre religion.

En même temps, nous reconnaissons que nos traditions religieuses et spirituelles professent en commun de nombreuses valeurs, et que ces valeurs partagées peuvent servir de base authentique à l’estime mutuelle, à la coopération et à la vie en commun dans la liberté sur tout le territoire de l’Albanie.


Nous, Communauté musulmane, Eglise orthodoxe, Eglise catholique et Communauté Bektashi, sommes fiers de notre histoire de co-existence multi-religieuse pacifique en Albanie. Nous proclamons que la dignité de la personne humaine et la valeur de l’être humain sont un don de Dieu. Chacune à sa manière, la foi de chaque communauté nous appelle au respect des droits humains fondamentaux de toute personne. La discrimination et la violence à l’égard d’individus ou la violation de leurs droits de base sont contraires, selon nous, non seulement aux lois d’origine humaine mais aussi à la loi de Dieu.


En notre qualité de représentants de nos communautés de croyants respectives, nous disons notre conviction qu’après avoir reconstruites celles-ci, nous sommes maintenant entrés dans une nouvelle phase de défis. Ces défis exigent de nous de renouveler et de renforcer nos efforts pour promouvoir entre nous les bonnes relations traditionnelles ainsi que le dialogue et la coopération, tout en accent uant le rôle de nos communautés comme institutions importantes de notre société. Avec la présente déclaration, nous prenons les engagements suivants :

• Nous continuerons de prier et d’agir pour la tolérance, la co-existence et la paix, au sein de nos communautés respctives et dans la société albanaise tout entière. Nous nous engageons aussi à continuer de promouvoir un climat de paix dans nos communautés en insistant auprès des responsables sur le fait que la prédication ne doit pas provoquer la haine religieuse.

• Nous poursuivrons un effort général d’éducation à la compréhension et au respect de nos différentes traditions religieuses, pour que l’ignorance et la peur ne nourrissent pas la discrimination et la violence. A cette fin, nous devons veiller à ce que les programmes et les manuels scolaires traitent chaque tradition religieuse d’une manière égale et ouverte.

• Nous resterons prêts à coopérer avec d’autres organisations civiques et sociales pour des activités correspondant à une préoccupation commune.

• Nous continuerons à coopérer, par des réunions réciproques, au maintien et à la promotion de la compréhension interreligieuse en Albanie et dans la région.

• Nous continuerons à nous engager à trouver les moyens de fournir une assistance à tous ceux qui souffrent dans notre société.

De plus, nous, Communauté musulmane, Eglise orthodoxe, Eglise catholique et Communauté Bektashi, invitons les autorités civiles aux niveaux local et national :

• à veiller à ce que les responsables religieux et tous leurs représentants qualifiés puissent exercer librement leur mission ;

• à défendre les communautés de croyants traditionnels contre toute personne ou tout groupe qui, à l’intérieur ou à l’extérieur de cette communauté, tenterait de faire un mauvais usage du nom, des biens, des sceaux et des symboles d’une communauté ; dans des cas de ce genre, nous croyons nécessaire que l’Etat, conformément au droit, intervienne avec fermeté pour le bien des communautés en cause ;

• à favoriser le développement d’une société civile vigoureuse par l’adoption de lois, de règlements financiers et d’autres mesures appropriées créant le contexte nécessaire pour que prospèrent les communautés de croyants et les autres organisations civiques ;

• à réaliser de nouveaux progrès dans la voie de la promotion et de la pratique de la démocratie, des droits de l’homme et de l’Etat de droit ;

• à s’employer à résoudre la question du statut juridique des religions et celle de la restitution des biens des communautés de croyants qui ont été nationalisés ou expropriés dans le passé ;

• à élaborer des pratiques tendant à ce que les médias n’encouragent pas les divisions, la méfiance et l’hostilité entre les populations, mais qu’ils puissent contribuer à la construction d’une société démocratique saine ; à cet égard, nous invitons aussi les médias à être équitables et respectueux dans le traitement de sujets religieux.

Enfin, nous invitons la société albanaise tout entière à revenir aux valeurs de la foi, de la protection de la vie et de la dignité humaine.

Traitons les autres comme nous voudrions qu’ils nous traitent.





Valerie A. Nash

Chief of Staff, Office of the Secretary General
World Conference of Religions for Peace

Church Centre to the United Nations
777 United Nations Plaza, 9th Floor
New York, New York 10017

Tel: (212) 687-2163, Ext. 26
Fax: (212) 983-0566

Email: vnash@wcrp.org

Website: www.wcrp.org







Transmis le Mar 29, 2005 - 08:26 PM Envoyez cette article à un ami Format imprimable
Religions-Laïcité

Le rapport entre l’Etat et les différents cultes
23 novembre 2004
Groupe interreligieux pour la Paix
Salle Sainte-Marie - Versailles





Intervention de Monsieur Vianney SEVAISTRE
Chef du bureau central des cultes de septembre 2001 à mars 2004
Conseiller technique chargé des affaires cultuelles au cabinet du ministre de l'intérieur, de la sécurité intérieure et des libertés locales (Nicolas SARKOZY du 20 juin 2002 au 31 mars 2004 ; puis de Dominique de VILLEPIN du 31 mars au 1er novembre 2004)



Introduction
J’ai quitté récemment mes fonctions. Je ne peux donc parler qu’en mon nom propre, sans engager le gouvernement.
Dans mon exposé,
1) je rappellerai des éléments de droit qui définissent les relations entre l’Etat et les cultes.
2) Je donnerai quelques points sur les difficultés telles que je les perçois pour les principales religions de notre pays.
3) J’expliquerai les raisons pour lesquelles plusieurs gouvernements successifs, de droite comme de gauche, se sont profondément engagés pour favoriser la création d’une instance représentative du culte musulman.
4) Je vous laisserai le soin de conclure en me posant des questions.

J’essaierai de ne pas tenir de langue de bois et si jamais vous estimez que je tiens un tel discours, je vous serais reconnaissant de me poser des questions sur les points litigieux.


1. Préambule : l’état du droit

La loi du 9 décembre 1905 concernant la séparation des Eglises et de l’Etat est en général mal connue. Elle permet de définir le contenu de la laïcité à la française, sans en donner de donner de définition.

Trois points clés de la laïcité sont donnés dans les premiers articles de la loi de 1905 et contrarient des idées reçues :
- Article 1er : La République garantit le libre exercice des cultes.
- Article 2 : La République ne reconnaît aucun culte, ne subventionne aucun culte. C’est ce qu’on retient le plus souvent de la loi de 1905.
- Article 4 : La République est respectueuse de l’organisation interne de chaque culte.

Ces trois articles appellent quelques commentaires :

La religion n’est pas cantonnée dans la sphère privée. En effet, si la république garantit le libre exercice des cultes, c’est bien parce que la religion n’est pas cantonnée dans la sphère privée. Vous n’êtes pas tenus de ne pratiquer qu’à domicile ou dans vos seuls édifices du culte.
Les limites de la pratique religieuses sont fixées par deux espèces de bornes :
- L’ordre public : la jurisprudence et la loi ont précisé cela en 100 ans.
- Le fric : les subventions publiques sont interdites, cependant des exonérations d’impôts sont autorisés pour les édifices du culte dans certaines conditions. Ces exonérations, qui ne sont pas des subventions publiques, traduisent clairement la volonté du législateur en 1905 : les cultes participent à l’apaisement de la société et sont utiles à la Nation.

Mais quelle différence entre le culte et la religion ?
Le mot religion appartient au vocabulaire philosophique et n’a pas de valeur juridique. Par conséquent, il n’est jamais utilisé par les représentants de l’Etat pour définir des droits et des devoirs.
Le mot culte a été défini progressivement par la jurisprudence. Le culte recouvre les notions suivantes :
- Les cérémonies religieuses ou célébrations ;
- Les édifices du culte : location, acquisition et entretien ;
- La formation religieuse et les personnes qui participent à la diffusion de cette formation.
Pour simplifier, je dirai que le culte est l’expression extérieure d’une religion.


La République ne reconnaît aucun culte, mais n’en méconnaît aucun. La République se refuse à porter un jugement sur la doctrine d’un culte, la république se limite à interdire les pratiques d’un culte qui troublent l’ordre public.
En complément, la République refuse qu’un culte vienne se mêler des affaires de l’Etat. Par exemple, l’appel au refus de payer l’impôt qui pourrait être lancé par un prédicateur à l’occasion d’une cérémonie religieuse est sanctionné par la loi.

La loi de 1905 a créé une catégorie particulière d’associations, les associations cultuelles, qui bénéficient d’avantages fiscaux particuliers si elles se consacrent exclusivement au culte, mais elles ne peuvent pas recevoir de subventions de la part des collectivités publiques.

Les dirigeants de ces associations cultuelles dialoguent avec le gouvernement et les administrations en vue de résoudre les problèmes qui sont rencontrés quotidiennement. Le dialogue est indispensable pour que l’article 1er de la loi de 1905 soit respecté. Ce dialogue est établi avec tous ceux qui le souhaitent.
J’ai travaillé ainsi avec les religions représentées par les personnes ici présentes mais aussi avec les Témoins de Jéhovah, les Moonistes ou les Scientologues. En effet, il appartient aux préfets ou aux tribunaux de décider si une association remplit les critères exigés pour bénéficier des avantages ouverts aux associations cultuelles.
J’ai été sollicité pour résoudre des problèmes internes à des associations cultuelles. Je n’ai jamais pris partie ; j’ai parfois donné des conseils mais j’ai toujours affirmé que seul le juge est compétent pour régler des litiges internes à une association.

2. Difficultés des principaux cultes avec l’Etat
Je vais maintenant évoquer quelques difficultés rencontrées par les principaux cultes avant d’aborder la question spécifique de l’islam.
Il ne m’appartient pas de parler des difficultés internes à chaque culte ni de faire de l’interreligieux. Ces travaux ne relèvent pas de la responsabilité de l’Etat. Je me limiterai à mon champ de compétence avec un exemple par culte.

Eglise catholique
Les visites des tours des cathédrales sont payantes et c’est l’Etat qui récupère les droits de visite. Selon la loi de 1905, l’entrée dans les édifices du culte est gratuite. Mais également, la visite des trésors des cathédrales est payante ; c’est l’Eglise qui récupère l’argent de la billetterie.
Un projet de loi devrait régulariser la totalité de ces recettes.
Protestantisme
La loi de finances pour 2003 interdit la rémunération des dirigeants d’une association si le chiffre d’affaires est inférieur à un seuil. Or la loi de 1905 prévoit que les associations cultuelles peuvent rémunérer leurs pasteurs.
Quelle est la loi qui s’applique ?
En fait, le MINEFI donne une dérogation au cas par cas, si elle est demandée.

Judaïsme
Un nombre significatif de digicodes ne sont pas casher. Faut-il faire payer la modification des digicodes par tous les copropriétaires si l’un d’entre eux demande la casherisation du digicode ? que faire quand il s’agit seulement d’un locataire ?
La Cour de cassation s’est penchée sur la question.


3. Les objectifs du gouvernement français avec l'Islam

A. Les objectifs techniques avant la création du CFCM

Ces objectifs sont anciens et ont été exprimés depuis les années 1980 :
- Les musulmans ne disposant pas d'instance représentative de leur culte comme les religions catholiques, protestantes ou juives, ne peuvent pas bénéficier de tous les droits ouverts par la loi. Par exemple la désignation des aumôniers, en particulier pour les prisons, n’est pas possible.
- La mise en place d’une instance représentative du culte musulman s’est heurtée à la division des musulmans. En effet si la diversité musulmane et la diversité protestante sont de même nature au moins en France, elles ont une histoire différente : la fédération protestante de France, qui regroupe environ 60 % des protestants de France, a été créée seulement en 1904 après 3 siècles de protestantisme ; les musulmans sont présents en nombre significatif sur le sol métropolitain depuis 1960, avec seulement 40 ans de présence.




B. Les objectifs politiques depuis le 11 septembre 2001

Le sentiment anti-musulman s’est renforcé en France et dans le monde entre le 11 septembre 2001 et la création du CFCM en mai 2003.
Lors du passage de Nicolas SARKOZY à 100 minutes pour convaincre, en novembre 2003, un sondage indiquait que 68 % de la population française considérait que l’islam était incompatible avec les valeurs de la République ; en mai 2004 Valeurs Actuelles publiait un sondage affirmant que 48 % de la population française avec la même opinion. Ainsi en 18 mois, 20 % de la population française a changé d’opinion sur l’islam.

Avant la création du CFCM le sentiment général est le suivant :
- la population française exprime sa crainte face aux musulmans et à l'Islam.
- les musulmans perçoivent cet amalgame entre islam et terrorisme. Pour reprendre une expression de Nicolas SARKOZY, les musulmans se sentent musulmans dans le regard de l'autre. Jean-Paul Sartre écrivait « on se sent juif dans le regard de l’autre » à propos des années sombres de l’occupation.

Nicolas SARKOZY, à la suite de ses prédécesseurs, ministres de l’intérieur, JOXE, PASQUA, CHEVENEMENT, VAILLANT, analysait la situation de la façon suivante :
- la question de la compatibilité de l'islam avec les valeurs républicaines est absurde : comment devrait-on "gérer" les cinq millions de musulmans français ou étrangers vivants en France s'il y avait incompatibilité ? il faudrait exiler ces personnes ? vers où (en particulier ceux de nationalité française) ? il faudrait les convertir ? au nom de la liberté d’exercice du culte ? cela est insensé.
- Il est inacceptable que la population française se scinde en deux parties : les musulmans et ceux qui refusent l’islam.
- La vraie question est celle du respect de l'ordre public : la police a interpellé en quelques mois une trentaine de terroristes, dont certains dans des mosquées. Les musulmans ont le droit de vivre leur religion et de la transmettre à leurs enfants. Les musulmans ont le droit de vivre à l’abri du terrorisme musulman porté par El Qaeda.
- Cette amalgame entre islam et terrorisme provient de l'ignorance de la population française sur l'islam. L'ignorance engendre le mépris et la violence.

La perception par les musulmans de cette situation les conduit à un repli identitaire afin d'affirmer leur droit à la différence.

Que faire ? Que doit faire le monde politique ?
- ne rien faire : cela conduit au développement de l'ignorance, de la violence et du repli identitaire. Pendant 20 ans, aucune action concrète efficace, durable n’a été conduite. On en mesure les conséquences aujourd’hui en mesurant le retard à rattraper.
- favoriser la création le bon fonctionnement du Conseil Français du Culte Musulman (CFCM). Il faut que les problèmes techniques auxquels les musulmans trouvent des solutions et qu'une voix unique et apaisée parle de l'islam.


4. Les mécanismes mis en place pour permettre aux musulmans de prendre la place qui leur revient.
Pourquoi le MISILL a agi et comment fonctionne le CFCM.
A. Les raisons d'agir du ministère de l'intérieur

La loi française (loi du 9 décembre 1905 concernant la séparation des Eglises et de l'Etat) dispose :
- La République garantit le libre exercice des cultes. C'est à ce titre que le ministère de l'intérieur a participé de façon active à la création d'une instance représentative du culte musulman et qu’il travaille activement pour en assurer la pérennité.
- La République ne reconnaît aucun culte. C'est à ce titre que M. CHEVENEMENT a réuni au sein de la Consultation des musulmans de France en novembre 1999 les associations et personnes les plus représentatives des musulmans, en prenant en compte celles qui apparaissaient les plus et les moins dégagés du fondamentalisme. En effet il n’appartient pas de dire quel est le bon ou le mauvais islam, si l’islam de la mosquée de Paris est meilleur doctrinalement que l’islam de l’UOIF.

B. Le CFCM et les CRCM

Le CFCM est composé par le CFCM et les 25 CRCM (un par région administrative). Le CFCM est chargé de définir les orientations de principe et de dialoguer avec les pouvoirs publics au niveau ministériel. Les CRCM sont chargés d'appliquer ces principes et de dialoguer au niveau local.
Exemple : on ne discute pas à Paris des difficultés de la construction d'une mosquée dans une ville de province.
Le CFCM exerce un droit de suspension sur une décision d'un CRCM.

Le CFCM est composé de trois instances :
- une assemblée générale de 200 membres environ (3/4 élus, ¼ non élus)
- un conseil d'administration de 63 membres environ (2/3 élus et 1/3 non élus)
- un bureau élu par le conseil d'administration.

Les 25 CRCM sont composés chacun de trois instances :
- une assemblée générale composée par les délégués des lieux de culte de la région (leur nombre est proportionné à la superficie de la salle de prière)
- un conseil d'administration et un bureau élu par les délégués.

Le mode électoral est le scrutin par liste à la représentation proportionnelle au plus fort reste. Ce mode est celui qui favorise le mieux les minorités. En effet le but du CFCM et des CRCM est d'assurer le mieux possible la représentation de la diversité donc des minorités.
Ce mode permet également qu'aucune des écoles de pensée "majoritaire" (au moins relativement) puisse imposer son mode de pensée et ses décisions.


5. Les relations internationales

A. Avec les "pays d'origine"

Algérie, Maroc, Tunisie et Turquie ont été tenus informés des travaux en cours, conduits avec l'assistance du cabinet du ministre, par ce cabinet ou par le ministre.
Il a été pris en compte que ses pays comptaient de nombreux ressortissants en France. Il était donc normal que les ambassades soient informées des travaux conduits sous l’autorité du ministre de l’intérieur.
Nous n’avons pas sollicité ces pays, nous n’avons pas demandé à leurs ambassadeurs d’influer sur leurs ressortissants dans un sens ou dans un autre, nous les avons informés des buts recherchés et des modalités utilisées. Ils nous ont affirmé que nos travaux étaient compatibles et cohérents avec leurs objectifs.


B. Avec les pays occidentaux

Les ambassades de nombreux pays occidentaux ont suivi le processus. En effet la plupart des pays concernés n'ont pas encore d'instances représentatives ou en disposent, qui ne donnent pas satisfaction.

La spécificité du CFCM est qu'il a été conçu par des musulmans pour des musulmans, sans que l'Etat impose quoi que ce soit. Son fonctionnement sera donc indépendant de l'Etat même si dans ses débuts un accompagnement s'avére utile.

Conclusion en trois parties

Je cite un préfet, aujourd’hui à la retraite « supprimer un curé dans un village, c’est se contraindre à créer un poste de gendarmerie ». Je traduis : un curé ne coûte rien à l’Etat ni au contribuable ; une brigade de gendarmerie coûte les salaires des gendarmes et leurs retraites.

Je cite Nicolas SARKOZY « il faut créer des lieux de lumière dans nos banlieues [des églises, des temples, des synagogues, des mosquées] qui sont les seuls endroits dans lesquels toutes les générations se retrouvent. Je ne vois pas pourquoi on finance des stades et pas ces lieux de lumière ».

Si le XIXème siècle a été le siècle de l’industrialisation au détriment du social et du spirituel, le XXème siècle celui du social au détriment du spirituel, au XXIème siècle, le spirituel revient au galop.

Notre présence ici ce soir confirme l’intérêt que notre société attache au spirituel, soit pour le défendre, soit pour l’attaquer. Ceux qui l’attaquent se positionnent par rapport au spirituel, ce qui montre la prééminence du spirituel sur les autres besoins fondamentaux de l’homme.


Transmis le Déc 29, 2004 - 11:57 PM Envoyez cette article à un ami Format imprimable
Religions et conflits
de HRH Prince El Hassan bin Talal

Modérateur de la Conférence Mondiale des religions pour la Paix.




Transmis par le Dr William Vendley, Président.


2 août 2004



Après tant de messages sortant du coeur, mes propres condoléances attristées vont aux familles et aux communautés endeuillées de nos frères chrétiens de l'Irak à la suite des agressions dont leurs saintes églises ont été victimes aujourd'hui. Chrétiens comme Musulmans, nous ne sommes que trop conscients du contexte dans lequel tant de centaines d'Irakiens innoncents ont déjà été tués illégalement. Qu'il n'y ait aucun doute que cette circonstance tragique marque une nouvelle escalade de l'effort des extrémistes pour provoquer une guerre religieuse. C'est un blasphème particulièrement odieux contre l'esprit de l'Islam et le caractère propre de l'Irak.

En ma qualité de modérateur de la Conférence mondiale des Religions pour la Paix, j'ai suscité il y a quelques mois à peine une réunion de responsables religieux irakiens. J'avais alors ressenti de l'espoir. Ces hommes pleins de bonté, professant des croyances multiples, ont forgéun lien entre eux pour que l'Irak ait une société solide et en paix Ils ont établi un Conseil interreligieux qui, reconnu et soutenu alors par les autorités, aurait pu faire appel à la force des réseaux de relations entre leurs fidèles respectifs, ces réseaux d'amitié, de convictions morales, de charité et de bonne volonté qui font vivre la société civile. Reconnaître et soutenir ces forces religieuses positives en Irak était et est encore une nécessité curuciale.

Au Proche Orient, aujourd'hui, le sens le plus fondamental de qui nous sommes et de ce que nous voulons être a reçu une blessure profonde de la part de traîtres à notre passé et à notre avenir. Nous sommes fiers des communautés chrétiennes de notre régions. Elles habitaient cette terre brûlée de soleil des siècles avant le premier Califat musulman, avant la Grande Bretagne et les Etats Unis. Depuis l'instauration du pouvoir islamique, elles ont cherché chez nous un refuge contre l'intolérance d'autres puissances chrétiennes. Jusqu'à maintenant, elles ont vécu à l'abri du respect que les Musulmans portent au prophète Jésus et à la révélation chrétienne.

De mémoire d'homme, aucun Irakien n'a jamais attaqué une église. Si un Irakien devait définir ce qui caractérise son pays, il citerait la diversité durable et vivante des formes de foi entre le Tigre et l'Euphrate. La communauté musulmane internationale a toujours été justement fière de la protection accordée par nous aux minorités religieuses qui vivaient et se réjugiaient parmi nous.

J'ai oeuvré au processus de paix entre la Jordanie et Israël. J'ai vu les destructions de l'existence humaine qui nous ont à tous déchiré le coeur à Sarajevo. J'ai travaillé à haut niveau pendant des décennies dans des sociétés mixtes. J'ai rappelé maintes fois que, par elle-même, la guerre contre quelque chose, c'est les canons sans le beurre, le bâton sans la carotte.

Sans une action positive pour bâtir la paix, nous ne verrons plus que le retour de toutes les sociétés à des fractures ethniques et sectaires jusqu'à ce que le sang répandu crie vers le ciel pour demander justice mais que, de derrière les sacs de sable, personne n'entende.

L'agression écoeurante commise en Irak contre des communautés chrétiennes paisibles qui comptent sur le bon ordre musulman est un défi direct au message sacré du Coran et à l'exemple donné par le prophète Mohammed lui-même. C'est l'indice le plus clair, s'il en fallait un, que les auteurs de ce crime ne sont en rien des croyants, mais le rebut le plus bas d'une bande irreligieuse assoiffée de pouvoir, n'ayant à la bouche des mots volés dans les saintes Ecritures que dans le seul but de convaincre des gens crédules qu'il s'agit d'un choc de religions et non de simple politique.

Chaque jour de terreur met la société civile en accusation pour ne s'être pas préparée. Chaque jour de terreur, avec ses images de larmes et de sang partout répandues, fait progresser le programme des extrémistes qui est d'étendre toujours plus loin le sombre filet d'impuissance, de ressentiment, d'angoisse, de crainte, de désespoir et d'accusations au moyen duquel, dans le monde arabo-musulman, ils paralysent l'opposition constructive et s'acquièrent un soutien dans la confusion.

C'est pourquoi je continue à me demander pourquoi on ne construit-pas en temps de paix des ramparts contre la violence. Malgré nos avertissements incessants, nous n'avons jamais reçu des politiciens une réponse satisfaisante. Mais bientôt il sera trop tard pour bâtir ces défenses.

Quelle que soit la culture dans laquelle nous vivons, combien de temps croyons-nous pouvoir continuer à trouver des raisons aux actes des criminels et des ambitieux qui sont parmi nous dans le fait que nous serions éternellement les seules victimes ? Quand allons-nous commencer à nous écarter d'un statu quo en décomposition rapide pour avancer vers le seul modèle concevable, l'application transparente et responsable des normes internationales ? Il nous faut faire ce saut. Il est tellement à courte vue et si dangereux de languir à la merci de la paresse et de la lâcheté, de peur de s'exposer à la critique des médias. Ce n'est pas assez d'exprimer une espérance avec de belles paroles, de sauver la face une fois encore... A quoi cela peut-il sevir à l'heure où notre monde se déchire ?


Transmis le Sept 02, 2004 - 08:40 PM Envoyez cette article à un ami Format imprimable
Vivre ensembleInternational


Les Leaders Religieux de l’Afrique et la Conférence Mondiale de Religion pour la Paix soutiennent la Commission Interconfessionnelle du Rwanda




La visite de solidarité marquant le dixième anniversaire du Génocide Rwandais


Communiqué Final


A l’occasion de la commémoration du dixième anniversaire du Génocide Rwandais, nous les membres de la Conférence Mondiale de Religion pour la Paix, le Conseil des Leaders Religieux de l’Afrique, les conseils Interconfessionnels de la Région des Grand Lacs venant du Burundi, de la République Démocratique du Congo, de l’Ouganda et du Rwanda, réunis au Rwanda du 3 au 8 avril en signe de solidarité avec le peuple Rwandais.

Après avoir constaté le rôle vital réalisé par la Commission Interconfessionnelle du Rwanda pour amener la réconciliation au peuple Rwandais, les membres des Conseils Interconfessionnels de la Région des Grands Lacs se sont engagés à soutenir leurs frères et sœurs Rwandais de la communauté religieuse dans la construction d’une société pacifique et juste.

Les membres des Conseils Interconfessionnels de la Région des Grand Lacs, le Conseil des Leaders Religieux de l’Afrique et membres de la Conférence Mondiale de la Religion pour la Paix ont rencontré la Commission Interconfessionnelle du Rwanda pour échanger des idées au sujet de la poursuite de la paix et la réconciliation.

A la cérémonie d’ouverture, Sa Grâce l’Archevêque Emmanuel Kolini, le Président de la Commission Interconfessionnelle du Rwanda, a cordialement acqueilli les participants. Dans son allocution de circonstance, Archevêque Kolini a indiqué que les leaders religieux sont chargés d’une responsabilité de travailler ensemble pour la restauration de la paix, confiance mutuelle et la réconciliation du peuple.
Il ajouté que les différents groupes religieux du Rwanda ont montré la preuve de travailler ensemble pour soutenir la réconciliation en l’an 1999, faisant la genèse de la Commission Interconfessionnelle du Rwanda, avec comme objectif principal de réconcilier la société Rwandaise: en particulier, les rescapés du génocide, les prisonniers pardonnés et les familles des prisonniers.

Le Secrétaire Exécutif de la Commission de l’Unité et Réconciliation Nationale, Madame Fatuma Ndangiza, a exprimé sa satisfaction des bonne relations qui existent entre le Gouvernement Rwandais et la Commission Interconfessionnelle du Rwanda. Elle a ajouté que si cette relation existait avant l’année 1994, la haine ethnique et le génocide n’auraient pas eu lieu au Rwanda.

Nous exprimons notre gratitude a Son Excellence le Président Paul Kagame pour reconstruire le Rwanda pacifique.

Nous exprimons notre soutien a nos partenaires du monde a travers la Conférence Mondiale de la Religion pour la Paix dans sa noble mission incessante de chercher la paix.

Nous avons constaté avec regret, l’existence des conflits dans la région des Grand Lacs et leurs conséquences sur la population. Nous déplorons toutes les formes de violence contre les victimes de la guerre entre autres les réfugiés, les déplacés de l’intérieur, les orphelins et les veuves. Ces actes brutaux de violence et de destruction sont contre la volonté de Dieu / Allah.

Les discussions soutenues ont abouti aux plans d’action désignés à mobiliser la capacité sociale de nos communautés religieuses pour assister dans la transformation des conflits, la construction de la paix, la réintégration et la réconciliation

Nous notons avec appréciation la volonté et la persévérance de la Commission Interconfessionnelle du Rwanda, de rester d'une façon constructive engagée avec toutes personnes concernées vers la construction de la paix au Rwanda et d’adresser les problèmes d’origines sociales, religieuses et économiques.

En reconnaissant le rôle essentiel que joue la religion dans la moralité de la société, nous, les leaders religieux:


- Lançons notre appel a tout le peuple Rwandais, sans considération d’affiliation quelconque de venir ensemble pour la construction du Rwanda pacifique et juste.



- Lançons notre appel aux communautés religieuses du Rwanda de forger un but commun, en respectant la diversité religieuse et en travaillant ensemble pour reconstruire le Rwanda. En déployant les efforts aux initiatives de la prévention des conflits avec le but que le génocide ne se prendra plus au Rwanda ou à n’importe quelle localité dans le monde entier.



- Demandons aux leaders religieux d’accentué la culture de dire la vérité et d’être un model dans la promotion de l’unité et la réconciliation



- Lançons un appel aux gouvernements et aux peuples du Burundi, Ouganda, République Démocratique du Congo et Rwanda de continuer leurs efforts de construire la paix dans leurs pays respectifs et dans la Sous-région.



- Demandons aux leaders politiques dans la Sous-région de maintenir les principes démocratiques, la bonne gouvernance et le respect des droits de l’homme.



- Soutenons les femmes membres des communautés religieuses composant les Commissions Interconfessionnelles de la région des Grand Lacs dans leur rôle de construction de la paix et la réconciliation .

Les femmes membres des communautés religieuses composant les Commissions Interconfessionnelles ont décidé de mettre leurs efforts dans les programmes d’éradiquer la pauvreté, de prévenir le VIH / SIDA, d’assister les personnes infectées et affectées par le VIH/ SIDA, éduquer les jeunes aux sujets de droits de l’homme et de la bonne gouvernance.



- Travaillons en partenariat avec la Conférence Mondiale de la religion pour la Paix pour promouvoir le travail des Conseils Interconfessionnels de prévenir et médier les conflits et de former un Groupe Inter-religion sous-régional chargé de la paix, la sécurité et la stabilité dans la Région des Grand Lacs.



Le travail de la Commission Interconfessionnelle au Rwanda doit continuer; aussi, que les Conseils interconfessionnels de la Région des Grands Lacs et la Conférence Mondiale de la Religion pour la Paix prennent cette occasion pour soutenir les efforts du premier, et de faciliter ses partenariats avec la famille croissante des Conseils Interconfessionnels africains, ainsi que le Conseil des Leaders Religieux de l’Afrique/ Conférence Mondiale de Religions pour la Paix.

Ensemble et en solidarité avec les communautés religieuses au Rwanda, nous n’oublierons jamais la tragédie qui a amené la souffrance catastrophique du peuple Rwandais et dès maintenant pour toujours nous allons nous souvenir que le futur pacifique est possible quand les groupes religieux travaillent ensemble.

Complété au 5 avril 2004 à Kigali, Rwanda

Signé par:

Conseil des Leaders Religieux en Afrique/Conférence Mondiale de Religions pour la Paix
Conseil Interconfessionnel du Burundi
Conseil Interconfessionnel de la République Démocratique du Congo
Conseil Interconfessionnel de l’Ouganda
Conseil Interconfessionnel du Rwanda

Attesté par: Conférence Mondiale de Religions pour la Paix


Transmis le Mai 17, 2004 - 10:47 AM Envoyez cette article à un ami Format imprimable
WCRP - InternationalInternational

Message du Dr. William Vendley

Le Secrétaire général de «Religions pour la Paix» invite le président Bush à présenter des excuses pour le traitement infligé aux prisonniers irakiens.

New York, 5 mai 2004. Le Dr. William F. Vendley, secrétaire général de la Conférence mondiale des Religions pour la Paix, a publié aujourd’hui la déclaration suivante sur le traitement infligé à des prisonniers irakiens par les forces armées des Etats Unis.

«La manière consternante dont certains membres des forces armées américaines ont abusé de prisonniers irakiens est un affront à notre appartenance commune à l’espèce humaine ; elle viole les convictions religieuses communes aux fidèles de toutes les croyance. Les hommes religieux savent que la dignité humaine est don de Dieu, donc inviolable.

Le traitement infligé aux prisonniers irakiens pour les humilier dégrade, en fait, l’humanité de ceux qui en sont responsables.

Le président Bush, en sa qualité de commandant en chef des forces américaines, doit aller plus loin qu’exprimer des sentiments d’horreur ; il doit présenter des excuses publiques aux victimes, à leurs familles et au peuple irakien. C’est seulement sur la base d’une telle déclaration que le gouvernement des Etats Unis pourra entreprendre de façon crédible l’action indispensable pour garantir que de tels abus ne se reproduiront pas.

Il existe entre les religions du monde un consensus grandissant sur les normes à respecter pour traiter les prisonniers humainement. En se fondant sur ces valeurs largement partagées, les communautés de croyants de toues les religions doivent redoubler d’efforts pour s’élever ensemble contre les traitements inhumains et les abus que l’on fait subir aux prisonniers, quels qu’en soient le lieu et les circonstances.»

Valerie A. Nash
Office of the Secretary General
Religions for Peace
777 United Nations Plaza
New York, New York 10017
Tel: (212) 687-2163, ext. 26
Website: www.wcrp.org


Transmis le Mai 07, 2004 - 12:02 PM Envoyez cette article à un ami Format imprimable
Religions et conflitsInternational

S.A.R. le Prince El Hassan bin Talal de Jordanie condamne les attentats perpétrés en Turquie contre des synagogues.


Amman (Jordanie), 18 novembre 2003.

Au nom de la Conférence mondiale des religions pour la paix, son Altesse royale le prince El Hassan bin Talal a rendu publique aujourd'hui la déclaration suivante dans laquelle il condamne les attentats commis à Istambul contre des synagogues.

« Les attentats méprisables commis cette semaine contre deux synagogues en Turquie sont des actes de brutalité que condamnent tous les hommes de religion, qu'ils soient juifs, chrétiens ou musulmans. Nous partageons la peine des victimes, de leurs familles, de leurs communautés et du peuple turc tout entier.


Transmis le Déc 14, 2003 - 11:35 PM Suite du texte (2088 octets de plus) Envoyez cette article à un ami Format imprimable
Médiation, réconciliationInternational


De : "Bill Boltz"

Objet : WCRP -- Conférence interreligieuse sur l'Irak


La Conférence mondiale des Religions pour la Paix (WCRP) a réuni à Amman (Jordanie) les 27 et 28 mai une conférence internationale pour discuter de la crise irakienne, eu égard aux conséquences et aux répercussions dévastatrices et catastrophiques du régime antérieur, de la guerre et de l'occupation.


Transmis le Juin 06, 2003 - 11:02 PM Suite du texte (3457 octets de plus) Envoyez cette article à un ami Format imprimable
Médiation, réconciliationInternational




DERNIÈRES INFORMATIONS DU SECRÉTAIRE GÉNÉRAL
Dr. William F. Vendley


Nouvelles, N° 27 du 6 mai 2003

Avenir de l'Irak et coopération interreligieuse

La Conférence mondiale des Religions pour la Paix s'est engagée à soutenir les communautés que forment les diverses religions de l'Irak dans leur volonté de coopération plurireligieuse. Sur la base des initiatives déjà prises avant le début de la guerre, la WCRP met au point un plan d'action concret dont le but est d'apporter aux peuples de l'Irak espoir et guérison. Des consultations sont en cours avec les chefs religieux irakiens et des partenaires éventuels, notamment l'UNICEF.


Transmis le Mai 16, 2003 - 04:03 PM Suite du texte (5568 octets de plus) Envoyez cette article à un ami Format imprimable
Religions et conflitsInternational
Déclaration du Secrétaire général WCRP

Bagdad, 18 mars 2003

Depuis l'Irak un appel urgent : Ne renoncez pas à la paix !

Malgré l'imminence de la guerre, les rues de Bagdad sont aujourd'hui remplies d'enfants innocents, de jeunes et de vieux, calmes et pleins de dignité. Auprès d'eux, on ressent toute la force d'une aspiration à la paix que rien ne peut étouffer. Cette soif de paix est partagée par les croyants du monde entier.


Transmis le Mar 20, 2003 - 10:37 AM Suite du texte (1683 octets de plus) Envoyez cette article à un ami Format imprimable
Religions et conflitsInternational



De : "Bill Boltz" bboltz@wcrp.org
Date : 21 Nov 2002 12:19:03 -0500

Déclaration de HRH Prince El Hassan bin Talal
Moderator, WCRP


Comme croyant musulman, j'ai prié pour que le siège du théâtre de Moscou se termine pacifiquement. J'avais conscience du fait qu'était au moins donné, aux observateurs que nous étions de ce nouvel exemple de l'inhumanité de l'homme pour son semblable, du temps pour prier pour les innocents enfermés contre leur gré dans ce bâtiment, ce qui n'était pas le cas pour les victimes de l'attentat de Bali, il y a à peine un mois, ou pour celles de New York il y a un an. En tant que Musulman, je me suis de nouveau senti profondément blessé de ce que les auteurs de ce crime aient l'audace de se dire musulmans. Quelle injure faite aux hommes de foi et de raison de partout !


Transmis le Fév 21, 2003 - 05:41 PM Suite du texte (6522 octets de plus) Envoyez cette article à un ami Format imprimable
Vivre ensembleInternational


Déclaration du Conseil Européen de responsables religieux





Ensemble pour la Paix (*)

12 novembre 2002 - A l'issue d'une réunion tenue à Oslo, des leaders religieux de haut niveau venus de toute l'Europe ont annoncé la création d'un Conseil européen de responsables religieux affilié à la Conférence mondiale des religions pour la paix. La réunion a adopté la déclaration suivante :

Au sein de la Conférence mondiale des religions pour la paix (WCRP) rassemblement mondial de conseils multireligieux engagés pour la paix, nous nous sommes constitués aujourd'hui en Conseil européen de responsables religieux. Nous sommes conscients de l'histoire sanglante des guerres religieuses en Europe ainsi que des tentatives faites actuellement pour déformer les religions en vue d'alimenter des conflits ethniques dans ce continent et dans le reste du monde. Nos communautés s'efforcent depuis longtemps de rejeter cette utilisation abusive de la religion. La création de notre Conseil s'appuie sur notre refus commun de cet abus et témoigne de notre volonté de travailler ensemble pour la paix.



Transmis le Fév 12, 2003 - 11:51 AM Suite du texte (9520 octets de plus) Envoyez cette article à un ami Format imprimable
Education à la PaixInternational


Janvier 2002

PARTICIPATION DE WCRP A UNE CONFERENCE DES NATIONS UNIES A MADRID



Le Haut-commissaire des Nations Unies pour les Droits de l’homme a récemment réuni une Conférence internationale consultative sur l’éducation scolaire dans ses rapports avec la liberté de religion ou de conviction, la tolérance et la non-discrimination.

A cette conférence, qui s’est tenue à Madrid du 23 au 25 novembre 2001, assistaient plusieurs responsables de la WCRP : deux présidents, l’évêque Gunnar Stalsett, évêque d’Oslo pour l’eglise de Norvège, et le Vénérable Chung Ok Lee, principal représentant de la communauté internationale bouddhiste Won auprès des Nations Unies, ainsi que le Professeur Johannes Lähnemann, directeur de la Commission permanente de WCRP sur l’éducation à la paix, et Mme Jacqueline Rougé, présidente honoraire et représentante de WCRP auprès de l’UNESCO.

Le Prof. Lähnemann a présenté les principes de l’éducation à la tolérance et à la compréhension mutuelle entre les religions.

Dans sa déclaration, Mme Rougé a mis l’accent sur l’importance de l’éducation religieuse et fait observer que l’ignorance de sa propre tradition religieuse et les préjugés sur celles des autres favorisent le fanatisme qui conduit souvent à la violence.

La Déclaration finale de la conférence souligne la nécessité urgente de promouvoir, par l’éducation la protection et le respect de la liberté de religion ou de croyance afin de consolider la paix, la compréhension et la tolérance entre les individus, les groupes et les nations.



Transmis le Fév 10, 2003 - 06:40 PM Envoyez cette article à un ami Format imprimable
Dialogue interreligieuxInternational


LE PRESIDENT KHATANI DE L’IRAN ET DES RESPONSABLES RELIGIEUX D’AMERIQUE
TIENNENT UN COLLOQUE SUR LE “DIALOGUE DES CIVILISATIONS”


S. Exc. M. Mohammad Khatani, Président de la République islamique d’Iran, a déclaré le lundi 12 novembre 2001 à un panel de leaders religieux américains qu’ils doivent arracher le langage de la foi à ceux qui fabriquent des armes avec les religions.
Le Président a noté aussi que les groupes religieux ont un rôle vital à jouer dans le dialogue entre les civilisations.


Transmis le Fév 10, 2003 - 06:11 PM Suite du texte (5331 octets de plus) Envoyez cette article à un ami Format imprimable
Religions et conflitsInternational

28 août 2001

A LA CONFERENCE DES NATIONS UNIES, LES RELIGIONS POUR LA PAIX

SE PRONONCENT POUR UN CONTROLE RIGOUREUX DES ARMES LEGERES.



Continuant à jouer un rôle de leader parmi les organisations non-gouvernementales en matière de désarmement et de sécurité, la Conférence mondiale a coopéré avec le Réseau international d’action sur les armes légères (IANSA) pour faire valoir les préoccupations des ONG lors de la Conférence sur le commerce illicite des armes légères qui s’est tenue à New York du 9 au 20 juillet. Avec le Conseil œ*****énique des Eglises, la WCRP a pris l’initiative d’un service interreligieux mettant l’accent sur les victimes des armes à feu dans le monde entier.


Transmis le Fév 10, 2003 - 05:50 PM Suite du texte (1066 octets de plus) Envoyez cette article à un ami Format imprimable
Religions et conflitsInternational


Religions pour la Paix patronne aux Nations Unies un colloque sur les enfants dans les conflits armés.

Religions pour la paix a participé le 5 juin 2001, avec de nombreux autres sponsors, à un colloque sur “Les enfants dans les conflits armés, une responsabilité pour tous”, tenu au siège des Nations Unies à New York. En présentant ce thème aux participants du colloque, diplomates, responsables politiques, leaders économiques et religieux, M. Olara A. Otunnu, représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies pour les enfants dans les conflits armés, a souligné que les religions ont un rôle essentiel à jouer pour protéger les jeunes contre le risque d’être impliqués dans les conflits comme combattants ou comme victimes de meurtres, de viols, de mutilations ou d’autres atrocités.
Mgr. Martino, représentant du Saint-Siège auprès des Nations Unies, et le Dr. Vendley, secrétaire général de Religions pour la paix, ont également pris la parole.
Des témoignages particulièrement émouvants ont été présentés par des enfants du Kosovo, de Sierra Leone et de Colombie : certains ont été enlevés et incorporés de force dans des unités combattantes ; d’autres ont dû fuir des zones de combat ; des fillettes ont été violées et contraintes de subir des avortements.
Une semaine plus tard, le 11 juin, Religions pour la paix et d’autre membres du comité des ONG religieuses accréditées aux Nations Unies se sont réunis dans le cadre de la troisième session du comité préparatoire de l’assemblée générale extraordinaire des Nations Unies sur les enfants. Ils se sont efforcés d’identifier les défis auxquels les religions ont à faire face et les expériences positives dont elles peuvent faire état s’agissant de fournir aux enfants une vie saine, de leur procurer un enseignement de qualité, de les protéger contre les abus, l’exploitation et la violence, de combattre le SIDA et de mobiliser des ressources en leur faveur.


Transmis le Fév 03, 2003 - 06:42 PM Envoyez cette article à un ami Format imprimable
Religions et conflits

International

RÉFLEXIONS SUR LA TRAGÉDIE DE BALI



SAR le prince El Hassan Bin Talal, modérateur de la Conférence mondiale pour les Religions et la Paix


17 octobre 2002


Compassion, indignation, tristesse, colère, méditation... L'horrible attentat de Bali ramène à l'esprit les sentiments contradictoires que nous éprouvions presque tous l'an dernier après les événements du 11 septembre 2001. Comme modérateur de la Conférence mondiale sur les religions et la paix (WCRP), je me tourne avec affection vers les familles et les êtres chers de ceux qui sont morts lors de cette nouvelle insulte à notre humanité commune. Au moment où je me sens pris de colère envers les auteurs de ce nouveau carnage, je suis réconforté par la pensée que ces hommes mauvais rendent le reste des humains plus conscients des liens existant entre nous au sein d'une unique famille humaine, et qu'ils fortifient notre résolution de nous opposer à ceux qui ont l'audace de perpétrer de tels crimes envers de simples civils.
Le travail significatif de la WCRP témoigne de cette volonté. Compagnons de spiritualité, mais aussi d'humanité, nous continuerons à faire progresser notre engagement en vue d'un avenir meilleur pour tous.

Transmis le Oct 26, 2002 - 09:51 PM Suite du texte (2563 octets de plus) Envoyez cette article à un ami Format imprimable
Religions et conflits

International

LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DU REGROUPEMENT INTERRELIGIEUX LE PLUS IMPORTANT

RÉCLAME UNE GRANDE PRUDENCE DANS L'EMPLOI DE LA FORCE ARMÉE.

IL SE DIT PROFONDÉMENT PRÉOCCUPE A PROPOS DE LA DOCTRINE DE L'ACTION MILITAIRE PRÉVENTIVE.

IL DEMANDE QUE L'IRAK SE CONFORME AUX RÉSOLUTIONS DU CONSEIL DE SÉCURITÉ.




New York, 18 octobre 2002.



Le Dr. William F. Vendley, secrétaire général de la Conférence mondiale des Religions pour la Paix, le plus important groupement des grandes religions qui travaille dans les domaines de la transformation des conflits, des droits de l'homme et du développement, a rendu public aujourd'hui la déclaration suivante :



Transmis le Oct 26, 2002 - 09:50 PM Suite du texte (2550 octets de plus) Envoyez cette article à un ami Format imprimable
Religions et conflits

International
Les Religions pour la paix au Proche-Orient

Déclaration du Comité exécutif international de la Conférence mondiale des Religions pour la Paix

L’angoisse des innocents qui souffrent et le cri de ceux qui aspirent à la paix dans la justice en Terre Sainte serrent le cœur des peuples du monde entier. Nous qui représentons les religions du monde, nous sommes unis dans le rejet de la terreur, du meurtre délibéré de personnes innocentes, qu’il soit perpétré par des individus ou par des Etats.

Transmis le Juil 24, 2002 - 11:42 PM Suite du texte (3496 octets de plus) Envoyez cette article à un ami Format imprimable
Religions et conflits

International
La paix au Proche-Orient

Prince Hassan bin Talal président du Comité exécutif Conférence mondiale des Religions pour la Paix



2 mai 2002

La Terre sainte, berceau de trois grandes religions monothéistes, est abreuvée du sang de morts innocents. La peur, la souffrance, l’angoisse des gens chassés de chez eux par la force et les destructions massives accablent les vivants. Les Juifs, les Chrétiens et les Musulmans, tous enfants d’Abraham le père de la Foi, sont pris dans des actes de violence sans précédent. Les lieux saints, sanctuaires de paix, n’échappent pas au conflit. L’endroit où est né Jésus, l’église de la Nativité, est le lieu d’un affrontement armé.



Transmis le Juil 23, 2002 - 11:41 PM Suite du texte (3111 octets de plus) Envoyez cette article à un ami Format imprimable
Religions et conflits

International

LE PRESIDENT DU COMITE EXECUTIF DE LA CONFERENCE MONDIALE DES RELIGIONS POUR LA PAIX RECLAME LA FIN DU SIEGE ET DES “ACTES DE VIOLENCE SANS PRECEDENT”



Amman (Jordanie) , 2 Mai 2002

S. A. R. le prince El Hassan bin Talal, président du Comité exécutif de la Conférence mondiale des religions pour la paix (WCRP), a réclamé aujourd’hui la levée pacifique du siège de l’église de la Nativité et la protection de tous les lieux saints. Dénonçant la violence qui s’est emparée de la Terre sainte, y compris le lieu même de la naissance de Jésus, le prince Hassan a rappelé que les trois religions abrahamiques “prônent toutes la paix dans la justice, toutes trois définissent avec soin le cadre de la légitime défense, mais aucune n’admet qu’un sang innocent soit versé, pour quelque raison que ce soit”

Transmis le Juil 23, 2002 - 11:34 PM Suite du texte (2372 octets de plus) Envoyez cette article à un ami Format imprimable
Religions et conflits

Rejeter le terrorisme, promouvoir la paix dans la justice : la réponse des religions



Déclaration du Comité exécutif de la Conférence Mondiale des Religions pourla Paix New York, 24 octobre 2001



Nous, membres du Comité exécutif de la Conférence Mondiale des Religions pour la Paix, nous sommes réunis à New York avec des chefs religieux du monde entier pour trouver des motifs communs d’ agir contre le terrorisme et la violence et de travailler à la paix avec la justice.

Transmis le Juil 23, 2002 - 11:22 PM Suite du texte (7176 octets de plus) Envoyez cette article à un ami Format imprimable
Religions et conflits

International

DECLARATION DES LEADERS RELIGIEUX DE L’EUROPE DU SUD-EST

(extraits du texte adopté le 27 novembre 1999, en marge de la Septième Assemblée mondiale de la WCRP, par vingt-sept responsables de haut niveau, catholiques, protestants, orthodoxes, juifs et musulmans des divers pays de l’Europe du Sud-Est)




Hommes religieux, nous devons affirmer que dans chacune de nos traditions, la vie humaine est sacrée. Toute violation des droits de toute personne est inacceptable et doit être condamnée. Toutes nos traditions religieuses cherchent à promouvoir la plénitude de la vie par la paix, la justice, la compassion et l’amour. Malheureusement, l’expérience récente de l’Europe du Sud-Est est pleine de conflits qui les ont déniés à beaucoup. (...)





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Vivre ensemble

EN FRANCE
Déclaration de la Conférence Mondiale des Religions pour la Paix
à l'occasion de la journée de refus de la misère, le 17 octobre 1999


REFUSER LA MISÈRE : UN DÉFI POUR LES RELIGIONS


Refuser la misère, vaincre l'exclusion : un défi humain et social. Paradoxe d'aujourd'hui : une solidarité admirable côtoie une exclusion grandissante. Mais au delà du droit des exclus, au delà de la compassion, l'exclusion est aussi un défi pour les religions. Un défi qui se présente sous un jour nouveau : celui de la pluralité religieuse. Les religions se sont souvent opposées, dialogueront-elles pour le relever ?



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Dialogue interreligieux

S. A. R. le Prince El Hassan bin Talal


(Discours prononcé à la séance d’ouverture de la Septième Assemblée Mondiale de WCRP le 25 novembre 1999)



“O vous, les hommes ! Nous vous avons créés d’un homme et d’une femme. Nous vous avons constitués en peuples et en tribus pour que vous vous connaissiez entre vous (non pour que vous vous méprisiez entre vous). Le plus noble parmi vous est celui qui manifeste le plus de piété envers Dieu.” (Coran, 49, 13)



Nous qui représentons des peuples divers, des cultures, des religions et des convictions différentes, nous sommes réunis aujourd’hui, conformément à ce verset du Coran, pour nous engager dans un dialogue objectif et pragmatique, fondé sur le plein respect mutuel du caractère sacré de nos croyances respectives.

Transmis le Juin 22, 2002 - 11:12 PM Suite du texte (3294 octets de plus) Envoyez cette article à un ami Format imprimable